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1 novembre 2004 1 01 /11 /novembre /2004 09:00

 

Franklin Delano ROOSEVELT
Président des États-Unis

 


SUR

LA BONNE VOIE

(ON OUR WAY)


New-Deal-NRA.jpg 

 


Traduit de l'Anglais par
PIERRE DUTRAY

 

1934


Les Éditions
DENOËL ET STEELE
19, rue Amélie, 19
PARIS

 

 

 

 


    CHAPITRE VIII

    Depuis cette époque jusqu'à la fin de la Session, nous ne proposâmes que quelques nouvelles suggestions. Le 20 mai, je demandai au Congrès de considérer l'industrie du pétrole comme une entité à part, chaque fois qu'il prendrait des mesures à l'égard des autres industries.

    Le 6 juin, un décret apporta des modifications aux règlements qui concernaient la réduction des pensions des vétérans. On accrut les pensions des hommes qui avaient subi des dommages caractérisés et graves, ainsi que celles des vétérans de la guerre espagnole. On prit beaucoup de nouvelles mesures plus équitables de manière à remédier aux réductions qui, sans aucun doute, avaient été, au premier moment, opérées avec beaucoup trop d'énergie.

    Le 10 juin, je fis part au Congrès des fusions et des transferts qui s'étaient effectués dans les services gouvernementaux; je prévoyais que les économies réalisées de la sorte s'élèveraient annuellement à vingt-cinq millions de dollars.

    La loi de secours avait été votée. Le 14 juin, à la Maison Blanche, nous tînmes une splendide réunion de tous les administrateurs d'Etat. La déclaration suivante leur exposa le but que s'assignait le nouveau Gouvernement fédéral:

 

 

 

    « La loi de secours traduit la volonté du Gouvernement fédéral de collaborer avec les Etats et les agglomérations locales au financement des travaux prévus pour remédier à la crise. A cela se borne sa portée. Il importe essentiellement que les Etats et les autorités locales accomplissent leur tâche loyalement. Ils ne doivent pas s'attendre à ce que le Gouvernement fédéral contribue d'une façon excessive au financement de ces travaux. Que les autorités des Etats et les cinq mille comités locaux de secours, qui opèrent maintenant dans tout le pays, se mettent bien en tête qu'il y a quatre millions de familles dans le besoin.

    « Evidemment l'Administrateur Fédéral du Comité de Secours devrait engager le plus possible la responsabilité du Gouvernement des Etats. Cela entraîne la nomination d'un comité compétent dans chaque Etat, de préférence une commission de cinq ou six citoyens connus qui n'administreront pas les secours d'une manière commerciale seulement, mais encore en faisant abstraction de leurs idées politiques. Les fonctionnaires du comité de secours n'ont qu'un seul moyen de s'assurer de la répartition équitable des secours, c’est une administration compétente. »

    « Il importe essentiellement que dans toutes les agglomérations règne une coordination efficace des secours et des travaux publics. Si le programme des travaux publics exige principalement la rapidité, ce n'est pas une raison pour consacrer, sous prétexte de secours, les fonds des travaux publics à une masse de projets inutiles. Il faut encourager les travaux publics d'une utilité réelle. L'une des fonctions des travaux publics, en cas de crise, est de jeter un pont qui permettra au peuple de passer de l'état de secours à un état où il pourra vivre normalement par lui-même. Une politique de parti ne doit pas intervenir dans l'exécution de cette oeuvre. On encouragera les travaux publics qui tendront à répartir la population d'une manière plus rationnelle, à lui faire quitter les centres où elle s'entasse pour des endroits plus sains où elle trouvera l'occasion de mener une vie normale.

    « C'est un des buts fondamentaux de mon gouvernement de collaborer avec les Etats et l'industrie pour assurer du travail au plus grand nombre possible de chômeurs: ainsi ils trouveront un emploi par des voies normales. Mais avant que ces places ne soient disponibles, le Gouvernement fédéral, les Etats et toutes les autorités locales doivent procurer des secours à tout chômeur américain effectivement dans le besoin.

