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1 novembre 2004 1 01 /11 /novembre /2004 10:58

PRINCIPES DE LA SCIENCE SOCIALE
PAR M. H.-C. CAREY (De Philadelphie)

 

henry_charles_carey.jpg


TRADUITS EN FRANÇAIS PAR MM. SAINT-GERMAIN-LEDUC ET AUG. PLANCHE

  1861

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE VI :

DE LA VALEUR.

 

    § 3. — L'homme augmente en valeur à mesure que celle des denrées diminue.


    
    La maison et la hache, formant le capital qui avait été accumulé, ont diminué de valeur, lorsqu'à l'aide d'instruments perfectionnés, le travail est devenu plus productif ; conséquence nécessaire d'une plus grande facilité d'accumulation. A chaque pas fait dans cette direction, le travailleur trouve un accroissement dans la rémunération de ses efforts physiques ou intellectuels, ainsi que nous l'avons constaté dans ce fait, que le vêtement qui, il y a cinquante ans, se fût vendu pour le travail de plusieurs semaines, ne pourrait aujourd'hui commander le travail d'un nombre de journées équivalent. Il y a cinquante ans, le paiement d'une machine à vapeur eût exigé le travail d'une vie entière ; mais aujourd'hui on pourrait l'échanger contre le travail d'un ouvrier ordinaire des États-Unis, pendant un très petit nombre d'années. En réalité, ainsi qu'à l'égard de la maison construite primitivement par le colon, on trouverait dans cette machine, relativement à celles que l'on fabrique aujourd'hui, une telle infériorité qu'elle rencontrerait difficilement un acheteur à quelque prix que ce fût.

    La valeur des denrées ou des machines, au moment de leur production, se mesure par la quantité et la qualité du travail nécessaire pour les produire. Tout perfectionnement dans le mode de production tend à augmenter la puissance du travail, et à diminuer la quantité de celui-ci, nécessaire pour la reproduction d'articles semblables. En même temps qu'a lieu chacun de ces nouveaux progrès, il y a diminution dans la quantité que l'on peut obtenir en échange des articles qui existent déjà ; et cela par le motif, qu'aucune denrée ne peut s'échanger contre une plus grande somme de travail que celle nécessaire pour sa reproduction. Dans toute société où la population et la richesse augmentent, de semblables changements se manifestent, et l'on peut constater que chacun d'eux n'est que le prélude de changements nouveaux, et plus importants, accompagnés d'une tendance constamment croissante à l'abaissement dans la valeur, en travail, des denrées existantes, ou des machines qui ont été accumulées. Conséquemment, plus il y a longtemps qu'existe l'une des denrées ou machines pour la production desquelles des perfectionnements se sont accomplis, même lorsqu'il ne s'est opéré aucun changement résultant de l'usage, plus est faible la proportion que représente sa valeur actuelle, relativement à celle qu'elle possédait dans le principe.

    L'argent produit au quatorzième siècle s'échangeait contre du travail à raison de sept pence 1/2, prix du travail d'une semaine. Depuis cette époque, sa puissance de commander les services humains, a constamment diminué, jusqu'à l'époque actuelle, où il faut donner 12 ou 15 schellings pour obtenir une somme de ces mêmes services, équivalente à celle qu'on obtenait il y a cinq siècles pour sept pence 1/2. Les divers individus, entre les mains desquels est passé l'argent qui existait au quatorzième siècle, ont ainsi éprouvé une dépréciation constante, dans la quantité de travail que leur capital pouvait leur procurer. Une hache fabriquée il y a cinquante ans, d'une qualité égale à la meilleure fabriquée de nos jours, et qui serait restée sans emploi, ne s'échangerait pas aujourd'hui contre une somme équivalente, de moitié, à celle qu'on l'eût payée au moment de sa fabrication.

 

 


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Published by Jean-Gabriel Mahéo - dans L'art - l'histoire et les idées
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