Jeudi 22 juin 2006
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"Si tous les habitants du globe atteignaient le niveau de vie d'un occidental, il faudrait
cinq à six planètes supplémentaires".
Cette phrase, vous l'avez sûrement lue ou entendue quelque part. A force de la voir répétée dans la plupart des médias
consensuels, elle est devenue évidente et irréfutable pour beaucoup de monde. Pourtant cette affirmation est fausse. Fausse et surtout dangereuse.
L'apparition de ce genre d'ânerie a débuté dans les années 1970, au moment où étaient publiés les rapports "du Club de Rome, Halte à la Croissance, et La
bombe de la démographie, qui répandaient dans la population un nouveau pessimisme culturel, s'inspirant des « luddites » briseurs de
machines dans l'Angleterre du XIXe siècle. Les intérêts financiers qui contrôlaient le Club de Rome lancèrent une idéologie malthusienne et post-industrielle afin de briser le développement économique du tiers-monde. Cela représentait une menace insupportable pour leur pouvoir, basé sur la rente financière
et le contrôle des matières premières." (source: Fusion).
L'idée de base, relayée par les médias, c'est
que le développement est dangereux, la science incontrôlable et que l'homme, dans sa folie créatrice, n'est qu'un vilain parasite qui ne pense qu'à
détruire la planète.
Mais revenons à notre sentence du début: "Si tous les habitants du globe atteignaient le
niveau de vie d'un occidental, il faudrait cinq à six planètes supplémentaires". La conséquence logique de cette affirmation, c'est d'interdire l'accès aux technologies modernes pour les pays
"émergents" et de les maintenir dans un état d'apartheid technologique et économique. On devine ici la grande hypocrisie de cette idée du "modèle de
développement occidental". Posons nous sérieusement la question: qu'est-ce-que le niveau de vie moyen d'un occidental? Des hôpitaux modernes et sûrs, des transports rapides et fiables, de
l'énergie en quantité suffisante, de l'eau pour tous, une agriculture productive de qualité et une recherche scientifique innovante. Notons au passage que la politique économie ultra-libérale de
ces trente dernières années a souvent réduit le niveau de vie des pays dits "civilisés". Derrière cette idéologie
se cache en réalité une forme de racisme qui considère que "ces pays-là" n'ont pas besoin de développement technologique, que ce n'est pas dans leur
tradition ou leur culture. C'est bien connu, "les noirs ont le rythme dans la peau, la peau sur les os et les os dans le nez" (Desproges). A ce sujet, il est bon de lire les biographies et les
textes de quelques héros africains qui souhaitaient un vrai développement économique et technologique pour leurs pays. Citons, pour parler de l'Afrique, Patrice Lumumba, Cheikh Anta Diop ou N'Krumah.
Le rêve d'agriculture de nos bobos-écolos-obscurantistes
L'autre grande erreur de ce nouveau malthusianisme, c'est de ne pas prendre en
compte la créativité humaine. En effet, dans une économie "saine", une grande partie des crédits est detinée à la recherche scientifique et technologique.
Il est ainsi possible de résoudre des problèmes qui pouvaient, jusque-là, sembler insolubles. C'est tout simplement l'histoire de l'humanité et de ses successions de découvertes. Avec une réelle
volonté politique internationale, nous pourrions résoudre rapidement les plus grands problèmes mondiaux. Avec le nucléaire, nous pourrions fournir au
monde entier de l'énergie (base indispensable d'un vrai développement économique et social) et aussi dessaler l'eau de mer
pour résoudre en grande partie le problème effroyable de l'eau. Des voies de transports
rapides permettraient de désenclaver certaines régions du monde et de créer un
dialogue économique et culturel entres pays. De grandes avancées sont encore à venir dans l'agriculture (aéroponique, hydroponique..), la santé, etc. Nous
pouvons, sans problème, faire vivre la planète entière dans des conditions dignes et humaines. Résoudre le problème des guerres et du terrorisme, c'est d'abord un vrai plan Marshall pour les pays qui souffrent. Pas besoin de revenir à l'âge des cavernes ("back to the trees!"), de liquider les deux tiers de l'humanité ou
d'envoyer une armée de "libérateurs" comme en Irak. La paix par le développement économique, voilà la solution.
Ce qui caractérise l'homme, c'est sa capacité à transformer l'univers par un acte créateur. L'histoire de l'humanité est
faite d'individus qui ont permis aux hommes de vivre mieux, plus longtemps, plus nombreux. Nier ce pouvoir de transformation, c'est nier ce qui distingue l'homme du bonobo. Il y a eu des âges "d'or" et des âges des "ténèbres", ce n'est pas un phénomène linéaire ou cyclique, car l'homme est
capable, grâce à son libre-arbitre, de déterminer le futur de l'humanité.
Contre le pessimisme culturel et scientifique, soyons vigilants.
"Back to the trees!":
Le mouvement pour la décroissance milite pour un retour aux âges des cavernes et pour maintenir la moitié de la
planète dans un état d'apartheid technologique.
Une définition du malthusianisme (Wikipédia): Le malthusianisme est une politique prônant la restriction démographique, inspirée par les travaux de
l'économiste britannique Thomas Malthus (1766–1834). Le terme est utilisé pour la première fois par Pierre Joseph Proudhon en 1849.
A l'origine, doctrine hostile à l'accroissement de la population d'un territoire ou d'un État, et préconisant la restriction volontaire de la natalité. Le mot
"malthusianisme" désigne aussi par extension toute attitude craintive devant la vie et le développement.
Pour creuser le sujet : "Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables
objectifs"
Publié dans : Science et Nature
Par kévin
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