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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 18:31
   Relativisme culturel, racisme de dame patronesse, malthusianisme tiède mais obstiné, négation de la vérité et de la liberté, et pessimisme fondamental sur la nature humaine, voici les "valeurs" les mieux partagées des trois dernières générations d'étudiants en sciences humaines, des deux côtés de l'Atlantique. Pourquoi ?

   Car pourtant, après avoir vaincu l'alliance de la finance et du fascisme en 1945, et poursuivant leurs renaissances selon l'idéal volontariste de Franklin Roosevelt, les nations exprimaient alors un optimisme et une volonté humaniste rayonnants, qui se sont traduits par les libérations des colonies (souvent malgré leurs empires de tutelle), les révolutions vertes, les révolutions scientifiques du nucléaire et de la science médicale, pour culminer avec la promenade de Neil Armstrong sur la Lune, objectif de la mission d'Apollo 11.

   Depuis, il apparaît que nous avons, en tant que peuples, décidé que ce progrès était suffisant en l'état, et que les nations n'avaient pas toutes les mêmes besoins, les mêmes droits à la vie et au développement. Des intellectuels sinistres apparurent à chaque coin de rue, dans chaque colloque, dans les ministères et les intitutions internationales, persiflant toujours la même rengaine pessimiste.

   Et cela fait bientôt quarante ans que leurs pestilences percolent dans tous les domaines du savoir, dans tous les ouvrages culturels, et dans la pensée politique de droite comme de gauche. Il n'est que de regarder la substance du "verdissage" des partis, de la mort apparente de la créativité scientique et de la corruption nihiliste de la culture.

   D'où cela vient-il ? Qui a fait ça ? L'un des responsables de cette catastrophe universelle est Claude Lévi-Strauss, qui vient d'être rappelé par son Créateur après une longue, très longue vie à répandre un venin triste et stérile.

   Déjà, à l'occasion de son élection à l'Académie Française en 1973, lors d'un entretien avec un journaliste de l'ORTF, il déclarait ceci :
retrouver ce média sur www.ina.fr


   L'article qui suit, de Christine Bierre, chercheuse et cadre militant du parti Solidarité et Progrès, explique ce qu'a représenté Lévi-Strauss dans la destruction de la culture et du progrès des états-nations, et en quoi il représente la pensée "sauvage" de l'oligarchie.
   (L'on peut aussi consulter avec profit cet article : Lewis Henry Morgan, les racines racistes de l'anthropologie - Paul Glumaz, tiré du Fusion n°101.)

   Bonne lecture

 

   —  Christine Bierre, Paris, le 5 novembre 2009 (Nouvelle Solidarité) —


   Claude Lévi Strauss, l’un des intellectuels les plus néfastes du XXe siècle a quitté ce monde le 30 octobre dernier, après une longue et intense vie de 101 ans. De quoi accusons-nous Claude Lévi Strauss ? D’avoir porté des coups assassins contre la notion même de la vérité, au nom d’un relativisme culturel sorti tout droit des bas fonds de sophistes Grecs contre lesquels Socrate et Platon se battaient déjà à leur époque.

   C’est Claude Lévi-Strauss qui a rendu populaire auprès des millions d’étudiants et d’intellectuels à l’échelle internationale, l’idée qu’on ne peut pas comparer les bienfaits d’une culture par rapport à une autre ; que toutes les cultures se valent entre elles dès le moment où elles ont développé un système des règles logiques qui leur est propre.

   Questionné par swissinfo.ch sur l’apport essentiel de l’ethnologue français, Pierre Centlivres, un ethnologue suisse, confirme qu’en effet Lévi-Strauss « n’établissait pas de différence de nature entre « sauvages » et « civilisés » et « qu’il estimait que nous n’avons pas une position et les critères qui permettent de porter des jugements hiérarchiques sur les autres cultures ». A la question de savoir si Lévi-Strauss était le dernier de grands penseurs des Lumières, Centlivres répond sans détour qu’il « est très difficile de qualifier Lévi-Strauss d’homme des Lumières, car il était marqué par un désenchantement, un pessimisme profond. Il voyait dans le progrès, non pas la lumière justement, mais une menace » !


   Pourtant, signe de l’idéologie pessimiste qui ronge la plupart des nos organes de presse, les principaux journaux de notre pays ont consacré des pages et des pages entières au panégyrique de Lévi-Strauss, quatre pages dans Libération et quatre pages dans Le Monde, pour n’évoquer que ceux-là ! Le Monde publie, sans aucun commentaire, cette phrase clé de ce « grand homme » qui refusait d’établir une différence de nature entre l’homme et l’animal : « On m’a souvent reproché d’être antihumaniste. Je ne crois pas que ce soit vrai. Ce contre quoi je me suis insurgé (…) c’est cette espèce d’humanisme dévergondé issu, d’une part, de la tradition judéo-chrétienne, et d’autre part, plus près de nous, de la Renaissance et du cartésianisme qui fait de l’homme, un maître, un seigneur absolu de la création. J’ai le sentiment que toutes les tragédies que nous avons vécues, d’abord avec le colonialisme, puis avec le fascisme, enfin les camps d’extermination, cela s’inscrit non en opposition ou en contradiction avec le prétendu humanisme sous la forme où nous le pratiquons depuis plusieurs siècles, mais, dirais je, presque dans son prolongement naturel. Puisque c‘est, (…) d’une seule et même foulée que l’homme a commencé par tracer la frontière de ses droits entre lui-même et les autres espèces vivantes, et s’est ensuite trouvé amené à reporter cette frontière au sein de l‘espèce humaine, séparant certaines catégories reconnues seules véritablement humaines, d’autres catégories qui subissent alors une dégradation conçue sur le même modèle qui servait à discriminer espèces vivantes humaines et non humaines. »


   Pourquoi ces idées sont-elles si dangereuses ? Le moindre livre d’histoire nous informe sur les civilisations dont les conceptions se sont traduites par une démographie croissante et un niveau de vie, de culture et de progrès grandissant par habitant et par km2, et celles qui ont, au contraire, périt car elles n’ont pas su faire face aux défis de leur temps. Ne pas intervenir alors pour donner le « feu » aux civilisations qui ne l’ont pas encore, tels des Prométhée modernes, est passible, tout comme dans la vie quotidienne, de non-assistance à des personnes en danger. Car si l’humanité est diverse en termes de langues, de culture et d’histoire, et c’est l’une de ses grandes richesses, les grands principes qui permettent d’assurer sa survie et son développement, en termes de connaissance des lois de la nature, relèvent, eux, de l’universel. Contrairement a ce que défend Lévi-Strauss, toute société qui ne développe pas les pouvoirs conceptuels de ses citoyens pour pouvoir fournir l’énergie suffisante et les technologies nécessaires à son développement, besoins dont l’approche est identique pour toutes les sociétés, périra. Ceci représente aussi la grande différence de nature qui existe entre nos amis les bêtes, et nous : notre capacité à réfléchir, à découvrir des principes physiques universaux qui régissent notre monde et de nous en servir pour le progrès de l’espèce.


   Au fond, il y a quelque chose de parfaitement oligarchique dans l’attitude de Lévi-Strauss qui apprécie les « sauvages », à partir de son existence bien confortable dans un pays développé du secteur avancé et du haut de sa position à la tête du Comité qui a dirigé la création du Musée des Arts Premiers de Jacques Chirac, sans pour autant vouloir adopter leur façon de vivre. Chacun est bien à sa place ! C’est pour cela, qu’il en soit conscient ou non, que les opinions de Claude Lévi-Strauss ont été bien utiles aux colonialistes, en France et ailleurs, pour justifier l’arriération des peuples dont on voulait assurer la domination.


   Il n’est pas surprenant de ce point de vue d’apprendre que la carrière de Lévi-Strauss fut lancée au début par Célestin Bouglé, un proche de la synarchie anglaise d’avant-guerre à Paris, représentant aussi de la Fondation Rockefeller. Célestin Bouglé était le fondateur du Centre de Documentation Social où avant guerre l’on retrouvait des individus associés aux synarques anglo-américains tels Raymond Aron, Robert Marjolin et même Marcel Déat, d’abord Socialiste puis Pétainiste et collaborateur des Nazis. Charles Rist, économiste de renom international, sous-gouverneur de la Banque de France avant la guerre et fondateur de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES), faisait aussi parti des ces groupes. Expulsé de l’enseignement universitaire à cause des lois juives de Pétain, Claude Lévi-Strauss s’exila aux Etats-Unis où il travailla à la New School for Social Research de New York, autour de laquelle d’autres exilés se sont rassemblés tels Leo Strauss, qui allait ensuite fonder le courant des néoconservateurs américains que l’on vit sévir autour de George Bush Jr, ainsi que la philosophe Hannah Arendt, ancienne maitresse du philosophe Heidegger, y compris après qu’il eut pris sa carte au Parti Nazi.

