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Tuez-les tous!

Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 23:05
The-Economist.jpg    Ceux qui suivent, même si c'est difficile, l'actualité stratégique financière, savent que ce n'est pas la Grèce qui est en faillite, ni l'Espagne, ni l'Irlande ou le Portugal : ce sont les banques internationales, au premier rang desquelles se trouvent la Banco Santander et la Royal Bank Of Scotland.

   Ce qui est en jeu, dans cette nouvelle phase de la crise, c'est ce que l'on appelle la "dette souveraine", c'est-à-dire le rembousement des emprunts fait par les états européens auprès des banques privées internationales (puisque la porte de la BCE leur est fermée selon le traité de Lisbonne), emprunts qui furent souvent accordés après camouflage des déficits abyssaux de chacunes des nations, sans exception. Voyez donc ce scandale du camouflage de la dette grecque par Goldman Sachs.

   Or donc, si crise il y a, elle est du côté des banques, qui ont des comptes nettement plus trafiqués que leurs clients, et qui dépendent pour leur survie immédiate de leurs renflouements et de leurs solvabilités. De renflouement, il n'est plus question bien sûr, vu la profondeur de nos déficits ; quant à la capacité de remboursement des états, hé bien, elle n'existe plus non plus, puisque le trafic des comptes publics par les gouvernements conseillés par des banquiers intéressés a rendu invisible des déficits pourtant très réels, qui rendent impossible tout paiement sans mettre le pays en faillite.

   Le Portugal, l'Irlande, l'Italie, la Grèce et l'Espagne (les PIIGS, ou le "Club Med"), auxquels il faut ajouter le Brésil, où Santander est dominant, sont dans cette situation. Les banques britanniques sont en mode panique, donc, car le noeud coulant de la faillite vient de se serrer brutalement autour de leur cou. Et quand les banquiers sont menacés, ils deviennent menaçants ! Il faut payer la dette, à n'importe quel prix, même s'il faut massacrer les peuples !

   C'est ce qu'exprime un article de The Economist, le journal de la City, sous le titre "La biodiversité à portée de canon", qui confirme la collusion entre la haute finance et les mouvement écologistes, en particulier les mouvements proto-terroristes de la "Deep Ecology".

   C'est le site de Solidarité et Progrès, encore une fois, qui signale cette nouvelle menace de la City, dans l'article qui suit :


 Réflexion à la City : comment causer une « dépopulation rapide et profonde » ?
15 février 2010 - 20:50

15 février 2010 (Nouvelle Solidarité) – En pleine bataille pour sauver leur empire financier chancelant, les intérêts financiers britanniques appellent l’écologie malthusienne à leur secours. Dans un article intitulé « La biodiversité à portée de canon », le magazine de la City de Londres, The Economist, le dit clairement : « La dure réalité, c’est qu’il semble que la mort violente et arbitraire soit le moyen de conservation de la nature le plus économique inventé jusqu’ici. »

L’auteur (toujours anonyme chez The Economist) part d’un simple constat : « Il y a encore des parcs naturels involontaires, pour reprendre le terme de l’écrivain et futuriste Bruce Sterling, qui permettent d’illustrer ô combien la nature fait bien lorsque l’on exclut les êtres humains de l’équation (…) la zone démilitarisée entre les deux Corée en est un bon exemple (…) elle est de facto une réserve naturelle. L’agriculture et l’industrialisation ayant migré ailleurs, cette zone inhabitée et lourdement minée de 1000 kilomètres carrés constitue un refuge pour deux espèces d’oiseaux en voie de disparition : la grue de Mandchourie et la grue à cou blanc. On y trouve aussi des ours noirs d’Asie, des aigrettes et, selon certains, une sous-espèce extrêmement rare du tigre de Sibérie. La plus grande menace pour cette biodiversité est probablement la paix. »

Et il donne un autre exemple de succès de l’impérialisme : « L’archipel de Chagos dans l’Océan indien est aussi une zone militaire. Les autochtones ont été expulsés par le gouvernement britannique au début des années 1960 pour permettre l’établissement d’une base américaine sur l’île de Diego Garcia (…) Cependant, ils comptent bien revenir un jour, et dans ce cas, ils voudraient commencer à pêcher, construire des hôtels et même un aéroport. Seule l’occupation militaire empêche cela d’arriver. »

