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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 14:08
ECRITS POLITIQUES
FRANKLIN DELANO ROOSEVELT
COMBATS POUR DEMAIN

(autres textes)

 

CHAPITRE CINQUIEME  - Quatrième partie
L'Organisation internationale et la Paix

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LE VÉRITABLE FONDEMENT DE LA PAIX : LA VOLONTÉ DES PEUPLES

    La durée et la solidité d'une paix vivante doivent être, à la longue, l'oeuvre des peuples eux-mêmes.

    Quant à nous, comme tous les peuples qui ont avancé par les chemins difficiles de la libération et de la réadaptation, nous connaissons par notre propre expérience combien les difficultés peuvent être grandes et nous savons qu'elles ne sont pas particulières à un continent ou à une nation. Notre propre révolution laissa derrière elle, dit un historien américain, « un remous de violence et le mépris de la vie humaine ».

    La paix peut être obtenue et conservée uniquement par la détermination des peuples épris de liberté et de paix prêts à travailler ensemble, prêts à s'aider les uns les autres, prêts à se respecter et à se tolérer, et qui essaient de comprendre les opinions et les sentiments des uns et des autres. Plus nous approchons de la Victoire, plus nous deviendrons inévitablement conscients des divergences de vues qui existent parmi les vainqueurs. Il ne faut pas que ces divergences nous divisent et nous empêchent de voir, en gagnant la guerre et en bâtissant la paix, nos intérêts communs les plus importants et nos intérêts permanents.

    La coopération internationale sur laquelle une paix durable doit être basée n'est pas une voie à sens unique. Les nations, comme les individus, n'ont pas toujours la même manière de voir ou la même façon de penser ; la coopération internationale et le progrès ne sont guère encouragés par une nation qui proclame qu'elle détient le monopole de la sagesse et de toutes les vertus. Dans le monde futur, l'abus de pouvoir (pris dans le sens de « politique de puissance ») ne doit pas constituer un facteur déterminant dans les relations internationales. C'est l'essence même des principes auxquels nous avons souscrit. Nous ne pouvons nier que la puissance soit un facteur de la politique mondiale pas plus que nous ne pouvons nier son existence comme facteur de politique nationale. Mais dans un monde démocratique, comme dans une nation démocratique, la puissance doit être liée à la responsabilité, et mise dans l'obligation de se défendre et de se justifier elle-même dans le cadre du bien général.

    Le perfectionnisme, non moins que l'isolationnisme ou l'impérialisme, ou la politique de puissance, peut obstruer les voies qui conduisent à la paix internationale. N'oublions .pas que le recul vers l'isolationnisme, d'il y a un quart de siècle, fut occasionné par une attaque directe non contre la coopération internationale, mais contre les prétendues imperfections de la paix.

    Dans notre désillusion, après la dernière guerre, nous avons préféré l'anarchie internationale à la coopération internationale avec les nations qui ne voyaient pas et ne pensaient pas exactement comme nous. Nous avons renoncé à l'espoir de parachever peu à peu une paix meilleure parce que nous n'avions pas le courage de remplir nos responsabilités dans un monde admis comme imparfait.

    Nous ne devons pas permettre que cela arrive de nouveau, car nous prendrions de nouveau la Même route tragique, la route qui mène vers une troisième guerre mondiale. Nous pouvons remplir nos responsabilités pour le maintien de la sécurité de notre pays, uniquement en exerçant notre pouvoir et notre influence pour réaliser les principes auxquels nous croyons et pour lesquels nous avons combattu.

    De nombreux problèmes de la paix se présentent à nous dès à présent, alors même que la fin de la guerre est encore devant nous. L'atmosphère d'amitié, de compréhension mutuelle, la résolution de trouver un point de vue commun qui dominaient les conversations à Dumbarton Oaks, nous donnent des raisons d'espérer que les discussions à venir réussiront à développer le système de sécurité mondiale, mutuelle, démocratique, vers lequel ces conversations préparatoires étaient orientées.

    Nous mêmes et les autres Nations Unies avançons avec vigueur et résolution dans nos efforts pour créer un tel système en le dotant d'institutions à la fois souples et efficaces aptes à engendrer une action collective et coopérative.

    La conscience de l'humanité en éveil ne permettra pas la faillite de cette suprême tentative.

    Nous croyons que les progrès extraordinaires dans les moyens de communication entre les peuples, réalisés depuis la dernière génération, offrent un moyen pratique de faire avancer la compréhension mutuelle sur laquelle la paix et les institutions de paix doivent s'appuyer, et c'est notre politique et notre but de faire servir ces réalisations au bien commun du monde.

    Nous favorisons la plus grande liberté possible du négoce et du commerce.

    Nous, Américains, avons toujours cru à la liberté et à l'égalité des chances pour chacun de nos concitoyens, et cette égalité reste un des principaux buts de notre vie nationale. Ce que nous croyons pour les individus, nous le croyons également pour les nations. Nous sommes opposés aux restrictions, soit par la loi publique, soit par arrangement privé, qui nuisent au commerce, au transit et aux affaires.

    De ce point de vue, nous avons beaucoup à faire chez nous. Mais c'est notre espoir, non seulement dans l'intérêt de notre propre prospérité, mais dans l'intérêt de la prospérité du monde, que le négoce, le commerce et l'accès aux matières premières et aux marchés pourront être plus libres après cette guerre que jamais ils ne le furent auparavant.

Franklin Delano Roosevelt

Publié dans : L'art, l'histoire et les idées - Ecrire un commentaire
Par Jean-Gabriel - Voir les 0 commentaires
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