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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 22:20

        Une sélection de textes historiques du grand Franklin Delano Roosevelt. Des pistes pour mieux appréhender la crise financière d'aujourd'hui.
    Plus que jamais d'actualité!

 

 

Documentation :


Plate-forme de la Convention Nationale démocrate, 27 juin 1932, Chicago, Illinois



Textes et Discours
, Franklin Delano Roosevelt-Traduction Jean-Gabriel Mahéo


Discours d'acceptation devant la Convention nationale Démocrate, dit "Discours du New Deal", 27 juin 1932, Chicago, Illinois

Discours d'investiture, 4 mars 1933, Washington
Discussion au coin du feu : Sur l'activité bancaire - 12 mars 1933

Discussion au coin du feu : Sur le New Deal - 7 mai 1933

Discussion au coin du feu : Le Plan de Redressement : Réflexions sur les Cent Jours - 24 juillet 1934

 

 

Sur la bonne voie, Franklin Delano Roosevelt, 1934 - Trad. Pierre DUTRAY, Ed. Denoel et Steele

 


Looking Forward, par Franklin Delano Roosevelt 1932-33-Traduction de Jean-Gabriel Mahéo

   Ces textes sont traduit du livre Looking Forward, imprimé et distribué en mars 1933, mois de l'investiture de FDR, et sont plus qu'un programme : ils constituent le début du dialogue profond que le président va entretenir avec le peuple et la nation jusqu'en 1945. Il y présente les questions de principes et de méthodes sur lesquelles sera fondé son mandat.


Introduction

Chapitre I : Réexamen de nos valeurs

Chapitre II : La nécessité de la planification économique

Chapitre III : Planification d’état pour l’utilisation des terres

Chapitre IV : Réorganisation du gouvernement

Chapitre V : Dépense et fiscalité

Chapitre VI : Progresserons-nous vraiment ?

Chapitre VII : Qu'en est-il de l'agriculture ?

à suivre...



Mon père m'a dit (As He Saw It), par Elliott Roosevelt, adressé "à tout ceux qui croyait en mon père"-Traduction de Nathalie Gara

   "Journal de guerre" du fils du président Franklin Roosevelt, qui raconte l'attitude, l'esprit, les espoirs et les projets de son père, avec qui a pu discuter pendant les grandes conférences de guerre où il a eu l'opportunité de l'accompagner.

   C'est dans cet ouvrage que se trouve l'expression la plus claire de l'anti-impérialisme/colonialisme radical de FDR - et l'extraordinaire confrontation avec Churchill-, et de son projet de New Deal mondial.

   Après avoir lu ce livre, on ne peut que haïr le président Truman d'avoir tant trahi l'idéal de FDR, dont la mort tragique le porta au pouvoir.


Préface et introduction, par Eléanor et Elliott Roosevelt
Chapitre I : Du Texas à Argentia
Chapitre II : La Charte de l'Atlantique
Chapitre III : D'Argentia à Casablanca
Chapitre IV : La Conférence de Casablanca (première partie)
Chapitre IV : La Conférence de Casablanca  (seconde partie)
Chapitre IV : La Conférence de Casablanca (dernière partie)
Chapitre V : De Casablanca au Caire
Chapitre VI : le Caire I (première partie)
Chapitre VI : le Caire I (seconde partie)
Chapitre VII : La conférence de Téhéran (première partie)
Chapitre VII : La conférence de Téhéran (dernière partie)
Chapitre VIII : Le Caire II
Chapitre IX : Du Caire-Téhéran à Yalta

Chapitre X : La conférence de Yalta
Chapitre XI : Conclusion

 

 

Combats pour demain, écrits politiques, Franklin Delano Roosevelt, imprimé en 1945.

   Voici la dédicace :

   " La simple victoire sur nos ennemis n'est pas suffisante, nous devons continuer à mettre tout en oeuvre pour surmonter les doutes, les craintes, l'ignorance et la cupidité qui ont rendu cette horreur possible."

   Roosevelt, dans son dernier message.


Préface de Jules Romains.