 

 

   Comme pour appuyer le propos de l'article de Madame Bierre, l'auteur inconnu du blog putréfié Biosphère-lemonde, écologiste malthusien radical, offre cet In Memoriam extraordinaire à Claude Levi-Strauss, en citant un de ses persiflages, que l'on peut lire en entier ici :


Lévi-Strauss, in memoriam

Une source d’inspiration de ce blog, Arne Naess, est mort au début de cette année 2009.  Un autre de mes maîtres à penser, Claude Lévi-Strauss, vient de mourir. Plutôt que de vaines éloges, je lui laisse la parole, une parole qui à mon avis donnera une colonne vertébrale à notre XXIe siècle :

« J’ai connu une époque où l’identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les Etats. On sait quels désastres en résultèrent. (…) Puisque au cours du dernier siècle j’ai assisté à une catastrophe sans pareille dans l’histoire de l’humanité, on me permettra de l’évoquer sur un ton personnel. La population mondiale comptait à ma naissance un milliard et demi d’habitants. Quand j’entrai dans la vie active vers 1930, ce nombre s’élevait à deux milliards. Il est de six milliards aujourd’hui, et il atteindra neuf milliards dans quelques décennies à croire les prévisions des démographes. Ils nous disent certes que ce dernier chiffre représentera un pic et que la population déclinera ensuite, si rapidement, ajoutent certains, qu’à l’échelle de quelques siècles une menace pèsera sur la survie de notre espèce. De toute façon, elle aura exercé ses ravages sur la diversité, non pas seulement culturelle, mais aussi biologique en faisant disparaître quantité d’espèces animales et végétales.

De ces disparitions, l’homme est sans doute l’auteur, mais leurs effets se retournent contre lui. Il n’est aucun, peut-être, des grands drames contemporains qui ne trouve son origine directe ou indirecte dans la difficulté croissante de vivre ensemble, inconsciemment ressentie par une humanité en proie à l’explosion démographique et qui - tels ces vers de farine qui s’empoisonnent à distance dans le sac qui les enferme, bien avant que la nourriture commence à leur manquer - se mettrait à se haïr elle-même, parce qu’une prescience secrète l’avertit qu’elle devient trop nombreuse pour que chacun de ses membres puisse librement jouir de ces bien essentiels que sont l’espace libre, l’eau pure, l’air non pollué.

Aussi la seule chance offerte à l’humanité serait de reconnaître que devenue sa propre victime, cette condition la met sur un pied d’égalité avec toutes les autres formes de vie qu’elle s’est employée et continue de s’employer à détruire.

Mais si l’homme possède d’abord des droits au titre d’être vivant, il en résulte que ces droits, reconnus à l’humanité en tant qu’espèce, rencontrent leurs limites naturelles dans les droits des autres espèces. Les droits de l’humanité cessent au moment où leur exercice met en péril l’existence d’autres espèces.

Le droit à la vie et au libre développement des espèces vivantes encore représentées sur la terre peut seul être dit imprescriptible, pour la raison très simple que la disparition d’une espèce quelconque creuse un vide, irréparable, à notre échelle, dans le système de la création.

Seule cette façon de considérer l’homme pourrait recueillir l’assentiment de toutes les civilisations. La nôtre d’abord, car la conception que je viens d’esquisser fut celle des jurisconsultes romains, pénétrés d’influences stoïciennes, qui définissaient la loi naturelle comme l’ensemble des rapports généraux établis par la nature entre tous les êtres animés pour leur commune conservation ; celle aussi des grandes civilisations de l’Orient et de l’Extrême-Orient, inspirées par l’hindouisme et le bouddhisme; celle, enfin, des peuples dits sous-développés, et même des plus humbles d’entre eux, les sociétés sans écriture qu’étudient les ethnologues.

Par de sages coutumes que nous aurions tort de reléguer au rang de superstitions, elles limitent la consommation par l’homme des autres espèces vivantes et lui en imposent le respect moral, associé à des règles très strictes pour assurer leur conservation. Si différentes que ces dernières sociétés soient les unes des autres, elles concordent pour faire de l’homme une partie prenante, et non un maître de la création.

Telle est la leçon que l’ethnologie a apprise auprès d’elles, en souhaitant qu’au moment de rejoindre le concert des nations ces sociétés la conservent intacte et que, par leur exemple, nous sachions nous en inspirer.
»

Source : L’ETHNOLOGUE DEVANT LES IDENTITES NATIONALES

Discours de Claude Lévi-Strauss à l’occasion de la remise du XVIIe Premi Internacional Catalunya, 2005.


 

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 23:45

   Chose promise, chose due : j'ai le plaisir de porter à votre connaissance l'étude réalisée en 1999 par monsieur Emmanuel Grenier, journaliste spécialisé dans les questions environnementales, et dont le nom est :

"Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables objectifs"

   Si vous êtes écologiste, la découverte des racines de vos convictions risque de vous faire trembler, car vous allez lire comment et pourquoi les "terreurs écologiques" ont été créées, de toutes pièces.
   Si vous n'êtes pas écologiste, vous trouverez ici une méthodologie et des outils très efficaces pour faire reculer la "peste verte".

   Cette étude parlant d'elle-même, je n'ajouterai rien, sauf ceci : vous pouvez laisser un message à l'auteur à cette adresse :
emmanuel.grenier@larecherchedubonheur.com

Bonne lecture.

 

PS : L'ami Berthod a reconstruit en seul dossier PDF exploitable la série d'articles de cette étude. Vous pouvez la télécharger en cliquant sur ce lien.

 

 


ETUDE sur la NATURE DES MOUVEMENTS ECOLOGISTES et LEURS VERITABLES OBJECTIFS




Table des matières - PDF


Introduction


I. Origines et fondements idéologiques des mouvements écologistes


1. Les racines malthusiennes des mouvements écologistes
États souverains ou empires
Les précurseurs de L'écologisme : Russell et de Rougemont
Campagnolo et la SEC
Sir Julian Huxley et le lancement du WWF
L'Institut Aspen et la société postindustrielle
Naissance du Club de Rome
Le choc culturel et la crise pétrolière
L'influence des naturalistes
Vers le mouvement antinucléaire


2. Propagation du mouvement
Les Amis de la Terre entrent en scène
États-Unis : la marche vers le pouvoir
Jimmy Carter : de l'Unfinished Agenda à Global 2000
L’internationale verte
De la bombe au projet de loi, un partage du travail
Vers une religion écologiste
James Lovelock et le culte de Gaïa
Les églises, courroies de transmission
Une réponse oecuménique à la CNUED


3. L'environnement global, un substitut a la Guerre froide pour parvenir à un gouvernement mondial
Des "modifications institutionnelles " pour sauver l'atmosphère
Vers une dictature écologiste mondiale
Le protocole de Montréal : un précédent


4. L'écologisme en France

Le naturalisme conservateur : Bertrand de Jouvenel et Robert Hainard,
Les précurseurs cachés
Le naturalisme subversif de Serge Moscovici et Brice Lalonde
Naissance et développement des Verts



II. Profil et mode d'opérer des principaux acteurs écologistes

1. Le WWF
2. Greenpeace
3. L'écoterrorisme
4. Maurice Strong
5. Teddy Goldsmith
6. Albert Gore
7. La CRII-RAD
8. WISE
9. France-Nature-Environnement
10. Réseau «Sortir du nucléaire »


III. L'attitude des industriels face aux écologistes :

Quelle attitude adopter ?



IV. Annexes

1. La galaxie du prince Philip
2. EarthFirst! vue de l'intérieur
3. L'interdiction du DDT a tué des millions d'hommes
4. Il n'y a pas d'influence discernable de l'homme sur le climat


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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 15:23

Un très bon article, trop rare, contre le grand gavage écolo du jour.

«Home» ou l’opportunisme vu du ciel
Par IEGOR GRAN écrivain


Demain va déferler sur les écrans un film de propagande aux dimensions inouïes. Véritable char d’assaut écolo, Home sera projeté simultanément dans 130 pays, sur les écrans géants du Champ-de-Mars et de Central Park, sur YouTube, France 2, Al-Jezira, etc. Gratuitement bien sûr, comme tout bon lavage de cerveau. Avant même sa sortie, le film se paie le luxe d’être adoubé par les puissants, à commencer par ces nouveaux phares intellectuels que sont devenus Al Gore et le prince Charles. Notre bon Président s’y collera aussi, à pousser le dithyrambe obligatoire, sans trop se forcer d’ailleurs, puisqu’on apprend déjà, officieusement, que ce serait son «film préféré».