    « Je sais que je puis compter sur votre pleine et entière collaboration avec l'Administrateur Fédéral du Comité de Secours, et je puis vous assurer qu'il prêtera à vos problèmes une compréhension favorable et qu'il prendra, si la situation l'exige, des mesures décisives. »

 

 

 

    Durant les jours de fermeture de cette session extraordinaire du soixante-treizième Congrès, un effort très précis fut tenté au Sénat pour détruire partiellement tout au moins un principe fondamental qui découlait de l' « Economy Act ». Il s'agissait de faire admettre par la loi qu'il y a des cas où les maladies des vétérans résultent du service accompli en temps de guerre. Je pris une position très ferme et je déclarai que ce n'est pas la loi mais les faits qui devaient régler cette question et que chaque cas devait être examiné en particulier. Enfin, nous nous accordâmes pour décider que des comités régionaux examineraient chaque cas et prendraient des décisions aussi équitables que possibles. Plus tard, je constituai un Comité d'Appel Extraordinaire composé en grande partie d'anciens combattants, tout comme les comités régionaux.

    Des projets de loi partaient du Capitole à intervalles fréquents; chacun, avant de recevoir la signature présidentielle, devait être soumis à un examen attentif.

    La nouvelle Administration chargée du redressement national devait être constituée, ainsi que celle des travaux publics et celle du pétrole.

    Avant de quitter Washington le 17 juin, je fis à propos de la loi sur le redressement de l'industrie nationale les déclarations suivantes qu'il est utile, je crois, de rapporter, étant donné qu'une grande partie de notre histoire future date de ce moment:

 

 

 

    « L'histoire verra probablement dans la loi sur le redressement de l'industrie nationale la législation la plus importante, de la portée la plus considérable que le Congrès américain ait jamais adoptée. Cette loi représente un effort suprême pour stabiliser définitivement les différents rouages qui contribuent à la prospérité de la nation et au maintien des assises américaines.

    « Elle veut assurer des bénéfices rationnels à l'industrie, et à l'ouvrier des salaires suffisants pour vivre, par la suppression des méthodes de pirate et des pratiques qui, non seulement, ont accablé des entreprises honorables, mais encore, ont contribué à aggraver la situation des ouvriers.

    « Tandis que nous établissons la reprise des affaires sur de nouvelles bases qui permettront finalement à des groupes importants de se remettre au travail, nous espérons, grâce à cette partie de la loi qui concerne les travaux d'utilité publique, entreprendre rapidement un programme de travaux qui donneront en outre, de bonne heure, du travail à des centaines de milliers de personnes.

    « Evidemment, ce projet pour qu'il réussisse, exige la collaboration totale de l'industrie, du travail et de tous les citoyens de ce pays.

    « La loi que je viens de signer fut adoptée dans le dessein de remettre le peuple au travail — de lui permettre d'acheter plus de produits agricoles et industriels et d'imprimer à nouveau à nos affaires un mouvement décent. Cette tâche comporte deux étapes: tout d'abord, fournir, avant la chute des neiges, du travail à des centaines de milliers de chômeurs, enfin améliorer la situation future par un plan d'une plus longue portée. Sans négliger cette seconde partie, nous devons attaquer sans tarder la première étape.

    « Le seconde partie de la loi donne de l'embauche grâce à un vaste programme de travaux publics. Nos recherches montrent que nous pourrions embaucher immédiatement beaucoup de personnes et que, pour le premier octobre, nous pourrions fournir un million environ de nouveaux emplois et un nombre beaucoup plus considérable dans la suite.

    « Nous avons élaboré un plan d'action. Certaines mesures commenceront à être appliquées demain. Je mets à la disposition des routes de l'Etat, quatre cent millions de dollars, conformément aux prescriptions que je viens de signer; l'on me dit que les Etats vont entreprendre immédiatement ces travaux. Je viens aussi de délivrer plus de deux cent millions de dollars à la Marine pour commencer la construction de navires, conformément au traité de Londres.

    « Dans mon discours inaugural, j'ai avancé cette simple proposition que personne ne doit mourir de faim dans ce pays. Un autre point me paraît aussi évident: aucune des affaires qui ne peuvent subsister qu'à la condition de ne payer que des salaires de famine, n'a le droit de continuer à exister dans ce pays. Par affaires, j'entends le commerce et l'industrie dans leur ensemble; par travailleurs, tous les travailleurs, les faux-cols comme les cottes bleues; et, par salaires permettant de vivre, j'entends plus que des salaires qui assurent la simple subsistance, j'entends des salaires qui assurent une existence décente.

