Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Travaux


Etude sur la nature
des mouvements écologistes
et leurs véritables objectifs



L'héritage de
Franklin Delano Roosevelt


boris 

La révolution Roosevelt 

Georges Boris


Moulin.jpgL'héritage du
Conseil National
de la Résistance

Quelques textes de
Vladimir I. Vernadski

henry charles carey
Principes de la science sociale
de Henry Charles Carey

Friedrich List
Le Système national
d'économie politique
de Friedrich List

Friedrich Von Schiller

Le Droit des Gens
d'Emerich De Vattel

 

Recherche

Page d'accueil
- Cliquez ici -

Fusion,
enfin les archives !
10 septembre 2006 7 10 /09 /septembre /2006 11:30
Une analyse édifiante dans les pages "opinions" du Figaro de samedi. Yves de Kerdrel (éditorialiste au Figaro) nous explique qu'à l'approche des élections présidentielles, nous assistons (et assisterons) à une surenchère de propositions économiques farfelues et qu'il faut " tordre le cou une bonne fois pour toute aux idées reçues et saper le fonds de commerce des marchands d'illusion."
Et M.de Kerdrel de nous expliquer "les bornes à ne pas dépasser pour un débat économique raisonnable": le problème selon lui, c'est cette horrible allergie des français au libéralisme provoquée par ces irresponsables de Colbert et De Gaulle. Cette affreuse tradition, soutenue par "certains éléphants politiques élevés au lait étatiste", explique que "les Français vivent le plus possible en dehors des contraintes de l'économie mondiale, quand d'autres (les Américains, les britanniques, les Hollandais) allaient chercher ailleurs non seulement des richesses nouvelles, mais surtout des idées et des expériences inédites". Voilà, la messe est dite, les Français, faute de s'adapter à la mondialisation, finiront par rester sur le carreau et verront passer sous leurs yeux les fruit$ juteux de la croissance libérale mondiale.
Donc, il faut s'adapter, faire les sacrifices "nécessaires", prendre le train en marche et surtout cesser de rêver à une économie régulée, contrôlée, où l'état joue un rôle moteur. Il est dommage que M.de Kerdrel ne se soit pas penché plus sérieusement sur les réussites économiques (et sociales) des politiques de Colbert, Sully, De Gaulle, Monnet, Hamilton, Lincoln, List, Roosevelt... Ces hommes ont prouvé que nous pouvions "planifier" l'économie, orienter les crédits vers la recherche, le développement, les grands travaux et les infrastructures. Ces initiatives n'empêchaient pas une collaboration étroite avec le secteur privé, vecteur de progrès et de découvertes révolutionnaires.
En réalité, ce que veulent enterrer une bonne fois pour toutes M.de Kerdrel et ses alliés, adeptes de la soumission et du renoncement, c'est l'idée qu'un changement est possible, que nous pourrions réorganiser le système économique et financier mondial pour orienter à nouveau les crédits vers l'économie réelle, l'économie "physique".

Belle bataille en perspective.
A ce sujet, je vous conseille vivement de lire le passionnant hors série fusion sur l'économie, "le triple choc".

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Dom 10/09/2006 16:40

Et c'est en de tristes époque que l'on cherche non à trouver des solutions pour tous mais à désespérer les plus manipulables, montrer du doigt les plus faibles, exacerber les tensions et proposer aux plus démunis de se serrer la ceinture.Cela s'appelle la loi du plus fort. Où est donc la société qui protège l'être humain du loup qui l'habite ? Et Yves de Kerdrel parlerait-il ainsi s'il était né dans une autre situation que la sienne ?Certaines fois, il serait utile que la philosophie soit enseignée dès la plus tendre enfance afin d'aider l'homme à pouvoir se mettre à la place de l'autre et non pas regarder le monde au travers de notre seule lorgnette, celle de notre propre situation. Dom

kévin 13/09/2006 08:30

Oui, tu as raison, ce qui manque, c'est une vision d'ensemble de la societé. Une vision capable de comprendre, dans la mesure du possible, l'histoire des idées et des grandes et belles découvertes de l'homme. C'est une question d'épistémologie, d'histoire des idées. Ce qui manque aussi c'est l'amour, dans le sens de l'agapè, un amour universel, intemporel, pour les hommes qui ont vécu avant nous et qui vivront après nous...Kévin