Demain, il sera impossible d’échapper aux images forcément «sublimes», pas plus que l’on ne pourra ignorer le message du film, aussi lourdingue que les poches de Pinault, sponsor du projet : l’homme serait une blatte nocive pour la planète. Perché sur l’hélico, observant son monde avec bonté et paternalisme, Yann-Dieu assène prophéties glaçantes et déclarations dégoulinantes de sensiblerie. «Tout ce que tu vois n’est pas seulement un paysage, c’est le visage aimé de notre Terre.» Le tutoiement de la voix off cloue le bec et impose sa liturgie. On communie ad nauseam devant la beauté bio, écolo-guimauve d’un atoll en forme de cœur. La transe est accentuée par la musique, onirique à souhait, toute en trémolos vocaux et arrangements planants.

Yann-Dieu égrène sa vision binaire : homme - mauvais, Terre - jolie. Homme - parasite, Terre - richesse. Terre - notre maman adorée, homme - blatte. Pire que blatte - une blatte Sapiens sapiens. Vu d’en haut, c’est imparable : la blatte se démène dans les villes surchargées, aux fumées nauséabondes, accumulant les déchets, suçant l’eau, cultivant intensivement le sol. 200 000 ans que la blatte détruit ce que dame Nature a patiemment tissé en 4 milliards d’années. Cela ne peut plus continuer. Encore veut-on bien tolérer la blatte africaine ou inuite quand on la voit ramper dans le désert mauritanien ou polaire, traînant péniblement son barda. Brave petite blatte, économe de ses besoins, si belle dans son dénuement ! Touchantes images du making of où l’on voit Yann-Dieu, littéralement descendu du ciel, telle la bouteille de Coca-Cola dans Les Dieux sont tombés sur la tête, prendre un bain de foule parmi les indigènes. Blattes des pays pauvres, votre mode de vie est tellement tendance ! Il en va autrement de la blatte occidentale. Franchement, on a envie de l’écraser, cette blatte-là ! Lui faire bouffer les stations de pompage, les plates-formes off-shore, les usines qui puent, les aérodromes !

Quand il entend le mot culture, Yann sort son hélicoptère. Produit par Luc Besson, grand pourvoyeur de finesse devant l’Eternel, il nous assène quelques vérités grosses comme Las Vegas. Imagine-t-on combien il a fallu gaspiller de ressources fossiles pour construire cette ville inutile ? Terrifiantes images de mégalopoles : la bande-son devient angoissante, tendue. Los Angeles - quelle horreur ! New York, Dubaï - monstrueux ! Ne dirait-on pas des monolithes extraterrestres, de vilaines colonies venues de l’espace ? Et l’île de Pâques ? Ses habitants auraient mieux fait de s’occuper de leur forêt en péril plutôt que de perdre du temps avec de stupides statues. Regardez comme leur caillou est invivable maintenant !

Tous les Homère, Newton, Brunelleschi du monde ne sont rien à côté de la beauté sauvage d’une chute d’eau. La civilisation peut aller se rhabiller devant un éléphant gabonais galopant dans la brousse. «Les jeunes sont en quête de sens», dit le réalisateur, émerveillé par tant de cerveaux vierges à conquérir. «Il faut donner du sens à nos affaires», précise sans ciller François-Henri Pinault. Quel meilleur choix que de surfer sur l’hystérie collective du réchauffement climatique ? Judicieux marketing ! L’investissement dans la bonne conscience est rentable. Regardez les retombées presse ! La motivation des 88 000 salariés de Pinault grimpe en flèche. Les marques du groupe (Gucci, Sergio Rossi, Conforama, etc. - longuement énumérées au générique) récoltent leur onction écolo. La gabegie consumériste des hommes, ô combien vomie dans le film, se refait une santé dans un sympathique tour de passe-passe. Chez Sergio Rossi, on trouvera un «escarpin écologique» à 370 euros. Chez Gucci, un tee-shirt en coton bio, estampillé Home, 140 euros. Comme tout est simple, finalement. Après-demain, le char d’assaut sera dans les écoles. On va l’y envoyer «accompagné d’une fiche pédagogique». La rééducation forcée a commencé. Nature contre culture… L’opportunisme contre le génie humain. Je frémis et je me sens un peu seul.

 

Source: Libération

P.S. : Lisez cette "Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables objectifs", c'est édifiant.

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 22:24
   Vous le savez peut-être, Vaclav Klaus est le président en exercice de la République Tchèque.

   Vous le savez peut-être moins, Vaclav Klaus tient, pour la République Tchèque, la présidence du conseil des ministres de l'Union Européenne jusqu'en Juin 2009. Il a succédé à ce poste à Nicolas Sarkozy.

   Vous l'aurez peut-être remarqué, on n'entend pas parler de lui. Nulle part. Sous Sarkoléon, c'était matin, midi et soir des nouvelles des merveilleuses initiatives de la présidence du conseil (ça fait très IVème république), mais sous Vaclav Klaus, rien ! Pas un bruit.

   C'est que Vaclav Klaus déplaît très fortement aux experts et autres élites malthusiennes, financiaristes et mondialisantes. Son crime principal est de dénoncer depuis plusieurs années déjà la fraude du réchauffement global. Nous avons déjà parlé de lui sur ce blog.

   Apparemment victime d'un black-out médiatique de la part de la presse européenne, c'est dans la presse asiatique qu'il exprime son opinion sur la mise en place des politiques de "relance verte" promues par Gordon Brown, Barack Obama et notre président de la République, dont les commissaires et députés européens veulent faire l'armature de la renaissance économique nécessaire.

   Quoiqu'on pense de l'Europe actuelle, que la voix de son président ne puisse s'y exprimer si elle s'oppose aux dogmes malthusiens de Londres est en soit choquant. De plus, qui veut vivre dans l'économie de rationnement, qu'il dénonce, qu'implique cette "relance verte" ?

   C'est pourquoi je suis allé chercher dans le Japan Times la tribune de Vaclav Klaus et que je vous l'ai traduite.

   Bonne lecture.


Seule la pauvreté sortira victorieuse de la guerre contre le réchauffement global

Par Vaclav Klaus -
Mercredi 20 mai 2009

PRAGUE
– Je suis surpris par la manière dont, de nos jours, tant de gens en Europe, aux Etats-Unis et ailleurs, en sont venus à soutenir des politiques s'appuyant sur l’hystérie généré par le réchauffement global, en particulier la législation « cap-and-trade » (limiter-et-échanger, NdT) de limitation des émissions de gaz à effet de serre et les subventions offertes aux sources d’énergie « vertes ». Je suis convaincu qu’il s’agit d’une stratégie erronée – non seulement à cause de l’incertitude autour des dangers que pourrait poser le réchauffement global, mais aussi à cause de la certitude des dommages que ces politiques visant à la réduction imposeront.

   J’étais invité récemment à m’exprimer sur cette question lors d’une conférence à Santa-Barbara, Californie. Mon audience était composée de dirigeant du monde des affaires qui espéraient tirer profit des politiques cap-and-trade et des subventions aux énergies renouvelables et aux emplois « verts ». Mon conseil à leur attention fut de ne pas se laisser emporter par l’hystérie.

   L’Europe a plusieurs années d’avance sur les Etats-Unis en ce qui concerne la mise en œuvre de politiques visant à atténuer le réchauffement global. Tout les pays membres de l’Union Européenne ont ratifié le protocole de Kyoto et adopté une grande variété de politiques visant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à atteindre leurs objectifs prévus dans le protocole.

   Ces politiques comprennent une initiative cap-and-trade connue sous le nom d’Emissions Trading Scheme (système d’échange des droits à émettre, NdT), l’augmentation des taxes sur les carburants, et d’ambitieux programmes de construction d’éoliennes et autres projets d’énergies renouvelables. Ces politiques furent lancées à une époque où l’économie de l’UE fonctionnait bien et – espérons-le – en parfaite connaissance du fait qu’elles auraient des coûts significatifs.

   La crise financière mondiale et la récession économique soudaine qui nous frappent rendent clair deux choses. Premièrement, il sera difficile de s’offrir ces coûteuses nouvelles sources d’énergie. Deuxièmement, les politiques de rationnement énergétique tels les systèmes cap-and-trade seront un frein permanent à l’activité économique. Il y a une ironie dans le fait que ces politiques n’ont pas produit de réduction d’émissions, mais que celles-ci sont en chute depuis que l’économie mondiale est entrée en récession.

   Pour moi, ayant été activement impliqué dans la transition de mon pays du communisme à la société libre et à l’économie de marché, ceci n’est pas une surprise. Les vieilles industries lourdes et obsolètes qui faisaient la fierté de nos régimes communistes furent fermées – pratiquement du jour au lendemain -, ne pouvant survivre à l’ouverture de l’économie. Le résultat en fut un déclin drastique des émissions de CO2.

   Le secret de ces réductions d’émissions est le déclin économique. Dès que les économies de la République Tchèque et des autres pays d’Europe centrale et de l’Est furent reconstruites et recommencèrent à croître, les émissions recommencèrent naturellement à augmenter. Il devrait être clair pour tout le monde qu’il y a une très solide relation entre la croissance économique et l’utilisation d’énergie.