Puis il poursuit : « La mer au large des côtes nord du Kenya connaît une profusion de poissons puisque les pirates somaliens font fuir les grands chalutiers étrangers. » Il va même jusqu’à évoquer Tchernobyl : « Le plus fameux des parcs involontaires est la zone évacuée autour de Tchernobyl, en Ukraine, où une vie sauvage bourgeonnante n’a été que peu affectée par les risques de radiation. »

Enfin, il conclut à la manière d’un Bertrand Russell : « C’est la dépopulation qui importe. Les conflits armés et leurs répercussions se trouvent simplement être une des quelques forces sur la planète qui puissent causer une dépopulation rapide et profonde. Lorsque la paix arrive, ces zones doivent se battre pour survivre. La dure réalité, c’est qu’il semble que la mort violente et arbitraire soit le moyen de conservation de la nature le plus économique inventé jusqu’ici. »


Vous êtes réveillé, maintenant ?
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Par Jean-Gabriel Mahéo - Voir les 6 commentaires
Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 22:37
philjones1.jpg   Phil Jones, du désormais célèbre CRU (Unité de Recherche Climatique) de l'université d'East Anglia, vient de sortir de sa retraite, pour accorder un entretien à la BBC.

  
Que dit-il dans cet entretien ? Hé bien, on pourrait le résumer en disant qu'il envoie la "crosse de hockey" dans les dents de son créateur, Michael Mann, et que l'ultra-alarmiste James Hansen doit serrer les fesses en attendant son tour.

   Souvenez-vous qu'il n'y a pas si longtemps, le réchauffement climatique était incontestable, qu'il était exceptionnel sur au moins les 2000 années passées, et qu'il était sans aucun doute possible d'origine anthropique, c'est-à-dire exclusivement du aux émissions de gaz à effet de serre produites par l'activité humaine.
   C'est du moins ce que l'on nous martelait 24/24 et 7/7 depuis une vingtaine d'années, et c'est sur cela que l'on voulait forcer tout les pays à retourner au moyen-âge, voire à l'âge de pierre.

   Puis arriva le Climate-Gate, et la chute de la conférence de Copenhague, et le déluge de scandales qui menace dorénavant d'engloutir les "réchauffistes" et de faire du RCA (réchauffement Climatique Anthropique) l'une des plus grandes fraudes de l'histoire.

   Phil Jones, démissionaire de son poste de directeur du CRU suite à l'affaire du Climate-Gate, revient donc sur la scène publique, et fait voler en éclat ce qui semblait alors être une théorie solidement étayée, en soulignant que le réchauffement que la Terre connait depuis les années cinquantes n'a rien d'exceptionnel et que, oui, il y a eu un optimum médiéval (ce que la courbe en crosse de hockey de Michael Mann avait fait disparaitre).

   C'est la fin du RCA !

   Pour l'instant, il n'y a que trois occurences sur l'internet francophone parlant de cet entretien, et celle que je vous présente a été postée il y a 3 heures sur le site de Solidarité et Progrès. Les deux autres articles, nettement plus "pondérés", sont ceux de la RTBF et de Rue 89.

   Bonne lecture :


 Réchauffement climatique : les rats quittent le navire !
15 février 2010 - 19:45

15 février 2010 (Nouvelle Solidarité) — Phil Jones, l’ancien responsable de l’Unité de recherche sur le climat (CRU) de l’Université d’East Anglia en Grande Bretagne, qui avait été obligé de démissionner de ses fonctions suite aux révélations du Climategate, vient d’opérer un revirement à 180° par rapport à ses convictions.

Ses remarques à la BBC, samedi 13 février, équivalent pratiquement à une abjuration, par rapport à ses convictions précédentes et à celles de ses coreligionnaires. Le réchauffement climatique constaté entre 1975 et 1998, n’est pas exceptionnel, a-t-il avoué, mais est tout à fait comparable à celui de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Jones a aussi déclaré qu’aucun réchauffement n’avait eu lieu ces quinze dernières années !

Rappelons les faits. À la veille du Sommet de Copenhague, les tensions sont extrêmes entre le secteur avancé et les pays en développement, les premiers se livrant à des pressions outrancières sur les seconds, perçus de plus en plus comme des concurrents, pour qu’ils abandonnent leurs projets de développement, sous prétexte de réchauffement de la planète.

Et c’est au beau milieu de ce bras de fer, que des hackers ont rendu publics des milliers d’échanges par courriel entre les « experts » en climat du CRU et d’autres centres de « recherche », dans lesquels les prétendus experts reconnaissent s’être livré à d’intenses manipulations pour appuyer leur thèse selon laquelle l’activité productive humaine est responsable des émissions des gaz à effets de serre.