Chapitre I : Démocratie et Liberté, « Notre ferme dessein est de protéger et de maintenir la démocratie dans sa totalité »
Chapitre I : Démocratie et Liberté, 2 textes durant WWII
Chapitre I : Démocratie et Liberté, 3 textes dont les "nouvelles libertés"
Chapitre II : Les exploitations financières
Chapitre II : Contre les trusts
Chapitre III : Les Quatres libertés
Chapitre III :
Message du 14 avril à Mussolini et Hitler.
Chapitre III :
Nous aiderons ceux qui arrêtent les dictateurs dans leur marche vers la domination du monde.
Chapitre III :
Il n'y a pas de compromis avec la barbarie. Nous devons être le grand arsenal de la démocratie.
Chapitre IV :
" Les hostilités ont commencé ".
Chapitre IV :
Histoire des relations des Etats-Unis avec le Japon.
Chapitre IV :
L'Amérique en guerre.
Chapitre IV :
" Reddition sans condition ".
Chapitre V :
Wilson et l'entente entre les peuples.
Chapitre V :
L'union panaméricaine.
Chapitre V :
Les colonies : "L'histoire des îles Philippines peut servir de modèle aux autres petites nations du monde.
Chapitre V :
Le véritable fondement de la paix : la volonté des peuples.
Chapitre V :
La Charte de l'Atlantique.



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Published by Kévin & Jean-Gabriel - dans L'art - l'histoire et les idées
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commentaires

Jean-Gabriel Mahéo 30/09/2011 13:43



@ Nicolas :


 


Je ne vais pas très longtemps perdre mon temps à répondre à vos bêtises d'adolescent excité. L'histoire, cela s'étudie, se contenter de la survoler ou de l'imaginer vous fait dire des bêtises.
Ainsi, votre vidéo sur Goebbels parlant du New Deal, outre qu'elle n'est pas datée (mais je soupçonne qu'elle ne soit pas plus tardive que 1934) ne permet pas de qualifier le New Deal de fasciste
ou de communiste.


Je vous rappelle que Goebbels était le chef de la propagande du régime nazi, et que sa doctrine était "Plus c'est gros, plus ça passe". Bref, c'était le menteur en chef.


 


La grande différence réside dans les moyens employés : FDR n'a rien changé aux lois fondamentales de la nation, alors que les nazis ont imposé la dictature totalitaire par la terreur,
immédiatement après la nomination de Hitler. Ergo, la comparaison entre les deux systèmes du point de vue unique de l'économie est une fraude, et de toutes façons, même de ce point de vue-là,
rien n'est comparable.


 


Je ne sais si vous lisez l'anglais, mais la liste des mesures de "socialisation" que vous nous transmettez n'a rien a voir avec du communisme ou du socialisme. Il s'agit d'économie politique
nationale de bon sens, mis à part le point 4 qui d'ailleurs n'a rien à faire dans cette liste.


Quant au point 1, il est faux : il n'y a pas eu d'abolition de la propriété aux USA, mais des expropriations et réquisitions de biens en déshérence ou nécessaires aux transformations
infrastructurelles et agro-industrielles.


Vous ne pouvez pas reprocher à FDR ces mesures (et tant d'autres) et vous plaindre dans d'autres messages de l'actuelle dictature sauvage des banquiers et financiers.


 


Jean-Gabriel Mahéo


 


PS : votre profil politique commence à se dessiner plus précisément, et je trouve assez laid ce que je vois. Il faudrait d'ailleurs que vous précisiez quelle sont les convictions à partir
desquelles vous avez développé votre "théorie" historique.



Nicolas 30/09/2011 10:36



A propos de l'intérêt manifesté par Goebbels pour l'expérience du socialisme étatique aux Etats-Unis, se référer par exemple à cette video:


http://www.youtube.com/watch?v=sb1LaIEQ240


A propos du "fantastique Brain Trust" qui conseillait Roosevelt, je me permets de vous rappeler qu'il s'agissait pour l'essentiel de communistes convaincus coupables de trahison occulte envers
leur pays qui ont n'ont eu de cesse que de faire progresser la cause du socialisme aux Etats-Unis, principalement par la transformation des mentalités et des comportements par des méthodes de
psycho sociologie inventées conjointement par des chercheurs russes et américains dans les années 1920. Ces méthodes de manipulation cognitive furent mises en oeuvre à la faveur de la
collectivisation des moyens de production à la faveur de la crise et de la concentration capitalistique qui s'en est suivi (consolidation des trusts industriels, disparition de la médecine
naturelle au profit de big pharma, disparition de la petite propriété agricole sous le New Deal et explosion de la popluation urbaine plus facilement manipulable, réforme de l'enseignement
universitaire mis au service des trusts et des lobbies via notamment l'introduction d'une vision monétariste et structuraliste de l'économie). Voici quelques mesures de socialisation de la
société américaine que l'ont peu versées à leur actif:


Here are the 10 planks of the Communist Manifesto which should be engraved on every statue of FDR,
every school named after him, and every book about FDR:


1. Abolition of property in land and application of all rents of land to public purposes. (FERA
acquired 25 million dollars of land by mid-1935; the Resettlement Administration later bought many millions of Acres; FDR called for national land redistribution in his 1st inaugural)


2. A heavy progressive or graduated income tax. ("...the duty rests upon the government to restrict such incomes by very high taxes." FDR, PPA 1935:274; 1935 Wealth Tax Act; FDR imposed a 90
percent rate on corporations and issued a decree that no one could make more than $25,000 after taxes - overridden by Congress.)


3. Abolition of all rights of inheritance. (1935 Wealth Tax Act with its confiscatory inheritance taxes)


4. Confiscation of the property of all emigrants and rebels. (cf. 117,000 Americans of Japanese descent 1941 which the ACLU calls "the worst single wholesale violation of civil rights of American
citizens in our history." FDR wanted to put ethnic Germans in concentration camps too, but there were too many.)


5. Centralization of credit in the banks of the state, by means of a national bank with state capital and an exclusive monopoly. (Banking Act of 1935, gold confiscation by Proclamation 2039 in
March 1933 and formalized in the 1934 Gold Reserve Act, etc.)


6. Centralization of the means of communication and transport in the hands of the state. (Federal Communications Act of 1934, Railroad Coordination Act, ICC, FTC; FDR put private air mail
carriers out of business and had the Army deliver mail in '34)


7. Extension of factories and instruments of production owned by the state; the bringing into cultivation of waste lands, and the improvement of the soil generally in accordance with a common
plan. (TVA (FDR proposed 7 other TVA-like projects), Rural Electrification; the NRA was business and industrial planning; on 8/14/41 the House rejected FDR's Property Seizure Bill passed by the
Senate which would have given him dictatorial power over all business and industry as well as confiscated all private arms; Resettlement Administration)


8. Equal obligation of all to work. Establishment of industrial armies, especially for agriculture. (CCC, CWA, PWA, WPA, etc)


9. Combination of agriculture with manufacturing industries; gradual abolition of all the distinction between town and country by a more equable distribution of the populace over the country.
(Subsistence Homestead Division, Rural Rehabilitation Division of FERA, and the Resettlement Administration)


10. Free education for all children in public schools. Abolition of children's factory labor in its present form. Combination of education with industrial production, etc. (NRA)


Enfin pour compléter vos références quant à la réalité du personnage trouble de FDR, je me permets de vous référer à la biographie écrite par son propre fils: 
http://www.archive.org/stream/FranklinRooseveltMyExploitedFather-in-law/dall_djvu.txt

 


 


 



Nicolas 30/09/2011 09:32



La Russie soviétique, entre 1918 et 1939 (20 ans seulement) a produit un immense
effort de modernisation agro-industriel, comme on n'en a jamais vu dans l'histoire de l'humanité.


 


Vous faites peu de cas du fantastique décollage industriel de la Russie entre 1860
et 1914. Il faudra attendre les années 1930 pour que la Russie soviétique retrouve le même niveau de production industriel après avoir sacrifié des dizaines de millions de victimes tombées pour
que triomphe le structuralisme matérialiste fondé sur la dialectique marxiste. Les classes laborieuses ont payé le prix fort de cette transformation, puisque les conditions matérielles de
l'ouvrier reste misérable avec en prime la perte de sa culture et de sa religion qui le transforme en un animal de production, esclave d'un régime policier qui fait avancer ses ouailles le
pistolet sur la nuque. Le grand vainqueur de cette plongée de la Russie dans le néant totalitaire sera bien le capitalisme oligopolistique américain qui n'a jamais failli dans son soutien actif à
la cause révolutionnaire marxiste qui fait si bien le jeu du capitalisme financier prédateur qui déteste la concurrence et les singularités nationales.



Jean-Gabriel Mahéo 30/09/2011 03:14



Cher monsieur Nicolas Jaisson,

Voici une opinion bien originale sur l'oeuvre de Franklin Delano Roosevelt. Mais votre intervention est intéressante aussi en ce qu'elle montre assez bien les convictions politiques et
idéologiques qui la borne.