   C’est pourquoi je suis stupéfait de voir des personnes avaler les arguments politiques très à la mode selon lesquels les politiques tels les cap-and-trade, les obligations gouvernementales et les subventions aux énergies renouvelables peuvent réellement être profitable à l’économie. Il est proclamé que les gouvernements, travaillant ensemble avec le monde des affaires, créeront une « économie des nouvelles énergies », que les milieux d’affaires qui s’y intéresseront en profiteront, et que tout le monde ne s’en portera que mieux.

   Tout ceci n’est que fantaisie. Les cap-and-trades ne fonctionnent qu’en augmentant les prix énergétiques. Les consommateurs qui seront forcés de payer des prix élevés pour leur énergie, auront moins d’argent à dépenser pour d’autres choses. Si les compagnies particulières qui fourniront la très chère énergie « verte » pourront tirer leur épingle du jeu, l’effet économique net sera lui négatif.

   Il est nécessaire de prendre du recul et de regarder l’ensemble. L’on peut faire des profits lorsque l’énergie est rationnée ou subventionnée, mais seulement au sein d’une économie à un niveau de croissance bas, voire négatif. Ce qui signifie que sur le long terme, tout le monde se battra pour une part de gâteau de plus en plus petite, bien plus petite en tous cas qu’elle n’aurait été sans le rationnement énergétique.

   Tout cela n’augure rien de bon pour la croissance, ou pour nous sortir de la crise actuelle.


Vaclav Klaus est le président de la République Tchèque, qui tient la présidence du conseil des ministres de l’Union Européenne jusqu’en Juin 2009. Il est l’auteur de « La planète bleue dans des chaînes vertes – Est-ce le climat ou la liberté qui est en danger ? » © 2009 Project Syndicate


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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 15:53
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 18:32
Un khmer rouge-vert

De temps en temps les écolos ne sont pas très discrets et ils oublient de cacher leur jeu. Ils font des déclarations fracassantes qui montrent leur vraie nature, malthusienne, raciste et anti-humaine (voir ici de bons exemples).
Dernier en date, Yves Cochet, qui a déclaré samedi dernier au colloque de la revue de la décroissance Entropia :
«Aujourd'hui, plus on a d'enfants, plus on touche. Je propose qu'une famille continue de percevoir des aides pour les deux premiers enfants, mais que ces aides diminuent sensiblement à partir du troisième». Et de poursuivre qu’un enfant européen ayant «un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York», il faudrait faire voter une directive «grève du troisième ventre» qui inverserait donc l’échelle des prestations familiales (comparer un enfant à un trajet Paris-NewYork, il fallait oser).
Imaginez cet homme là au pouvoir!
Rappelons que cet individu est député (vert), ancien ministre de l'environnement et ancien député européen. Moi j'appelle ça un dangereux crétin irresponsable.


En savoir plus :
Tuez-les tous ! (Florilège)
Le nouveau malthusianisme, le racisme et le génocide
Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables objectifs

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 21:26
Dans la série "Tuez les tous!", à lire cet article affligeant, où on nous explique qu'au Tchad, le ministre de l'environnement (eh oui, ils ont aussi des ministres inutiles!) a décidé d'interdire l'utilisation du charbon, sous couvert de lutte contre le réchauffement climatique. Le problème, c'est que 99% de la population se chauffe et cuisine au charbon!

(...)« Les Tchadiens doivent chercher d’autres formules pour faire la cuisine et oublier le charbon de bois et le bois de chauffe », a récemment déclaré Ali Souleyman Dabye, ministre de l’Environnement, à la presse, à N’Djamena. « Faire la cuisine est une nécessité fondamentale pour chaque foyer. D’un autre côté ...avec le changement climatique, chaque citoyen doit protéger son environnement »(...)

Je n'ai pas mené d'enquête, mais vous pouvez être certain que derrière cette mesure, se cache une ONG environnementale qui dicte ses lois meurtrières. Et vous pouvez être aussi sûr que cette même ONG milite contre le nucléaire, véritable source efficace et propre d'énergie! Les Tchadiens sont coincés!

(...) Le 14 janvier, les soldats de l’armée et la police ont dispersé la foule qui s’était réunie dans la capitale pour protester contre les mesures prises par le gouvernement, et plus généralement, contre le coût élevé de la vie, ont rapporté les habitants de la capitale.
« Ils ont frappé des manifestants, principalement des femmes », a indiqué Mme Narmadji, de l’association de femmes, qui faisait partie des manifestants.
« Tant que le gouvernement ne changera pas les choses, nous ne renoncerons pas », a-t-elle déclaré. « Mieux vaut mourir rapidement et en masse, plutôt que continuer à succomber d’une mort lente, comme nous le faisons actuellement ».


« Nous sommes déjà morts », a-t-elle finalement ajouté.


Effectivement, c'est l'objectif.



Pourquoi ? : "Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables objectifs"

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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 14:47
bali-summit-logo.gif    Le principe général du sommet climatique de Bali a été de faire avaler aux nations en voie de développement l'idée d'un marché des indulgences-carbone échangeables. Grossièrement, le système fonctionne ainsi : chaque pays reçoit pour l'année un nombre donné d'Indulgences-carbone, qu'il pourra soit utiliser soit vendre. S'il les utilise, il en dépensera d'autant plus que les systèmes énergétiques qu'il développera sur son territoire seront producteurs de CO2, et d'autant moins s'il choisit des filières énergétiques propres (et coûteusement inutiles) - s'il plante des éoliennes partout, il économisera ses indulgences.
    Le nucléaire est bien entendu exclu du système, ce serait trop facile.
    Pour les pays développés, le problème n'est pas d'économiser des indulgences, mais de s'en procurer pour se maintenir, puisqu'ils sont déjà producteurs excédentaires de CO2 par rapport aux quotas de Kyoto.
    Et pour les pays en développement, le problème est de se développer, alors qu'ils se retrouvent coincés entre l'enclume du plafond annuel CO2 et le marteau de la demande - agressive - d'indulgences-CO2 des pays développés. Les plus faibles se verront peut-être obligés d'accepter de vendre leurs indulgences en échange de systèmes énergétiques "propres" et nuls. En ethnologie, on appelle ça "préservation de la diversité culturelle", mais le sens commun utilise les termes d'"esclavage", "pillage" et "arriération".
    Les autres n'ont pas apprécié la tentative d'arnaque et ont fait une bronca, rapportée ci-dessous par l'ambassadeur du Pakistan et représentant des pays du G77, son excellence M. Munir Akram :

munir-akram.jpg    Les pays en développement du G77 ont été "menacés de sanctions commerciales" au cours des négociations de Bali sur l'avenir de la lutte contre le réchauffement, a indiqué vendredi en leur nom le représentant pakistanais Munir Akram.
    "Les pays en développement ont été soumis à de fortes pressions pour accepter des engagements et des obligations" de réductions de leurs émissions de gaz à effet de serre, mais "ils ont jusqu'à présent résisté à ces pressions et même aux menaces", a déclaré lors d'une conférence de presse M. Akram, dont le pays préside le G77.
    "Je n'ai pas entendu de menaces sur l'aide (au développement) mais j'ai entendu des menaces de sanctions commerciales", a-t-il précisé ensuite, en réponse à une question, sans toutefois identifier les auteurs de ces menaces.
    La conférence des Nations unies sur le climat, qui devait se clore vendredi à Bali, doit définir le cadre et le calendrier des négociations sur les suites à donner au protocole de Kyoto dont la première phase expire en 2012. Mais les négociations traînaient en longueur faute d'accord.
    Pour M. Akram, "il y aura bien un accord mais nous voulons nous assurer qu'il ne compromettra pas les objectifs de développement sociaux et économiques des pays en développement", a-t-il ajouté.
    Les pays industrialisés, seuls à ce jour soumis aux objectifs de réduction du Protocole de Kyoto, souhaitent voir les économies émergentes se rallier à leurs efforts.
    Mais les pays du G77 font valoir que des objectifs contraignants nuiraient à leur développement et attendent des pays riches qu'ils prennent d'abord des engagements forts pour l'avenir, en les renvoyant à leur responsabilité historique dans le réchauffement du climat depuis la révolution industrielle.
(lemonde.fr 14/12/07)

    Ils n'ont pas du tout apprécié la tentative, et sont partis à la bataille, avec l'appui de la Chine :