Ce sont des faits gravissimes, car le CRU est le centre de la recherche mondiale sur le réchauffement climatique ! Particulièrement exposé par ces courriels, Phil Jones remet tout de suite sa démission du CRU, afin que l’enquête puisse se dérouler convenablement. D’autres « chercheurs », aux Etats-Unis en particulier, sont aussi visés actuellement par des investigations du même type.

Depuis, c’est l’organisme chargé par l’ONU d’imposer la nouvelle religion du réchauffement climatique, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’experts du Climat), qui est visé en la personne de son président, l’Indien Pachauri, au point qu’il est de plus en plus question que cette organisme soit profondément réformé, voire même fermé ! En cause, les prévisions du GIEC sur la fonte des glaciers de l’Himalaya qu’il prévoyait, dans son 4e rapport, pour 2035, sans aucune preuve. Pire encore, le dit rapport argumentait que la fonte avait déjà fait passer la surface des glaciers de 500 000 km2 à 100 000 km2, alors qu’il est notoire qu’il n’est plus que de 33000 km2 actuellement !

Les déclarations de Phil Jones à la BBC, dans cette interview samedi dernier (13/02) représentent cependant un revirement à 180° des positions de ce prétenduexpert par rapport aux « vérités » essentielles diffusées par les tenants du réchauffement climatique.

Voici quelques extraits de cette longue interview qui vaut le détour (http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/8511670.stm) :

BBC : « Etes vous d’accord que selon les données utilisées par le GIEC, les taux de réchauffement global entre 1860-1880, 1910-1940 et 1975-1998 sont identiques ? »

JONES : « Les taux de réchauffement pour les quatre périodes sont similaires et il n’y a pas de différences significatives du point de vue des statistiques entre elles. »

BBC : « Êtes vous d’accord que de 1995 à aujourd’hui, il n’y a pas eu de réchauffement global significatif du point de vue des statistiques ? »

JONES : « Oui, c’est exact ».

BBC : « Êtes-vous d’accord qu’entre janvier 2002 et aujourd’hui, il y a eu un refroidissement significatif du point de vue des statistiques ? ».

JONES : « Non. Cette période est même plus courte que celle qui va de 1995 à 2009. La tendance est cette fois-ci négative (-0,12°C par décennie), mais cette tendance n’est pas significative du point de vue des statistiques ».

BBC : « Êtes vous d’accord que des influences naturelles aient pu contribuer de façon significative au réchauffement global observé entre 1975-1998, et si oui, pouvez-vous spécifier chaque influence et expliquer sa force de radiation durant la période en termes de Watt par m2 »

JONES : « Ce domaine est un peu hors de ma compétence… ».

BBC : « Il y a un débat pour savoir si la Période de Réchauffement Médiévale (PRM) était globale ou non. S’il était démontré de façon incontestable que ce phénomène était global, accepteriez-vous que ceci affaiblirait les prémisses selon lesquelles les températures des surfaces atmosphériques moyennes, durant la deuxième moitié du 20e siècle, étaient sans précédent ? »

JONES : « Il y a beaucoup de débats pour savoir si le PRM a été global ou non. Le PRM a été observable de la façon la plus claire dans des parties de l’Amérique du Nord, de l’Atlantique Nord, d’Europe et d’ASIE. Pour qu’il soit réellement global, il devrait être observé plus clairement dans plus de données provenant des régions tropicales et de l’hémisphère Sud. Il y a très peu de données paléoclimatiques pour ces deux dernières régions. »

BBC : « Les courriels volés du ‘Climategate’ ont été rendus publics en novembre. Comment avez vous vécu cette affaire depuis lors ? ».

JONES : « Ma vie a été terrible depuis cette époque, mais j’ai déjà parlé de tout ceci une première fois (dans le Sunday Times) et je n’ai aucune envie de le refaire. »
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Par Jean-Gabriel Mahéo - Voir les 27 commentaires
Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 13:23
ben_laden_prech.jpg   Le Giec traverse une mauvaise passe, c'est sûr !