En effet, à vous lire, l'on peut conclure - vous me corrigerez si je me trompe - que vous êtes anti-communiste, anti-américain, anti-ploutocratie, anti-trusts, anti-fasciste, et plutôt libéral du
point de vue de l'économie politique quoique monétariste. Libre à vous, quoique que la cohérence de ces positions - dont certaines me sont sympathiques - ne m'apparaît pas très clairement.
L'on peut aussi se demander si, au lieu de vous intéresser à l'histoire telle qu'elle est, vous ne vous êtes pas un peu trop satisfait d'un mélange de faits historiques appuyés sur des théories
assez peu étayées.

Parlons un peu de Franklin Delano Roosevelt et de ce qu'il a fait.
Lorsqu'il arrive au pouvoir en 1933, après 4 ans de crise financière mondiale, le système bancaire s'effondre, les gens sont à la rue et l'agriculture et l'industrie sont en ruine. De l'autre
côté de l'Atlantique, les cartels financiers et industriels de Londres et de New-York, à travers entre autre l'autorité des banques centrales, tentent d'imposer le fascisme à l'Europe, comme ils
l'ont réussi en Italie depuis 1922, et portent Hitler au pouvoir en Allemagne.

L'opposition entre Roosevelt et le fascisme européen est exprimé par FDR au premier paragraphe du premier chapitre de son livre-programme "Looking Forward" :
"La question centrale du gouvernement a toujours été de savoir si les individus doivent servir un système, qu'il soit de gouvernement ou économique, où s'il existe un système, économique et de
gouvernement, voué à servir les individus."
Franklin Roosevelt défendra toujours la seconde option, les fascistes la première, le fascisme étant une privatisation de l'appareil d'état par les cartels financiaro-industriels (comme nos PPP
actuels, Partenariat Public-Privé, si cher à notre Fillon).

Cette phrase de FDR fait écho à celle qu'Alexandre Hamilton place au centre de la réflexion des lettres du "Fédéraliste" en 1789, dans la lettre I, second paragraphe :
"On l'a remarqué souvent, il semblait réservé au peuple de ce pays de décider, par sa conduite et son exemple, cette importante question, si les sociétés humaines sont capables de se donner un
bon gouvernement par réflexion et par choix, ou si elles sont condamnées à jamais à recevoir leurs Constitutions politiques du hasard et de la force."

Je cite Hamilton, car la politique de FDR, définie par lui, n'est ni communiste, ni socialiste, ni fasciste, mais fondée sur une bonne compréhension de la Constitution des Etats-Unis d'Amérique
et sur le pragmatisme expérimental économique, en vue du progrès du bien commun.

Ainsi, dans la situation politico-économique où se trouvait les USA en 1933, il a réussi à désarmer les banques, la spéculation sur les métaux précieux, à rendre au Congrès l'usage de l'article I
section 8 de la Constitution et à s'en servir pour marginaliser le pouvoir de la FED (il aurait du l'abolir, mais le pouvait-il ?), à relancer le système national de crédit et à réorganiser
l'agriculture, tout en donnant du travail immédiatement et directement à plusieurs centaines de milliers de jeunes gens, et indirectement à plusieurs millions. Il a aussi lancé des centaines de
programme de modernisations infrastructurels qui ont transformé le pays en puissance continentale agro-industrielle intensive et intégrée. Tout ceci dans le respect le plus strict de la
Constitution et des libertés.
L'on peut se plaindre des heurts, des hoquets et des soubresauts de la renaissance Rooseveltienne, mais il faut se rappeller cette idée de "pragmatisme expérimental guidé par la Constitution" :
FDR a inventé et peaufiné son New-Deal au fur et à mesure, avec l'aide de son fantastique "brain-trust".
Lorsque vous dites qu'"il n'a pas réussi à sortir les Etats-Unis de l'ornière de la crise", vous vous trompez ou êtes aveuglé.


Du point de vue international, FDR voyait la cause de la crise dans la nature du système monétaire international (l'étalon-or britannique) et dans les ravages de la mondialisation d'alors, qui
s'appelait le colonialisme impérial, ou là encore les britanniques marchaient en tête. Cela me permet d'aborder la question de la relation de Roosevelt avec Staline.

