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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 07:55

Discours de Martin Luther King, "Je suis allé jusqu'au sommet de la montagne", deuxième partie. Première partie ici.

Audio en bas


(...) Nous ne nous laisserons pas arrêter par des matraques. Notre mouvement de non-violents est passé maître dans l'art de désarmer la police. Celle-ci ne sait plus que faire. Je l'ai vu bien souvent. Je me rappelle qu'à Birmingham, dans l'Alabama, au cours du grandiose combat que nous y avons livré, nous sortions chaque jour de l'église baptiste de la 16è rue, nous sortions par centaines. Et Connor-le-Taureau avait donné l'ordre de lancer les chiens sur nous, et on avait amené les chiens. Mais nous sommes simplement passés devant les chiens en chantant: «J'vais laisser personne me faire rebrousser chemin.» Et le lendemain Connor-le-Taureau a dit: «Branchez les lances d'incendie. » Et comme je vous l'ai dit l'autre soir, Connor-leTaureau ne connaissait pas l'Histoire. Il connaissait des lois physiques qui, d'une façon ou d'une autre, ne s'appliquaient pas à la transphysique que nous connaissions. Et le fait est qu'il existe un feu dont aucune eau ne peut avoir raison. Et nous sommes passés devant les lances d'incendie. Nous avions tous connu l'eau. Les baptistes et certains de ceux qui étaient parmi nous avaient connu l'immersion du baptême; les méthodistes et d'autres avaient été baptisés par aspersion; tous nous connaissions l'eau. Cela ne nous a pas arrêtés.
Et nous sommes passés devant les chiens, et nous les avons regardés: et nous sommes passés devant les lances d'incendie, et nous les avons regardées, et nous nous sommes contentés de continuer à chanter: « Au-dessus de ma tête, je vois planer la liberté. » Et ensuite, nous avons été jetés dans les paniers à salade de la police, où nous étions parfois serrés comme des sardines en boîte. Et on nous y entassait, et le vieux Connor disait « Emmenez -les»; et on nous emmenait, mais nous montions dans les paniers à salade en chantant « Nous l'emporterons ». Et de temps à autre, nous nous retrouvions en prison et nous pouvions voir que les gardiens, en nous regardant à travers les judas, étaient touchés par nos prières, émus par nos paroles et nos hymnes.
Et il y avait là une puissance à laquelle Connor-le-Taureau ne pouvait se mesurer: et c'est ainsi que nous avons transformé notre Taureau en bœuf et que nous avons gagné la bataille de Birmingham.
Nous devons nous donner à ce combat jusqu'au bout. Rien ne serait plus désastreux que de nous arrêter en chemin, à Memphis.
Nous devons en finir. Quand nous aurons notre manifestation, il faut que vous y participiez. Même si cela signifie que vous devez planter là votre travail, même si cela signifie que vous devez sécher l'école, soyez présents. Pensez à vos frères. Vous pouvez ne pas faire grève.
Mais ou bien nous progresserons tous ensemble, ou bien nous coulerons tous ensemble.
Un jour, un homme vint à Jésus,. il voulait soulever certaines questions sur des sujets capitaux dans la vie. A l'occasion, il voulait duper Jésus et lui montrer qu'il en savait plus long que Jésus lui-même, et ainsi le plonger dans la confusion. Eh bien, l'affaire aurait pu tourner au débat philosophique ou théologique. Mais Jésus a ramené la question sur la terre, et il l'a située en un passage dangereux entre Jérusalem et Jéricho. Et il a parlé d'un certain homme qui était tombé sur des brigands et avait été laissé pour mort. Vous vous rappelez qu'un lévite et un prêtre sont passés de l'autre côté de la route. Et il ne se sont pas arrêtés pour lui venir en aide. Puis un homme d'une autre race est passé par là. Et il est descendu de sa monture et ne s'est pas contenté de laisser à un autre le soin d'exercer sa pitié. Il a administré les premiers secours et aidé celui qui en avait besoin. Et Jésus de conclure: c'est lui qui a fait preuve de bonté, c'est lui qui a fait preuve de grandeur, car il a été capable de projeter son « moi» sur un « toi », et de se soucier de son frère.
Vous savez, nous avons fait un grand effort d'imagination pour chercher à comprendre pourquoi le prêtre et le lévite ne se sont pas arrêtés. Parfois on dit qu'ils étaient pressés de se rendre à quelque rencontre religieuse - quelque assemblée ecclésiastique - et qu'il leur fallait poursuivre leur route vers Jérusalem pour ne pas arriver en retard à leur réunion. D'autres fois, on allègue qu'il existait une prescription selon laquelle celui qui va célébrer une cérémonie religieuse ne doit toucher aucun corps humain pendant les vingt-quatre heures qui précèdent la cérémonie. Et de temps à autre, on commence à se demander si, peut-être, ils n'allaient pas à Jérusalem ou à Jéricho en vue d'organiser une «Association pour améliorer la sécurité sur la route de Jéricho ». C'est une possibilité. Peut-être pensaient-ils que mieux valait traiter le mal à la racine, plutôt que de se laisser détourner de leur effort par un cas individuel.
Mais je vous dirai ce que me suggère mon imagination. Il est possible que ces hommes aient pris peur. Voyez-vous, la route de Jéricho est une route dangereuse. Je me rappelle la première fois où Mrs King et moi sommes allés à Jérusalem. Nous avons loué une voiture pour nous rendre de Jérusalem à Jéricho. Et aussitôt que nous nous sommes trouvés sur cette route, j'ai dit à ma femme: «Je comprends pourquoi Jésus a utilisé cette parabole.» C'est une route pleine de tournants et de méandres. Elle est vraiment propice aux embuscades.
Vous sortez de Jérusalem qui est à quatre cents kilomètres, ou plutôt à quatre cents mètres au-dessus du niveau de la mer. Et au moment d'arriver à Jéricho, quinze ou vingt minutes plus tard, vous vous trouvez à près de huit cents mètres au-dessous du niveau de la mer (...)

(Désolé pour la coupure un peu abrupte!)


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