   Entre le Climate-Gate, la Bérézina de Copenhague, les fables du WWF sur la fonte des glaciers himalayens et sur la disparition de la forêt amazonienne insérées dans le "rapport aux décideurs" pour des raisons "politiques", le rôle prédominant des Gore, Pachauri et autres grands prêtres de la terreur verte dans la spéculation décarboneuse des "marchés de droits à émettre des GES", voici qu'il reçoit le soutien (inattendu pour certains, moins pour d'autres) d'un bénévole de haute stature, bien qu'on ignore s'il s'exprime d'une autre dimension, d'une caverne afghane, d'une villa d'Islamabad, ou de Londres.

   Vise-t-il la place de Pachauri, que l'on dit sortant suite aux différents problèmes précités ? Il y gagnerait l'immunité diplomatique accordée aux personnels de l'ONU, le contrôle de plusieurs centaines de millions de dollars annuels que gère le GIEC, et un réseau global de cellules d'action et de propagande plus ou moins radicales présent dans toutes les nations. Verrons-nous bientôt une attaque conjointe ELF (ici ou )/Al Quaeda contre une cible occidentale ?

  
En tout cas, ce nouveau venu dans le monde de la science climatique n'y va pas par quatre chemins, et dénonce dans les termes les plus vifs l'incurie des pays occidentaux face à la menace du réchauffement climatique, et le modèle économique dominant qui en est responsable.

   Question "Greenwashing", je ne crois pas que l'on fera mieux avant longtemps.

    La Deep Ecology - mouvement proto-terroriste s'il en est - a donc une nouvelle recrue, de choc celle-ci !

    Voyez plutôt :



 Ben Laden dénonce les grandes nations, responsables du réchauffement climatique

DUBAI (AFP) - 29.01.2010 13:49

    Le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, a abordé vendredi des thèmes inhabituels pour lui en accusant les nations industrialisées d'être responsables du réchauffement climatique et en attaquant la suprématie du dollar, dans un deuxième message audio en cinq jours.


    "Toutes les nations industrialisées, particulièrement les grandes nations, sont responsables du réchauffement climatique", déclare Oussama ben Laden dans ce nouveau message diffusé par al-Jazira, la télévision satellitaire du Qatar. Le message, qui n'est pas daté, n'a pas été authentifié par une source indépendante.

    Rompant avec ses invectives contre les "croisés" occidentaux, le chef d'Al-Qaïda, qui évoque rarement dans ses messages les questions environnementales, affirme que "discuter du changement climatique n'est pas un débat d'intellectuels".

    "Ce message est destiné à tout le monde au sujet de ceux qui sont responsables du changement climatique, qu'ils l'aient fait de manière délibérée ou non, et de la façon dont nous devons y faire face", dit Oussama ben Laden, traqué par les Etats-Unis et dont la trace s'est perdue depuis les attaques du 11 septembre 2001.

    Il dénonce l'administration de l'ex-président américain George W. Bush, qui n'a pas signé en 1997 le protocole de Kyoto sur le changement climatique, le seul traité international contraignant contre le réchauffement. Mais il ne fait aucune référence à l'accord de Copenhague signé le 19 décembre, qui fixe comme objectif une limitation à deux degrés de la hausse moyenne de la température de la planète.

    "Bush junior et le congrès américain avant lui avaient rejeté ce protocole, afin de satisfaire (les intérêts) des grandes compagnies", affirme Ben Laden.

    Ces compagnies sont à l'origine de "la spéculation, le monopole, l'augmentation des prix et les effets tragiques de la mondialisation", poursuit-il, en s'en prenant aux plans de sauvetage des entreprises affectées par la crise économique mondiale.

    "Quand les auteurs du crime sont victimes de leur propre acte, les chefs d'Etat se ruent à leur rescousse avec de l'argent public", déplore-t-il.

    Pour "libérer l'humanité de l'esclavage de l'Amérique et de ses compagnies", Oussama ben Laden appelle à "arrêter d'utiliser le dollar et s'en débarrasser", même si "cela aurait des répercussions énormes".

    Citant l'intellectuel de gauche américain Noam Chomsky, le chef d'Al-Qaïda vilipende également une administration américaine agissant comme la mafia.

    "Noam Chomsky avait raison quand il avait souligné la ressemblance entre la politique américaine et les gangs de la mafia. Ceux là sont les vrais terroristes", ajoute-t-il.

    Dans un entretien au quotidien britannique The Guardian en novembre, le linguiste avait affirmé que les administrations américaines successives étaient guidées par le "principe du parrain, tout droit sorti de la mafia: le défi ne peut être toléré".