    Les représentants chinois, indien et pakistanais ont indiqué ne pas être satisfaits par certains mots employés dans la plus récente proposition de déclaration finale de la conférence.
    De surcroît, alors que l'Indonésie, hôte de la conférence, venait d'ouvrir une nouvelle session plénière, un délégué chinois s'est insurgé contre la tenue, au même moment, de discussions parallèles en présence du ministre indonésien des Affaires étrangères.
    Le délégué a accusé sur un ton énervé le secrétariat de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), présidée par le ministre indonésien de l'Environnement Rachmat Witoelar, d'être responsable de ce télescopage.
    "Je pense que le secrétariat a agi ainsi de façon intentionnelle et je pense qu'il ne s'agit pas seulement d'un problème de communication", a-t-il déclaré.
    "Je ne suis plus sûr que ce secrétariat soit notre secrétariat et j'exige des excuses", a-t-il ajouté.
    M. Witoelar a suspendu la séance pour permettre la poursuite des négociations en comité restreint. (lemonde.fr 14/12/07)

    Le représentant occidental fait sa crise :

    Le plus haut responsable de l'ONU pour le climat, Yvo de Boer, a craqué samedi à la tribune de la conférence de Bali et a quitté la salle après s'être exprimé avec des sanglots dans la voix.
    M. de Boer prenait la parole devant la session plénière de la conférence sur le climat de l'ONU, à l'issue d'un marathon éreintant de négociations tout au long de la nuit et après un ultime psychodrame qui a suscité plusieurs interruptions de séance.
    La conférence de Bali devait s'achever vendredi soir. (lemonde.fr 14/12/07)

    Aujourd'hui, c'est samedi, et toujours pas d'accord. Le refus d'objectifs chiffrés contraignants par la Chine, l'Inde et le Pakistan (et d'autres plus petits) bloque la signature d'un accord. La presse européenne met ce blocage sur le compte des Etats-Unis (bouh ! les méchants parfaits), pour essayer d'éviter que le vrai débat ne devienne public. L'AFP (la voix de son maître) constate :

    La dernière proposition d'accord sur l'avenir de la lutte contre le réchauffement, à Bali samedi, est vidée de toute référence chiffrée aux émissions polluantes et à la nécessité de les réduire d'ici 2020 ou 2050, a constaté l'AFP.
    Depuis le début de la semaine, Etats-Unis et Union européenne s'affrontaient sur la mention d'une fourchette à titre indicatif de -25 à -40% de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport à 1990.
    Par cette proposition de la présidence indonésienne, qui n'a pas encore été adoptée, la communauté internationale "reconnaît que des réductions sévères des émissions mondiales devront être conduites" et souligne "l'urgence" de lutter contre le changement climatique comme le préconisent des experts sur le climat.
    Une note en page de page renvoie au Troisième Chapitre du 4ème rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), intitulé "Atténuation du changement climatique".
    L'absence de référence chiffrée répond aux exigences des Etats-Unis qui considéraient qu'une fouchette, même à titre indicatif, puisse éventuellement "préjuger" d'engagements futurs. (Toujours lemonde.fr 14/12/07)

    Pour sauver la face, et signer un bout de papier - n'importe lequel - pour les photographes, l'on fait appel au haut-clergé ONUsien en la personne de Kar-Pett Ban-Ki-Moon, et autres Missi Dominici des anthropophages de Londres, et on lance des exhortations terribles :

    La session plénière de la conférence sur le climat de Bali a repris samedi en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, après que des pays émergents eurent soulevé des objections de dernière minute à un accord très âprement négocié.
    "Nous devons faire le dernier kilomètre de ce marathon éreintant, le kilomètre le plus crucial", a lancé devant les délégués le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono. "Ce qui est en jeu est trop important", a-t-il ajouté. (Encore lemonde.fr 14/12/07)

    On lache du lest, vite :

    NUSA DUA, Indonésie, 15 décembre - L'Union européenne a renoncé samedi à la conférence de Bali à ses objections sur la formulation d'un texte concernant le rôle des pays émergents dans la lutte contre le réchauffement climatiques.
    "Au nom de l'Union européenne, dans l'esprit de compromis (...) nous soutenons la proposition de l'Inde et du G77", a déclaré Humberto Rosé, négociateur de l'UE.
    La proposition du bloc de 150 pays émergents édulcore les actions que le projet de texte demande aux pays en développement d'envisager. (lemonde.fr ? Non : Reuters 15/12/07)

   Voilà, pour l'instant, c'est là qu'ils en sont.
    Mais tant que les nations du monde n'auront pas déclaré leur indépendance du système financier mondial, elles n'auront pas leur entière liberté. Protectionnisme, régulation bancaire et monétaire stricte, grands travaux, promotion culturelle, industrielle et scientifique, Justice dans les échanges internationaux, voilà ce qu'il faut. Les temps sont-ils mûrs pour une Renaissance Rooseveltienne ?

    Il y a 231 ans, Treize petites colonies, ayant reçu de la part de leur Souverain toutes les vexations possibles, en tirèrent une conclusion dramatique : Le 4 Juillet 1776 fut tiré contre la tyrannie et l'arbitraire un coup de canon dont l'écho résonne encore de nos jours, et qui reste source d'inspiration et de liberté.
    Bonne lecture.


En Congrès, le 4 Juillet, 1776
La Déclaration Unanime des Treize Etats Unis d'Amérique


D--claration-d-ind--pendance.jpg    Lorsque dans le cours des événements humains, il devient nécessaire pour un peuple de dissoudre les liens politiques qui l'ont attaché à un autre et de prendre, parmi les puissances de la Terre, la place séparée et égale à laquelle les lois de la nature et du Dieu de la nature lui donnent droit, le respect dû à l'opinion de l'humanité oblige à déclarer les causes qui le déterminent à la séparation.
 


    Nous tenons pour évidentes
pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu'une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l'abolir et d'établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l'organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur. La prudence enseigne, à la vérité, que les gouvernements établis depuis longtemps ne doivent pas être changés pour des causes légères et passagères, et l'expérience de tous les temps a montré, e n effet, que les hommes sont plus disposés à tolérer des maux supportables qu'à se faire justice à eux-mêmes en abolissant les formes auxquelles ils sont accoutumés.

 
 
 

    Mais lorsqu'une longue suite d'abus et d'usurpations, tendant invariablement au même but, marque le dessein de les soumettre au despotisme absolu, il est de leur droit, il est de leur devoir de rejeter un tel gouvernement et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à leur sécurité future. Telle a été la patience de ces Colonies, et telle est aujourd'hui la nécessité qui les force à changer leurs anciens systèmes de gouvernement. L'histoire du roi actuel de Grande-Bretagne est l'histoire d'une série d'injustices et d'usurpations répétées, qui toutes avaient pour but direct l'établissement d'une tyrannie absolue sur ces Etats.

 
 
 

    Pour le prouver, soumettons les faits au monde impartial :

 
 
 

    Il a refusé sa sanction aux lois les plus salutaires et les plus nécessaires au bien public.

 
 
 

    Il a défendu à ses gouverneurs de consentir à des lois d'une importance immédiate et urgente, à moins que leur mise en vigueur ne fût suspendue jusqu'à l'obtention de sa sanction, et des lois ainsi suspendues, il a absolument négligé d'y donner attention. 

 
 
 

    Il a refusé de sanctionner d'autres lois pour l'organisation de grands districts, à moins que le peuple de ces districts n'abandonnât le droit d'être représenté dans la législature, droit inestimable pour un peuple, qui n'est redoutable qu'aux tyrans.

 
 
 

    Il a convoqué des Assemblées législatives dans des lieux inusités, incommodes et éloignés des dépôts de leurs registres publics, dans la seule vue d'obtenir d'elles, par la fatigue, leur adhésion à ses mesures. A diverses reprises, il a dissous des Chambres de représentants parce qu'elles s'opposaient avec une mâle fermeté à ses empiétements sur les droits du peuple. Après ces dissolutions, il a refusé pendant longtemps de faire élire d'autres Chambres de représentants, et le pouvoir législatif, qui n'est pas susceptible d'anéantissement, est ainsi retourné au peuple tout entier pour être exercé par lui, l'Etat restant, dans l'intervalle, exposé à tous les dangers d'invasions du dehors et de convulsions au-dedans.

 
 
 

    Il a cherché à mettre obstacle à l'accroissement de la population de ces Etats. Dans ce but, il a mis empêchement à l'exécution des lois pour la naturalisation des étrangers; il a refusé d'en rendre d'autre s pour encourager leur émigration dans ces contrées, et il a élevé les conditions pour les nouvelles acquisitions de terres. Il a entravé l'administration de la justice en refusant sa sanction à des lois pour l'établisse ment de pouvoirs judiciaires.

 
 
 

    Il a rendu les juges dépendants de sa seule volonté, pour la durée de leurs offices et pour le taux et le paiement de leurs appointements.

