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1 novembre 2004 1 01 /11 /novembre /2004 10:58

PRINCIPES DE LA SCIENCE SOCIALE
PAR M. H.-C. CAREY (De Philadelphie)

 

henry_charles_carey.jpg


TRADUITS EN FRANÇAIS PAR MM. SAINT-GERMAIN-LEDUC ET AUG. PLANCHE

  1861

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE XVI :

CONTINUATION DU MÊME SUJET.

 

    § 6. —Le pouvoir de faire le mal, lorsqu'il est dirigé dans des vues préjudiciables à autrui, existe partout en proportion de celui de faire le bien, lorsqu'il est guidé dans la voie de la justice.


    Plus est rapide la circulation dans une société, plus est considérable la puissance dont elle peut disposer et plus est grande la tendance à l'accroissement de la somme de cette puissance. L'espèce humaine profitera-t-elle de la richesse et de la force que cette société acquerra? cela dépend entièrement de l'esprit dans lequel celle-ci est dirigée. Mal dirigée, sa puissance pour le mal est aussi considérable que sa capacité pour le bien ; aussi voyons-nous partout que le poids accablant de la tyrannie est en raison directe de la liberté des individus, qui exercent le pouvoir. Un peuple tyran est un monstre à tête d'hydre ; comparé à ce peuple, un souverain absolu cesse d'être dangereux. La civilisation des Athéniens leur donna la puissance, et lorsqu'ils furent devenus les arbitres de la vie et de la fortune de milliers de villes soumises à leur empire, ils se montrèrent les plus durs de tous les maîtres ; chacun d'eux étant un souverain, dont le revenu devait s'accroître par des mesures tendant à épuiser ses sujets. Les aristocraties de Carthage, de Venise et de Gènes étaient moins oppressives, le nombre des maîtres étant moins considérable. Le despotisme de Charlemagne était léger en comparaison de celui de l'aristocratie qui lui succéda ; ainsi que fut celui de Louis XI, comparé à l'état anarchique des règnes de Charles VI et Charles VII, dans ces temps où il n'existait d'autre loi que la force ; où des rois et des ducs avaient recours à l'assassinat pour se débarrasser de compétiteurs incommodes ; où le pillage et le meurtre, en la personne d'hommes tels que La Hire, Dammartin et Saintrailles, réclamaient et obtenaient les emplois les plus honorables de l'État. Il en fut de même à l'égard du despotisme de Louis XIII comparé à l'anarchie de la Ligue, ainsi que du despotisme de Frédéric III comparé avec celui des nombreux petits despotes qui, jusqu'à ce jour, avaient disposé de la vie et de la fortune du peuple Danois. Il en est de même aujourd'hui à, l'égard du gouvernement russe, comparé avec cette tyrannie, la pire de toutes, maintenue en Pologne jusqu'au jour de son partage.

    Plus les maîtres sont nombreux, plus sont détestables à la fois et le maître et l'esclave ; comme preuve à l'appui, on peut citer ce fait, que c'est dans les limites même de l'Union, où jadis on avait proclamé « que tous les hommes étaient égaux » ; que c'est dans ces limites, disons-nous, qu'a été pour la première fois énoncée cette assertion, « qu'une société libre se trouvait être en état de décadence complète » et que la condition naturelle d'une portion considérable de la société est l'esclavage, qui entraîne avec lui la séparation des maris de leurs femmes, des père et mère de leurs enfants, des frères et des soeurs entre eux. Puisque les choses se passent ainsi parmi nous (aux États-Unis) il n'y a pas lieu d'être surpris que nous soyons redevables, au peuple le plus libre de l'Europe, de l'invention du despotisme le plus oppresseur, d'un système qui, plus que tous ceux qui l'ont précédé, s'est proposé pour but l'asservissement de l'homme, le seul dont les partisans proclament aujourd'hui publiquement que pour le maintenir, il est nécessaire que l'accroissement ultérieur de la population ait lieu dans la portion qui rend le plus de services, c'est-à-dire « la plus laborieuse » ; parce qu'autrement « elle ne serait pas suffisamment à la disposition du capital et du talent » ; ce qui est précisément la doctrine enseignée dans la Caroline, par les hommes qui soutiennent que « l'esclavage est la pierre angulaire de nos institutions. »

 

 

 


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Published by Jean-Gabriel Mahéo - dans L'art - l'histoire et les idées
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