    Ce message est le second en cinq jours du chef du réseau extrémiste. Le 24 janvier, il avait, également dans un bref enregistrement audio, revendiqué l'attentat manqué sur un avion de ligne américain le jour de Noël et menacé les Etats-Unis de nouvelles attaques s'ils poursuivaient leur soutien à Israël.

    Il avait rendu hommage au "héros" Umar Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian qui a tenté le 25 décembre 2009 de faire exploser l'avion effectuant un vol entre Amsterdam et Detroit.

    Le président américain Barack Obama a estimé que le fait de "s'attribuer le mérite d'un attentat raté par un étudiant nigérian, montre à quel point (Ben Laden) est affaibli".


Ha ! Qu'il est bon de rire !
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Par Jean-Gabriel Mahéo - Voir les 1 commentaires
Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /Déc /2009 22:27
logo Copenhague 2009    Internet a ceci de positif que les belles âmes, qui auparavant étaient en général contraintes au silence, peuvent dorénavant s'exprimer publiquement librement. Et cela est d'un grand secours au pauvre blogueur que je suis, qui ne trouvait ni le temps ni le courage d'écrire l'article de synthèse dont je rêvais suite à la chute de la conférence de Copenhague.

   Car, Joie !, Un citoyen-reporter du nom de Julien Gautier en a écrit un, modéré et radical en même temps, et délicieusement ironique. Il exprime pour l'essentiel ma pensée (mis à part le premier paragraphe), et je suis bien heureux (et soulagé !) de pouvoir vous le présenter.

   Le voici, bonne lecture, et encore merci à Julien Gautier :


Après Copenhague : Une gifle à méditer pour les Occidentaux

   Je ne suis pas un “climato-sceptique” car n’étant pas scientifique, je fais confiance à la très large majorité des experts du GIEC ou d’ailleurs qui estiment que le réchauffement climatique est une réalité qu’il convient de prendre au sérieux. Réduire les émissions de CO2 à la surface du globe, limiter la hausse des températures (si c’est effectivement possible), la fonte de la banquise ou la montée du niveau de la mer me paraissent des objectifs tout à fait louables pour préserver notre bonne vieille Terre et les ressources à disposition des générations futures.


 

   Je suis partisan du tri sélectif et voir des 4X4 dans les rues de Paris m’énerve comme beaucoup de gens. En revanche, je dois vous faire cette confession : je ne suis pas un adepte de la nouvelle religion dominante, je veux parler bien entendu de l’écologie-politique. J’entends déjà les hurlements de ceux qui plongés dans leur nouvelle croyance, galvanisés à longueur de temps par Nicolas Hulot, Greenpeace, les Verts ou le WWF, ne manqueront pas de me traiter d’irresponsable, voire de révisionniste.


   Tout ce vacarme à propos de Copenhague, tous ces slogans repris en boucle par les chaînes de télévision sans le moindre recul du style « le rendez-vous de la dernière chance pour la planète » devraient susciter légitimement quelques interrogations. Pourtant, quel éditorialiste en vue se permettrait aujourd’hui de critiquer la démarche des « stars » écolos du moment ? Le sympathique Cohn-Bendit a page ouverte au Nouvel Obs (qui d’autre se verrait confier les clés d’un numéro entier comme rédacteur en chef ?), Cécile Duflot est la nouvelle chouchoute des médias quand ce n’est pas l’inénarrable et arrogant Noël Mamère qui répond aux questions de ses anciens confrères ou l’avocate Corinne Lepage qui n’a pas fini de nous expliquer pourquoi Total est la source de tous nos malheurs. Et puis, il y a les prédications outrancières et catastrophistes de Nicolas Hulot (séquence je vais vous faire peur) qui sont relayées partout sans être discutées. Celui qui a réussi à imposer sans débat son « pacte écologique » à la plupart des candidats en 2007 parvient même à voler la vedette à José Bové, lui-même véritable icône médiatique depuis une dizaine d’années (démontage de Mac Do, arrachage d’OGM, le bonhomme a innové dans le militantisme événementiel ultra médiatisé), sans même parler de l’omniprésent Yann Arthus Bertrand dont le film Home avait été diffusé sur France 2 deux jours avant les élections européennes ! Les vieux partis traditionnels sont largués, alors gauche et droite courent derrière ces vedettes écolos au jeu du « plus écologiste que moi tu meurs ». Parmi eux, Sarkozy, Royal, Aubry, Bayrou, Kosciusko-Morizet ou Borloo rivalisent dans le genre avec une prime tout de même à Jean-Louis Borloo. L’ancien avocat de Bernard Tapie a un talent hors pair pour vendre sa nouvelle croyance. En la matière, s’agit-il d’information ou de propagande ? Peut-on poser ce genre de questions ?