 
 
 

    Il a créé une multitude d'emplois et envoyé dans ce pays des essaims de nouveaux employés pour vexer notre peuple et dévorer sa substance. Il a entretenu parmi nous, en temps de paix, des armées permanentes sans le consentement de nos législatures. Il a affecté de rendre le pouvoir militaire indépendant de l'autorité civile et même supérieur à elle. Il s'est coalisé avec d'autres pour nous soumettre à une juridiction étrangère à nos Constitutions et non reconnue par nos lois, en donnant sa sanction à des actes de prétendue législation ayant pour objet : de mettre en quartier parmi nous de gros corps de troupes armées; de les protéger par une procédure illusoire contre le châtiment des meurtres qu'ils auraient commis sur la personne des habitants de ces Etats; de détruire notre commerce avec toutes les parties du monde; de nous imposer des taxes sans notre consentement; de nous priver dans plusieurs cas du bénéfice de la procédure par jurés; de nous transporter au-delà des mers pour être jugés à raison de prétendus délits; d'abolir dans une province voisine le système libéral des lois anglaises, d'y établir un gouvernement arbitraire et de reculer ses limites, afin de faire à la fois de cette province un exemple et un instrument propre à introduire le même gouvernement absolu dans ces Colonies; de retirer nos chartes, d'abolir nos lois les plus précieuses et d'altérer dans leur essence les formes de nos gouvernements ; de suspendre nos propres législatures et de se déclarer lui-même investi du pouvoir de faire des lois obligatoires pour nous dans tous les cas quelconques.

 
 
 

    Il a abdiqué le gouvernement de notre pays, en nous déclarant hors de sa protection et en nous faisant la guerre. Il a pillé nos mers, ravagé nos côtes, brûlé nos villes et massacré nos concitoyens. En ce moment même, il transporte de grandes armées de mercenaires étrangers pour accomplir l'oeuvre de mort, de désolation et de tyrannie qui a été commencée avec des circonstances de cruauté et de perfidie dont on aurait peine à trouver des exemples dans les siècles les plus barbares, et qui sont tout à fait indignes du chef d'une nation civilisée. Il a excité parmi nous l'insurrection domestique, et il a cherché à attirer sur les habitants de nos frontières les Indiens, ces sauvages sans pitié, dont la manière bien connue de faire la guerre est de tout massacrer, sans distinction d'âge, de sexe ni de condition.

 
 
 

    Dans tout le cours de ces oppressions, nous avons demandé justice dans les termes les plus humbles ; nos pétitions répétées n'ont reçu pour réponse que des injustices répétées. Un prince dont le caractère est ainsi marqué par les actions qui peuvent signaler un tyran est impropre à gouverner un peuple libre.

 
 
 

    Nous n'avons pas non plus manqué d'égards envers nos frères de la Grande-Bretagne. Nous les avons de temps en temps avertis des tentatives faites par leur législature pour étendre sur nous une injuste juridiction. Nous leur avons rappelé les circonstances de notre émigration et de notre établissement dans ces contrées. Nous avons fait appel à leur justice et à leur magnanimité naturelle, et nous les avons conjurés, au nom des liens d'une commune origine, de désavouer ces usurpations qui devaient inévitablement interrompre notre liaison et nos bons rapports. Eux aussi ont été sourds à la voix de la raison et de la consanguinité. Nous devons donc nous rendre à la nécessité qui commande notre séparation et les regarder, de même que le reste de l'humanité, comme des ennemis dans la guerre et des amis dans la paix.

 
 
 
    En conséquence, nous, les représentants des Etats-Unis d'Amérique, assemblés en Congrès général, prenant à témoin le Juge suprême de l'univers de la droiture de nos intentions, publions et déclarons solennellement au nom et par l'autorité du bon peuple de ces Colonies, que ces Colonies unies sont et ont le droit d'être des Etats libres et indépendants; qu'elles sont dégagées de toute obéissance envers la Couronne de la Grande-Bretagne; que tout lien politique entre elles et l'Etat de la Grande-Bretagne est et doit être entièrement dissous; que, comme les Etats libres et indépendants, elles ont pleine autorité de faire la guerre, de conclure la paix, de contracter des alliances, de réglementer le commerce et de faire tous autres actes ou choses que les Etats indépendants ont droit de faire; et pleins d'une ferme confiance dans la protection de la divine Providence, nous engageons mutuellement au soutien de cette Déclaration, nos vies, nos fortunes et notre bien le plus sacré, l'honneur.

 

 
Traduction de Thomas Jefferson.
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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 16:34
    Les grandes manoeuvres sont en cours chez les anthropophages de Londres et leurs serviteurs, pour savoir qui contrôlera  la nouvelle bulle spéculative des droits à émettre du CO2. C'est le but unique du souk climatique de Bali, d'ailleurs.
gore-bankimoon.jpg
    Tout le monde s'y met, à commencer par le lâche Ban-Ki-Moon, dont on voit bien ainsi qu'il n'a pas été nommé secrétaire général de l'ONU par un heureux hasard ou par la logique du consensus mou, mais en fonction d'un agenda.

    Ce nouveau marché, auquel participe cette nouvelle génération de fonds qui se nomment - eux-mêmes - "éthiques",  tente d'établir à l'échelle planétaire une autorité contrôlant la production de CO2 par les nations, selons les mécanisme du Marché (le Parfait, le Pourvoyeur, l'Eternel, l'Incommensurable) tel qu'on les enseigne dans toutes les institutions de "sciences économiques" du monde occidental, et ailleurs aussi malheureusement.
    L'on peut donc s'attendre à une intensification de la propagande de la part des serviteurs de la peste verte, et aux apparitions multiples et variées de nouvelles taxes et impôts sur la production de CO2 (vignette verte, taxe sur le tri, et tutti quanti) en vue de financer cette nouvelle folie génocidaire.
    Voici donc la dernière déclaration de l'empesteur vert N°1, l'ex-inventeur d'internet, l'ex-futur président des USA, le Iago de l'administration Clinton, le promoteur du SIDA en Afrique, le "dérangeur de vérité" oscarisé, l'actuel dirigeant d'un fond "éthique" spécialisé dans le "carbon trade" et premier anthropophage à avoir jamais été décoré de la médaille du prix Nobel de la Paix (Urk !), j'ai nommé Al Gore :

al-gore-pooping-green-pest.jpg    L'ancien vice-président américain Al Gore, colauréat du prix Nobel de la paix, a estimé dimanche à Oslo que les mécanismes de l'économie de marché pouvaient être les meilleurs outils pour lutter contre le changement climatique en permettant de "donner un prix" au CO2.
    A la veille de la remise du Nobel qui lui a été conjointement attribué avec le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), M. Gore a plaidé pour l'instauration d'un marché carbone à l'échelle mondiale et pour la mise en place d'une taxe carbone.
    "Les marchés distribuant plus d'argent en une heure que les gouvernements du monde entier ne le font en un an, nous devons trouver un moyen d'exploiter l'énergie et la vitalité du marché pour aider à réduire les émissions de CO2", a dit l'ancien vice-président, candidat malheureux à la Maison Blanche en 2000.
    "Il nous faut mettre un prix sur le carbone", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'Institut Nobel d'Oslo, une ville où - signe peut-être du réchauffement climatique - la neige a fait une timide et tardive apparition dimanche.

    Un petit apparté : dans les écoles d'économie depuis longtemps déjà, on apprend que seul ce qui est rare a un prix. D'ou le corollaire : créez la rareté ! Et si vous ne pouvez créer cette rareté, imposez une législation draconienne sur l'usage de la substance concernée, accompagnée de la vente de droits.
    C'est par cette tyrannie que l'Empire Britannique a perdu ses treizes colonies d'Amériques. Espérons que la fraude climatique aura le même effet sur les nations émergentes.

    Le dioxyde de carbone (CO2) est le principal gaz à effet de serre parmi les gaz accusés d'être à l'origine du changement climatique.
    Récompensé par le comité Nobel pour avoir tiré la sonnette d'alarme sur le changement climatique avec son documentaire "Une vérité qui dérange", M. Gore préconise la mise en place d'un marché mondial des émissions de CO2, à l'instar de celui qui existe déjà dans l'Union européenne.
    Imaginé par les pays signataires du protocole de Kyoto, le marché du carbone permet d'échanger des permis d'émission, ou "droits à polluer" : il vise à endiguer les émissions de CO2, en imposant des quotas aux pollueurs tout en leur permettant d'acheter des droits d'émission à ceux qui polluent moins.
    "Je suis ardemment favorable à une taxe carbone, d'un montant élevé et dont les recettes seraient rendues aux gens sous la forme d'un rabais progressif qui décourage les émissions de CO2", a aussi déclaré M. Gore, en précisant qu'un tel mécanisme n'accroîtrait pas la pression fiscale.
    Il s'agit là aussi de "donner un prix" à la pollution de l'atmosphère, en taxant les produits en fonction de leurs émissions en CO2.
    M. Gore, 59 ans, a souligné que les pays les moins affectés par le réchauffement climatique se devaient d'être solidaires avec les Etats les plus vulnérables, souvent déjà pauvres, citant Martin Luther King qui disait qu'"une injustice commise quelque part est une menace pour la justice partout".
    "De la même façon, l'augmentation des émissions de CO2 quelque part représente une menace pour l'avenir de la civilisation dans le monde entier", a-t-il affirmé.
    Président du Giec, une émanation de l'ONU qui partage le Nobel pour son travail de documentation du réchauffement planétaire et de ses conséquences dramatiques, l'Indien Rajendra Pachauri s'est pour sa part dit optimiste sur l'issue de la conférence de Bali.
    La communauté internationale est actuellement réunie sur l'île indonésienne pour tenter de s'entendre sur une feuille de route de négociations en vue d'un accord de réduction des gaz à effet de serre visant à prolonger au-delà de 2012 les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto.
    "Les données scientifiques sur le changement climatique sont de mieux en mieux comprises (...) Les signaux émanant des dirigeants réunis là-bas sont très clairs: le temps des questions est terminé, ce dont nous avons besoin maintenant, c'est des actes", a-t-il dit.
    MM. Gore et Pachauri, au nom du Giec, recevront le Nobel --un diplôme, une médaille d'or et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (environ 1,1 million d'euros)-- lundi.     AFP 09/12/2007

