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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 17:36
 
ECRITS POLITIQUES
FRANKLIN DELANO ROOSEVELT
COMBATS POUR DEMAIN

(autres textes)

 

CHAPITRE TROISIEME  - Troisième partie
Contre la tyrannie et les dictateurs
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NOUS AIDERONS CEUX QUI ARRÊTENT LES DICTATEURS DANS LEUR MARCHE VERS LA DOMINATION DU MONDE.

    Dans le calme relatif de cette semaine, j'ai compris plus clairement que jamais que notre époque réclame du courage, et encore du courage, de l'action, et encore de l'action. C'est pourquoi il faut aujourd'hui rendre hommage au nom d'Andrew Jackson, parce qu'il fut d'abord, et avant tout, un grand Américain, qui mit son dévouement au pays au-dessus de ses idées de parti, et fournit un symbole éternel de l'âme rude et courageuse de notre peuple.

    Une lourde responsabilité pesait sur les épaules d'Andrew Jackson.

    A ce moment-là, la menace contre l'Union Fédérale venait de l'intérieur. C'était celle de la sécession. Bien plus, cette menace venait des états mêmes que représentait Jackson, elle venait même, des membres de son propre parti. Elle s'inspirait du refus de reconnaître l'autorité suprême des Etats-Unis. Par ses actes, Jackson se plaça bien au-dessus à la fois de la sécession et de l'esprit de parti.

    Maintenant, ce n'est pas un péril de sécession qui menace notre Union et notre Démocratie. Il vient d'une grande partie du monde qui nous entoure et qui se resserre chaque jour sur nous.

    A nouveau, pour accomplir cette oeuvre, nous autres Américains — presque tous — nous sommes élevés au-dessus des considérations de partis politiques.

    Bien avant la présidence de Jackson, le système de gouvernement à deux partis s'était enraciné comme principe de base de la vie politique américaine. Il avait montré ses avantages comme moyen d'obtenir une discussion libre et franche des arguments comme façon de formuler une nouvelle politique pour faire face à de nouvelles conditions, et pour fixer les responsabilités dans les affaires gouvernementales, partie essentielle de notre conception d'élections libres.

    Les dictateurs ne peuvent comprendre qu'ici, en Amérique, notre peuple puisse garder deux partis et en même temps rester une nation une et indivisible. L'esprit totalitaire est trop étroit pour comprendre la grandeur d'un peuple qui peut se diviser par l'adhésion aux partis au moment des élections, mais qui demeure, en tout temps, uni dans l'amour de la patrie et l'idéal démocratique.

    Sous le régime dictatorial, il ne peut y avoir de division de partis. Car tous les hommes doivent penser sur ordre, parler sur ordre, écrire sur ordre, vivre et mourir sur ordre. Dans ces pays la nation n'est pas au-dessus du parti, comme chez nous ; le parti est au-dessus de la nation, le parti est la nation.

    Tout homme et toute femme doit suivre le sentier rectiligne et étroit des idées du parti, et, à dire vrai, même pas celles du parti, mais celles du dictateur qui possède le parti.

    Dans notre pays, les divergences intérieures sont exprimées au bureau de vote ; chez les dictateurs, on les supprime au camp de concentration.

    L'année dernière, nous avons eu une élection américaine, dans laquelle le peuple (démocrates, républicains, indépendants et autres), grâce au suffrage secret, et sans l'aiguillon des baïonnettes des troupes d'assaut, ont élu leurs représentants locaux, d'état et nationaux.

    Nous sommes décidés à agir de telle façon que les Américains puissent avoir, d'année en année, des élections libres.

    Toutes les grandes libertés qui forment la base de notre démocratie américaine sont part et portion de cette idée d'élections libres, avec la libre expression du choix entre les candidats des partis politiques. Car, de telles élections garantissent l'impossibilité d'étouffer la liberté de parole, la liberté de la presse et des ondes, la liberté de conscience.

    Tels sont les principes éternels que menacent, en ce moment, l'alliance des dictateurs.

    C'est à nous de défendre ces principes qui nous ont été transmis comme héritage national, c'est à nous de les remettre non seulement intacts, mais plus forts que jamais, à toutes les générations à venir.

    Nous autres Américains, comprenons maintenant combien serait précaire l'existence de notre système de partis, de notre liberté d'élections, de notre liberté de vie, si les doctrines dictatoriales devaient prévaloir. Car, si elles prévalaient, ce ne serait pas seulement en Europe.

    L'histoire des nations trahies durant l'année dernière, celle des nations conquises l'année dernière, devrait nous montrer ainsi qu'au reste du monde, ce que cela signifie que de vivre dans un univers organisé et régenté par la Gestapo.

    Demandons-nous franchement et sans peur : combien de temps pourrions-nous garder nos anciennes libertés en ces terribles conditions ? En quel bref délai devrions-nous accepter la doctrine qui veut que l'on combatte le feu par le feu ? Pendant combien de temps serait-il possible de maintenir l'apparence de notre système à deux partis dans un inonde dominé par lés nazis ? En quel bref délai déciderions-nous d'imiter le nazisme et d'abandonner notre système à deux partis pour enrégimenter notre peuple en un seul, qui ne serait certainement ni démocratique, ni républicain ?

    Si ces mauvaises heures devaient venir, nous ne tiendrions plus ces assemblées amicales, ni au Jour de Jackson, ni au Jour de Lincoln.

    Nous autres Américains, nous avons déjà soupesé ces questions avec soin et réflexion. Nous autres Américains, avons annoncé notre décision d'aider de toutes nos ressources et de tout notre pouvoir ceux qui arrêtent les dictateurs dans leur marche vers la domination du monde.

    La décision à laquelle nous avons abouti n'est pas partisane. Le chef du parti républicain — Mr. Wendel Wilkie — lui-même, par ses paroles comme par ses actions, montre ce que des Américains patriotes veulent dire par s'élever au-dessus de l'esprit partisan et se rallier à la cause commune. Et maintenant que le peuple franc de l'Amérique a fait connaître sa décision, les républicains et les démocrates, au Congrès, comme en dehors de lui, coopèrent patriotiquement à transformer cette décision en réalité positive.

 

Franklin Delano Roosevelt

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