   Oui, l’écologie est devenue une religion, la religion adorée des élites bien pensantes fâchées depuis belle lurette avec le judéo-christianisme ou le marxisme et qui étaient en manque d’une nouvelle croyance millénariste un peu plus “fashion” que la messe du dimanche ou la fête de l’Huma. Cette religion a ses grands prêtres (cités plus haut et peut-être un pape en la personne d’Al Gore), ses compagnons de route (à peu près tout le gratin people), ses partis (Les Verts, Europe Ecologie, Cap 21 en France), ses lieux de mémoire (Larzac, Creys-Malville etc.), ses JMJ (Kyoto, Rio, Copenhague), ses ancêtres (René Dumont). Et gare aux renégats, ces gens-là ne sont pas vraiment réputés pour leur tolérance et leur ouverture d’esprit (à part peut-être Cohn-Bendit, toujours lui !). On se croirait dans les années 50 quand il était devenu impossible dans le milieu intellectuel parisien d’émettre la moindre critique contre le communisme et l’URSS triomphante. Le fonctionnaire soviétique en exil Victor Kravchenko avait même été traduit en justice à Paris par des militants communistes parce qu’il avait osé publier après la guerre un livre au titre évocateur : « J’ai choisi la liberté ». Faudra t-il traduire Claude Allègre devant la Cour de justice de la République pour « crime de négation du réchauffement climatique » ? Il le faudrait certainement, à écouter certains.


   En attendant, faut-il désespérer de l’échec du sommet de Copenhague ? Le résultat n’est certes pas brillant (que peut-on décider à l’unanimité quand on est 192 autour d’une table ?) mais les croyants écologistes feraient bien de méditer sur le fait que ces interminables palabres qui duraient depuis deux ans, ces délégations occidentales « gonflées à bloc » (on avait l’impression que Sarko et Borloo partaient en croisade pour sauver le monde), cette bureaucratie onusienne inouïe, ces milliers de conférenciers réunis dans la ruche de la capitale danoise (combien de CO2 dégagé à cette occasion?) n’auront finalement pas pesé lourd face à la simple détermination de l’Inde ou de la Chine à continuer à se développer sans (trop) de contraintes. Parce que c’est leur droit. J’éviterais de vous abreuver de chiffres sur ce blog mais tout de même, un petit rappel pour se remettre les idées en place : l’Inde émet 1,2 tonne de CO2 par an et par habitant, contre 12 tonnes en Europe et… 24 tonnes aux Etats-Unis. Et que lit-on ces derniers jours ? Si Copenhague a échoué, c’est en raison de l’intransigeance de ces mauvais élèves pollueurs que sont la Chine ou l’Inde. Etions-nous assez naïfs pour ne pas avoir anticipé les réalités géopolitiques et économiques de ce monde et croire que les grands pays émergents accepteraient sans broncher de signer un traité les contraignant pour les prochaines décennies à limiter l’essor de leur industrie ?


   Toutes nos croyances en ce domaine répercutées ad nauseam par la bronca médiatique sont donc à revoir.  Il faut une fois de plus se méfier des slogans et des idées reçues, sympathiques mais stériles. Non, nous n’empêcherons pas la croissance de l’Inde et de la Chine dans les prochaines années. La solution au problème du réchauffement climatique ne passe par une quelconque limitation administrative des quotas d’émissions des gaz à effet de serre (l’échec de Kyoto n’est plus à démontrer). Nous avons d’ailleurs le beau rôle en Europe car notre industrie se meurt… Cela fait plaisir à nos bobos des villes, moins aux ouvriers mis au chômage sans ménagement alors que les besoins immenses des habitants de cette planète justifieraient pleinement, si la volonté politique existait réellement, que l’on maintienne en Europe une industrie digne de ce nom. Mais le sort des ouvriers européens intéresse t-il nos bobos écolos bon chic bon genre ?


   La réponse aux problèmes écologiques bien réels passe bien entendu par le progrès technologique (voitures électriques ou hybrides, nouvelles générations de chaudières, panneaux solaires etc. etc.) et la diversification énergétique. Si je poussais un peu loin la provocation (pour mériter le bûcher des inquisiteurs), je vanterais également l’énergie nucléaire comme moyen efficace de lutter contre les émissions de CO2 par rapport au charbon. Certes, il y a ce problème des déchets à ne pas négliger mais le nucléaire présente aussi de sacrés avantages en terme de coût et de rejet de carbone. Mais est-ce une opinion écologiquement correct? A t-on encore le droit de le dire?