gen-invest-man-gore.jpg
    Il est bien malin, Al Gore. Dans cette affaire, il est juge et partie car avec son fond Generation Investment Management créé et soutenu par Goldman Sachs, par ailleurs détenteur majoritaires du Chicago Climate Exchange (CCX), il est leader du marché si les gouvernements acceptent le principe des autorisations annuelles échangeables d'émissions de CO2. J'ai entendu dire que le gentil photographe moustachu qui s'extasie devant les fours à pain en terre cuite et les foyers chauffés à la bouse de vache séchée en a fondé un aussi. Il s'appelle Yann Tartuffe-Bertrand, je crois, ce gentil photographe.
    Le nom du film écolocatastrophe de Al Gore aurait du être : "Une Vérité qui m'arrange".
    Si tout cela arrive à maturité, les nations en voie de développement peuvent oublier leur souveraineté, et d'ores et déjà accepter leur rôle colonial de fournisseur de matières premières et agricoles ; ou alors déclarer leur indépendance des lois du marché, comme l'ont fait l'Argentine, la Malaisie ou le Zimbabwe - ou les Treizes Colonies en 1776 - par exemple, et se battre pour leur liberté et l'avenir de leur peuple.
    Mais il y a des opposants sérieux qui se font entendre, et dont la voix commence à percer le brouhaha de la meute. Par exemple, le Lord Monckton, Vicomte Monckton de Brenchley, membre de la Chambre des Lords et expert scientifique des fraudes scientifiques (comme quoi même un Lord, ça peut servir), ferraille dur et recentre le débat sur la question génocidaire :

Manipulation politique malhonnête de la science du réchauffement global
Christopher Monckton, Denpasar, Bali - 5 décembre 2007

lord-monckton.jpg     En tant que contributeur du rapport 2007 du GIEC, je partage le prix Nobel de la Paix avec Al Gore. Cependant, avec un grand nombre de mes pairs de la Chambre des Lords Britannique- de part son hérédité le plus indépendant des législateurs - je me trouve en désaccord profond sur des questions scientifiques fondamentales autant avec le GIEC qu'avec le film alarmiste de mon co-lauréat, "Une Vérité qui Dérange", qui a gagné cette année l'Oscar de la meilleure comédie dramatique de science-fiction.
    Deux enquêtes détaillées réalisées par des comités de la Chambre confirment que le GIEC a délibérément, constamment et prodigieusement exagéré non seulement l'effet des gazs à effet de serre sur la température mais aussi les conséquences environnementales d'un climat plus chaud.
    Ma contribution au rapport 2007 illustre le problème scientifique. Le premier tableau de courbes du rapport - inséré par les bureaucrates du GIEC après que les scientifiques aient finalisé la rédaction, et sans leur consentement - listait quatre motifs d'augmentation du niveau des mers. Les bureaucrates avaient multiplié l'effet de la fonte des glaces du Groenland et de la banquise antarctique ouest par 10.
    Le résultat de cette manipulation politique malhonnête de la science fut que la somme des effets des quatre motifs du tableau incriminé dépassait de plus du double le total publié par le GIEC. Jusqu'à ce que j’écrive pour souligner ce point, personne ne l'avait noté. Le GIEC, après réception de ma lettre, corrigea, déplaça et renomma discrètement le tableau erroné, postant la nouvelle version sur Internet, et me fit gagner ainsi mon prix Nobel.
    Les habitants des plages de Bali n'ont pas à s'inquiéter pour leurs maisons. Le GIEC déclare à présent que l'apport combiné des deux immenses couches de glaces à la hausse des niveaux maritimes sera inférieure à sept centimètres sur les cent prochaines années, et non sept mètres demain, et que la couche de glace groenlandaise (qui a épaissi de 50 cm entre 1995 et 2005) ne risque de fondre qu'après plusieurs millénaires, probablement de causes naturelles, comme cela a été le cas il y a 850 000 ans. Gore, soutenu dans le mensonge par la bureaucratie du GIEC, a exagéré d'un facteur 100.
    Récemment, un juge de Haute Cour du Royaume-Uni donna une liste de neuf des 35 erreurs scientifiques majeures du film de Gore, déclarant qu'elles devaient être corrigées avant que d'innocents écoliers puissent y être exposés. L'exagération de Gore sur la hausse de niveau maritime en était une.
    Les autres erreurs, colportées à la conférence de Bali, sont que le "réchauffement global" d'origine humain menace de disparition les ours blancs et les récifs coralliens, a causé l'ouragan Katrina, a évaporé le lac Tchad, a étendu le Sahara (alors qu'en fait il rétréci), etc.
    Au coeur même des calculs du GIEC rôde une erreur plus sérieuse que les précédentes. Le GIEC dit :" Le forçage radiatif du CO2 s'est accru de 20% au cours des 10 dernières années (1995-2005)." Le forçage radiatif mesure l'accroissement de l'énergie radiante dans l'atmosphère, et par conséquent sa température. La concentration atmosphérique de CO2 en 1995 était de 360 Parties Par Million. En 2005 elle s'était accru de juste 5%, à 378 ppm. Mais chaque nouvelle molécule de CO2 dans l'air cause un accroissement de l'énergie radiante moindre que la précédente, de sorte que le véritable accroissement du forçage radiatif était de 1%, et non 20%. Le GIEC a exagéré 20 fois l'effet du CO2.
    Pourquoi une si grande et si cruciale exagération ? Réponse : le GIEC a renié la physique fondamentale - l'équation de Stefan-Boltzman - qui converti l'énergie radiante en température. Sans cette équation, aucun calcul sensé sur les effets de la radiance sur la température ne peut être réalisé. Et pourtant les 1600 pages du rapport du GIEC ne le mentionnent pas une fois.
    Le GIEC connaît l'équation, bien sûr. Mais elle dérange. elle impose une limite stricte (et très basse) sur la quantité de gaz à effet de serre capable d'augmenter la température. A la surface de la Terre, vous pouvez ajouter autant de gaz à effets de serre que vous voulez (forçage de "surface"), la température ne réagira qu'imperceptiblement.
    C'est pourquoi tous les modèles informatiques du GIEC prédisent qu'à 10 kilomètres au-dessus de Bali, dans la troposphère supérieure tropicale, la température devrait augmenter deux à trois fois plus vite qu'à la surface. Sans ce "point chaud" troposphérique tropical, la loi Stefan-Boltzman garantit que la température de surface ne peut changer beaucoup.
    Nous avons mesuré depuis un demi-siècle les températures de la troposphère supérieure : celles-ci n'ont pas changé plus vite que celles de la surface. Le GIEC le sait aussi, c'est pourquoi il décrète tout simplement que ses prédictions informatiques sont vraies et que les mesures effectuées dans le monde réel sont fausses. La prochaine fois que vous entendrez un bureaucrate scientifiquement ignorant déclarer "la science est établie", rappelez-vous cet échec vital à confirmer les prédictions informatiques du GIEC par des mesures expérimentales. Toute la théorie du GIEC est fondée sur la supposition que les points chauds inexistants pourraient exister.
    Même si les exagérations de Gore et du GIEC étaient vraies, ce qu'elles ne sont pas, la tentative d'atténuer le changement climatique en essayant de réduire nos émissions, à l'aide d'un système d'échange du carbone et autres interférences coûteuses du marché, aurait des conséquences réduisant à rien un possible bénéfice climatique.
    La communauté internationale, imitant les lemmings, s'est déjà par le passé précipitée par deux fois du haut de la falaise. Il y a vingt ans, les Nations-Unies décidèrent de ne pas considérer que le SIDA était une infection mortelle. Les porteurs de la maladie ne furent ni identifiés ni isolés. Résultat : 25 millions de morts dans les pays pauvres.
    Il y a vingt-cinq ans, le monde décida d'interdire le DDT, seul agent efficace contre la malaria. Résultat : 40 millions de morts dans les pays pauvres. L'Organisation Mondiale de la Santé a levé cette interdiction le 15 septembre de l'année dernière, et recommande dorénavant l'usage du DDT pour contrôler la malaria. Le docteur Atara Kochi de l'OMS déclara qu'il ne tolérerai plus que la politique se mette en travers du chemin de la science et des faits. A cela je dis Amen.
    Si nous décidons de mettre en oeuvre les décisions héroïques stupides qui sont actuellement discutées à Bali, ce seront encore une fois les peuples les plus pauvres de la planète qui en mourront silencieusement par dizaines de millions, cette fois ci par manque de chaleur, d'éclairage, d'énergie et de soins médicaux, choses qu'en Occident nous bénéficions depuis assez longtemps pour les tenir pour garanties.
    Si nous leur interdisons la croissance à base de carbone fossile dont nous avons bénéficié, ils resteront pauvres et, paradoxalement, leur population continuera à croître, augmentant ainsi énormément l'empreinte carbone de l'humanité à long terme.
    Pendant qu'ils meurent, et alors que les températures globales continuent de refuser d'augmenter selon les prédictions risiblement exagérées du GIEC, la rhétorique auto-congratulatoire qui est la marque de ces Nations-Unies corrompues, coûteuse et dorénavant inutile, sera de nouveau répétée quasi-unanimement par les journalistes et les politiciens paresseux et sans esprit - ceux-là mêmes qui auraient du faire leur devoir envers les pauvres depuis longtemps mais qui de nouveau, pour la troisième fois en trois décennies, refusent de parler pour ceux qui sont sur le point de mourir.
    Cher co-conférenciers, il n'y a pas de crise climatique. La réponse politique correcte à un non-problème est d'avoir le courage de ne rien faire. Prenez courage ! Ne faites rien, et sauvez les pauvres du monde d'un autre cruel massacre ONUsien.