La Russie soviétique, entre 1918 et 1939 (20 ans seulement) a produit un immense effort de modernisation agro-industriel, comme on n'en a jamais vu dans l'histoire de l'humanité. Les soviets,
quoiqu'on en pense par ailleurs, ont du lutter contre l'hégémonisme britannique et européen lors de la guerre civile pour s'assurer le pouvoir. La doctrine d'alors de l'URSS est fondamentalement
anti-impériale, pro-industrielle et scientifique, et la Russie est historiquement une alliée des USA depuis la naissance de ceux-ci.
Par dessus cela, la Russie soviétique prétend défendre une idée du gouvernement " du peuple, par le peuple et pour le peuple".

Il y avait donc d'excellentes raisons pour que Roosevelt et Staline trouvent des  sujets d'accords, mais je ne connais des relations entre ces deux chefs que celles qu'ils ont entretenus
pendant la seconde guerre mondiale. La nature de ces relations est assez bien relatée dans le livre d'Elliot Roosevelt "Mon père m'a dit", que vous pouvez trouver sur cette page.
C'est un fait que la Russie a pu résister au choc militaire des nazis grâce essentiellement, hormis son courage et son patriotisme, aux équipements offerts par les USA. C'est un fait que ces
accords vitaux pour la Russie soviétique ont mis les chefs russes dans d'excellents dispositions envers les responsables américains, à tels point que le Vice-président US Henry Wallace fit une
immense tournée dans la partie orientale de la Russie en 1943.
 Mais ce qui encore plus un fait est que cette entente russo-américaine irritait au plus haut point l'empire britannique et son chef de guerre Churchill, qui voyaient d'un très mauvais oeil
et avec crainte les risques que comportait cette alliance pour le système impérial et colonial britannique et européen, après-guerre.

D'ailleurs, il n'a pas fallu longtemps, après la mort de FDR, à Winston Churchill pour lancer la guerre froide et briser cette amitié, avec son "discours du Rideau de Fer".


Sur le keynésianisme : Roosevelt n'a jamais été keynésien, ni son équipe. Ayant rencontré Keynes en 1933, qui voulait peut-être le convaincre de rester dans l'étalon-or, il déclara après
l'entretien n'avoir rien compris à ce que lui avait dit l'anglais. Lors de la conférence de Bretton-Woods, c'est l'équipe américaine qui a mis son veto au projet de BANCOR keynésien. Les
Rooseveltiens n'ont jamais promu et imposé le keynésianisme où que ce soit.


Enfin, ce n'est pas parce que les nazis se sont inspiré du New Deal (j'aimerai bien comprendre de quelle manière ?) que le New Deal est mauvais. Et ce n'est pas juste de parler
"d'industrialisation de la médecine" alors que FDR a crée l'assurance maladie (que Nixon a détruit par privatisation).


Pour conclure, cher Nicolas, je vous recommande d'approfondir vos connaissances historiques en vous attachant à consulter les documents d'époque, dont je mets certains à disposition sur cette
page.


Cordialement,
Jean-Gabriel Mahéo




Nicolas Jaisson 29/09/2011 11:41



Comme ile est curieux de voir vanter les mérites de FDR, alors que cet homme, grand ami et soutien actif de Staline, a été le principal propagateur du communisme aux Etats-Unis, en même temps
qu'il a porté à bout de bras la reconstruction de l'industrie russe après les désastres de la guerre civile. Non seulement il n'a pas réussi à sortir les Etats-Unis de l'ornière de la crise (cf.
les chiffres du chômage en 1939), mais il a créé de toute pièce le complexe militaro-industriel, à partir de la vague de concentrations qui a affecté l'industrie comme l'agriculture sous le New
Deal. Pire encore, il a consolidé l'emprise de la FED sur l'économie américaine par la systématisation du dirgisme économique et la manipulation des taux d'intérêts, en même temps qu'il
confisquait l'or des Américains. Ce même New deal a servi de modèle aux organisateurs nazis (cf. les discours de Goebbels), pour remettre sur peid l'économie et les finances allemandes. Pire
encore: il a favorisé le changement des programmes universitaires, en faveur du monétarisme keynésien et de l'industrialisation de la médecine, à l'instigation des fondations privées comme la
fondation Rockefeller ou Carnegie Melon. Alors, pardon, mais comme sauveur de la Patrie, on fait mieux!!!