   Si l’homme doit apprendre à mieux préserver les ressources de la Terre pour nourrir une population toujours croissante (9 milliards d’habitants à horizon 2050), il ne doit pas néanmoins renoncer à son destin, celui de continuer à maîtriser la nature pour améliorer ses conditions de vie. Avant de s’insurger par principe contre les OGM,  posons-nous la question du défi alimentaire et entendons sans préjugés ce que les scientifiques ont à dire sur la question. Les Occidentaux doivent aussi apprendre la modestie, privilégier le développement durable mais sans empêcher personne de faire ce que nous faisons nous depuis la révolution industrielle. Apprendre également à se désintoxiquer de cette peur millénariste qui pèse actuellement sur les consciences et prendre du recul face aux discours de propagande agressifs et spectaculaires d’organisations comme Greenpeace ou de leaders autoproclamés comme Nicolas Hulot, véritable Torquemada écologiste dont les sentences définitives ne doivent souffrir d’aucune contestation…


 

Julien Gautier

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Par Jean-Gabriel - Voir les 4 commentaires
Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 22:24
logo Copenhague 2009    Aujourd'hui, je veux partager avec vous une excellente tribune parue dans Le Monde, très drôle, très sarcastique, et très vraie, de monsieur Fabio Rafael Fiallo, sur le réchauffement climatique, le Climate-Gate et le haut-clergé "réchauffiste".

   Bonne lecture, et bon rire.



 

   Difficile d'y voir clair, et encore plus de penser par soi-même, à la veille du sommet de Copenhague, sur ce qui doit être fait à propos du réchauffement de la planète. Car si vous, cher lecteur, ne rejoignez pas le consensus – ou prétendu tel –, alors, vous serez accusé de crétin ou d'imposteur, voire même de "négationniste du réchauffement".

   Aujourd'hui, la pensée dominante sur le réchauffement (la "PDR") ne fait pas dans la dentelle. Elle prétend détenir des vérités au-dessus de tout soupçon, à savoir : que le réchauffement climatique est "anthropogène" (c'est-à-dire dû à l'activité humaine), qu'il nous conduit à une catastrophe écologique sans précédent, que la meilleure façon, ou plutôt, que la seule façon possible de lutter contre ce phénomène consiste à réduire substantiellement les émissions de CO2, que, enfin, pour sauver la planète, il faut parvenir au sommet de Copenhague à une décision politique conduisant rapidement à l'adoption d'objectifs chiffrés et contraignants en vue d'une réduction drastique des émissions en question.

   Mais voilà que, malgré les évidences véhiculées par la PDR, surgissent de partout des trouble-fête, bardés de diplômes et travaillant dans des centres de recherche fort réputés, qui ont le toupet de contester cette chaîne de certitudes et, plus grave encore, de propager leurs doutes sur la place publique.

   Ces impertinents remettent en question la nature anthropogène du réchauffement climatique, et prétendent que le phénomène pourrait être dû à des facteurs n'ayant rien à voir avec l'activité humaine, comme une augmentation du champ magnétique du soleil ou des cycles climatiques normaux.

   La PDR traite avec le plus grand dédain ces empêcheurs de tourner en rond, arguant que leurs travaux sont dépourvus de rigueur et ne paraissent que dans des revues scientifiques à la réputation douteuse.

   Or, des hackers ont tout récemment décelé et divulgué des centaines de courriels échangés entre les tenants de la PDR. On y apprend que ceux-ci avaient retenu des informations pouvant apporter de l'eau au moulin de leurs adversaires et, plus grave encore, tenté de fermer aux écosceptiques les portes de revues scientifiques réputées.

   Bien sûr, pour contestables qu'elles soient, de telles pratiques n'invalident pas la thèse du caractère anthropogène du réchauffement ; elles n'en jettent pas moins un voile de suspicion sur la crédibilité et la rigueur déontologique de certains piliers – et non des moindres – de la PDR.

   La PDR fait bloc pour minimiser l'ampleur du scandale. Il n'empêche que les deux personnages les plus actifs dans les courriels dérobés n'en sortent pas moralement indemnes. L'un, Phil Jones, a abandonné momentanément son poste de directeur de la Climatic Research Unit (CRU) de l'université d'East Anglia (Royaume-Uni). L'autre, Michael Mann, fait à son tour l'objet d'une enquête menée par son centre académique, l'université Penn State (Etats-Unis).