    La traduction et les passages en gras sont de votre serviteur. L'original est ici
    Et voici en réponse le travail exemplaire des courageux journalistes de l’AFP – en quelque sorte la preuve par l’exemple - avec le mot-symbole d'appel à la curée (devinez lequel) :

A Bali, le Vicomte de Monckton of Brenchley appelle à «ne rien faire»
AFP
LIBERATION.FR : mercredi 12 décembre 2007

    Le vicomte Monckton of Brenchley, célèbre «négationniste» du réchauffement climatique, appelle mercredi les 130 ministres rassemblés à la conférence de l’ONU de Bali à «avoir le courage de ne rien faire».
      Pour le troisième vicomte de Brenchley : «Le climat est un non-problème» et «la solution à un non-problème est de ne rien faire».
      Cet aristocrate britannique, ancien conseiller de l’ex-Premier ministre britannique Margaret Thatcher, mène une campagne ardente dans les conférences internationales sur le climat contre les conclusions des experts du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec).
      Des centaines de scientifiques et de responsables gouvernementaux ont affirmé cette semaine à Bali qu’il était urgent d’agir pour juguler le réchauffement causé par la hausse des gaz à effet de serre.
      Le vicomte Monckton of Brenchley, de son côté, distribuait mercredi des centaines de communiqués et de DVD expliquant qu’il n’y a «pas de changement statistiquement significatif du réchauffement». Affirmant s’appuyer sur les études de «la vaste majorité des scientifiques», il est devenu la bête noire des ONG.

    C'est une merveille, la presse libre !!!
 

Pour en savoir plus : 
"Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables objectifs"
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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 08:00
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Aujourd'hui, nous allons mettre à jour notre anti-virus et tenter de décrypter les discours nauséabonds et cyniques de nos nouveaux "experts" du climat. Ces extraits proviennent d'un article publié dans Contre Info, "Afrique : La production alimentaire pourrait baisser de moitié d’ici 2020".



Pour commencer, et pour bien nous faire peur, un petit résumé de l'article qui annonce la couleur:

Le changement climatique pourrait gravement compromettre la sécurité alimentaire en Afrique et réduire de moitié sa production alimentaire à l’horizon de l’an 2020, selon des spécialistes du changement climatique.

Ces projections sont consignées dans un rapport publié à Londres par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Notez que ces "spécialistes du changement climatique" sont payés pour nous faire peur. Imaginez un de ces experts nous dire: "Heu, en fait, non, y'a pas vraiment de problème. L'homme va certainement pouvoir maîtriser ces changements climatiques et en fait, c'est pas si grave que ça" . Impossible, il serait ridicule (et renvoyé sur le champ).


Dans le même esprit, continuons de découvrir notre article:

Près de 25 pour cent de la population d’Afrique - soit environ 200 millions d’habitants - n’ont pas accès à l’eau potable ; et ce nombre devrait augmenter de 50 millions d’ici à 2020, et plus que doubler dans les années 2050, selon le rapport.

Remarquez ici l'extraordinaire fatalisme de nos experts. En 2050 (dans 43 ans!), il y aura encore moins d'eau pour les africains. Moi, si je suis africain, et que je lis ça, je pleure.
Eh bien oui, l'Afrique est condamnée, c'est comme ça, autant s'y faire. Les prévisions sont formelles, les modèles arithmétiques ne se trompent jamais. On a l
a désagréable impression d'assister froidement à une expérience scientifique sur de la matière quelconque ou sur des bestioles en danger. A aucun moment ces experts ne seront capables d'imaginer une révolution technologique et infrastructurelle en Afrique qui serait capable de changer la vie de millions de personnes. Non, c'est bien trop optimiste. Trop beau.


Et c'est là qu'intervient M. Parry, qui co-présidait le groupe de travail du GIEC. Cet homme aime bien enfoncer des clous:

" Il est trop tard pour éviter toutes les conséquences du changement climatique", a prévenu M. Parry. "Aujourd’hui, il nous faut choisir entre un monde sinistré et un monde complètement sinistré".

Bon. Pas le choix. C'est comme ça. Pas de solution. Ils sont foutus. Faut faire avec. Tant pis.


Mais heureusement, M. Parry et ses amis ont quand même décidé de prendre les choses en main et d'apporter des solutions:

M. Parry a appelé les pays industrialisés à prendre part cette semaine à une conférence historique (sic) - "Solutions aux changements climatiques en Afrique" - à l’Assemblée générale des Nations Unies, afin d’aider les pays en voie de développement à s’équiper en technologies leur permettant de développer des sources d’énergie alternatives plus écologiques, telles que l’énergie solaire.

Alors là, moi je me demande, pourquoi les pays pauvres doivent toujours obligatoirement avoir droit à des technologies "ALTERNATIVES"? Hein, pourquoi? Pourquoi les obliger à alimenter leurs hôpitaux ou leurs usines avec du solaire alors que l'on sait pertinemment que ce n'est pas suffisant? Hein, pourquoi? Et les trains, ça marche avec des petits moulins à vent sur les wagons ou des panneaux solaires sur le toit? Nous, les gens riches, on a le nucléaire. Mais là-bas, non, surtout pas, on préfère bricoler avec nos bon vieux phantasmes de bobos.


Mais continuons un peu, ça devient presque drôle. Nos experts ont trouvé LA solution miracle pour le problème majeur de l'eau en Afrique:

A cet effet, le rapport du GIEC recommande la mise en place de systèmes de récupération d’eaux pluviales pour appuyer les agricultures trop dépendantes de la pluviométrie.

Rappelons que nos "experts" ont normalement fait pas mal d'études et qu'ils ont un cerveau qui fonctionne plutôt correctement. Revenons à nos moutons: c'est bien connu, en Afrique, il pleut tout le temps, surtout dans la zone sahélienne (au Nord). Donc, pour arroser le maïs, on récupère l'eau de pluie. Fastoche!
Soyons sérieux, cette solution, en plus d'être ridicule et inefficace, est dangereuse. L'Afrique a besoin de mieux que ça : on peut ici penser aux grands barrages, ou encore à l'énergie nucléaire, capable de dessaler l'eau de mer. C'est possible et ça marche. Lire ici.


Pour terminer, voici l'inévitable caution scientifique, irréfutable et toute puissante:


Créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale et le Programmes des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le GIEC est l’organisme qui fait autorité en matière de changement climatique. Le panel, qui se compose des meilleurs experts mondiaux, analyse les données scientifiques, techniques et socioéconomiques.




Quelques lectures pour approfondir ce sujet:

* Contre les prêcheurs de l'apocalypse.

* Malthusianisme et génocide

* Tuez-les tous!

*
"Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables objectifs"


secheresse.jpgLe rapport du GIEC recommande la mise en place de systèmes de récupération d’eaux pluviales

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