   Les travaux de la CRU ont joué un rôle d'appui aux conclusions du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). Institué par l'ONU, et soutenant dur comme fer la thèse du caractère anthropogène du réchauffement, le GIEC a fourni l'ossature analytique de la conférence de Copenhague.

   Le GIEC ne pouvait rester passif à l'égard de cette publication de courriels gênants ; il vient de réagir par le biais d'une interview accordée au Times de Londres par son président, le savant Rajendra Pachauri.

   Le Dr Pachauri reconnaît-il dans l'interview que les courriels dévoilés montrent qu'il y eut manque de transparence de la part de certains tenants de la PDR ? Eh bien, non. Il crie haro sur les hackers, souligne qu'avoir dérobé ces courriels constitue un "acte illégal", et ajoute que des "intérêts de grandes sociétés" pourraient être derrière l'opération des hackers.

   En d'autres mots, ce que le président du GIEC trouve reprochable, ce n'est pas le manque de transparence dans les pratiques de certains tenants de la PDR, mais le fait que le public ait pu avoir accès à l'échange de courriels.

   Supposons, cher lecteur, que vous continuez malgré tout à faire confiance à la PDR, et donc à croire à l'origine humaine du réchauffement. Votre parcours du combattant ne s'arrête pas là pour autant. Vous devrez alors surmonter les remises en question à propos de l'efficacité, et de la viabilité, d'une réduction drastique et chiffrée des émissions de gaz carbonique comme celle que Copenhague est censé entériner.

   Tout d'abord, vous serez obligé de vous poser une question : a-t-on jamais atteint un quelconque objectif économique chiffré stipulé par une instance internationale ? La réponse sera non. Et donc, si l'avenir de l'humanité est suspendu à un objectif chiffré qui devra être respecté par l'ensemble des Etats, alors on peut dire que nous sommes très mal partis.
   Fort heureusement, fouillant dans la littérature scientifique, vous apprenez que restreindre les émissions de CO2 n'est pas le seul moyen d'enrayer le réchauffement climatique. Des scientifiques développent des techniques visant soit à "capturer" les émissions de CO2 (c'est-à-dire à les empêcher de se répandre dans l'atmosphère), soit à refroidir carrément le climat.

   Autrement dit, en plus ou au lieu de restreindre les émissions de CO2, on créerait les moyens techniques de vivre avec ces émissions. L'ensemble de ces méthodes est connu sous le nom de "géoingénierie".

   Seulement, la géoingénierie a été perçue avec suspicion, du moins dans un premier temps, par les tenants de la PDR. Ils craignaient que le captage de CO2 mène certains pays à abandonner leurs efforts visant à réduire les émissions de ce gaz. Pourquoi, en effet, réduire les émissions alors que des techniques permettraient de capturer le gaz émis ? D'autant que certaines techniques peuvent s'avérer bien moins coûteuses que les restrictions apportées aux émissions de gaz carbonique.

   Or, au fur et à mesure que s'amenuisent les espoirs de voir les pays les plus pollueurs mettre en place des restrictions de CO2 dans les proportions demandées, les techniques de la géoingénierie commencent à trouver grâce aux yeux de la PDR. Elles sont mentionnées par le Dr Pachauri dans son interview au Times (bien qu'en tant que complément, plutôt que comme substitut, des restrictions des émissions de CO2).

   La géoingénierie pourrait en fin de compte devenir une sorte de plan B que la bureaucratie internationale tiendrait prêt à sortir un jour de son chapeau après nous avoir martelé que restreindre les émissions de CO2 était une question de vie ou de mort.

   En attendant, il ne nous reste, à nous humbles mortels, pour éviter de nous faire traîner dans la boue, qu'à refouler toutes ces remises en question, à suivre l'opinion dominante, à croire sans hésitation que la survie de notre espèce est subordonnée à la mise en place des restrictions de gaz carbonique, ou tout au moins à proclamer haut et fort devant les pontifes de Copenhague, comme au bon vieux temps des dogmes religieux : "Amen".

Fabio Rafael Fiallo

Fabio Rafael Fiallo est économiste, diplômé de l'université John Hopkins et ancien fonctionnaire international. Dernier ouvrage : Ternes éclats. Dans les coulisses de la Genève internationale, L'Harmattan, Paris.
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