    « Dans toute l'industrie, le passage des salaires de famine et du travail de famine à des salaires assurant une existence décente et à un travail continuel peut s'effectuer en grande partie par une charte industrielle à laquelle tous les patrons doivent adhérer. II y va de leur intérêt puisque un mode de vie décent largement répandu parmi nos cent vingt-cinq millions d'habitants correspond finalement pour l'industrie à l'ouverture du marché le plus riche que le monde ait connu. C'est le seul moyen d'utiliser la pleine capacité de nos exploitations industrielles. Ce principe fait de cette loi l'une des plus importantes qui soient jamais venues devant le Congrès puisqu'avant l'adoption de cette loi, on ne pouvait constituer pareille charte industrielle.

    « Sur cette base, la première partie de la loi propose â notre industrie une grande collaboration spontanée qui permettra à des millions d'hommes de reprendre, cet été, leur travail ordinaire. Les patrons n'auront qu'à augmenter leur nombre de travailleurs par réduction de la semaine de travail et, en même temps, à payer un salaire convenable.

    « Aucun patron ni aucun groupe de patrons, s'il ne comprend pas tous les patrons d'une industrie, ne pourrait arriver à ce résultat, seul, et continuer à exister, en présence de la concurrence. Mais si tous les patrons dans chacune de leurs branches s'unissent loyalement et sans exception dans ces corporations modernes et s'ils s'accordent pour agir de concert et immédiatement, personne ne sera lésé, et des millions d'ouvriers si longtemps privés du droit de gagner leur pain à la sueur de leur front, pourront relever la tête. Oui ou non, proclame cette loi, pouvons-nous faire abstraction de nos intérêts particuliers et opposer un front commun au danger commun?

    « Dans cet appel à l'industrie, nous avons longuement insisté pour montrer qu'avec le droit d'agir à l'unisson, on ferait pour le bien général ce qui, jusqu'aujourd'hui, a été illégal. A dater d'aujourd'hui, l'industrie possède ce droit.

    « Beaucoup de gens sensés ont voté cette nouvelle charte à regret. Je ne partage pas leurs doutes. J'ai pris part à la grande collaboration des années 1917 et 1918, et c'est ma conviction que nous pouvons compter une fois de plus sur notre industrie pour participer à notre plan général, à savoir, écarter cette nouvelle menace et ce, sans exploiter la confiance du public qui, aujourd'hui, s'en est remis complètement à la bonne foi et aux intentions élevées des dirigeants américains.

    « Cette loi est aussi un appel aux travailleurs. Aux ouvriers aussi, elle donne une nouvelle charte de droits, qu'ils avaient jusqu'ici demandée en vain.

    « C'est, en outre, un appel à l'administration. Nous allons abandonner certaines des mesures de sauvegarde prises par les lois contre les trusts. Nous devons protéger le public contre les abus qui ont présidé à leur adoption et, dans ce but, nous remplacerons les principes de jadis, qui admettaient une concurrence sans entrave, par de nouveaux contrôles gouvernementaux. Ces derniers devront, avant toute autre chose, être impartiaux et justes. Leur but est de soulager les affaires — non de les enchaîner — ils ne doivent inspirer aucune crainte à ceux qui, dans leur industrie, cherchent à aller de l'avant et à construire. A de tels hommes se présenteront plus que jamais des occasions d'initiative personnelle. Laissez-moi vous dire toutefois, que les lois contre les trusts s'élèveront encore fermement contre les monopoles qui, entravant le commerce et s'opposant à la fixation des prix, sont la source de bénéfices excessifs et de prix beaucoup trop élevés.

    « Si nous demandons à nos groupes industriels de suivre cette politique qui les expose, comme jamais auparavant, à être contrecarrés par des concurrents qui ne veulent pas tenir leur rôle, c'est notre devoir de protéger ceux qui travaillent au bien public, contre ceux qui tirent parti du désintéressement d'autrui pour réaliser des profits égoïstes. Nous devons les protéger contre les brebis galeuses qui s'attaquent à la fois aux patrons et aux ouvriers. Nous dépensons des milliards de dollars; pour que cette dépense soit utile, il faut la réaliser rapidement. Nous devons veiller à ce que la précipitation n'engendre ni le favoritisme ni le parasitisme. C'est là, pour n'importe quel Gouvernement, une lourde charge. On ne peut la supporter que si tous les citoyens, dans un esprit de résignation, nous apportent leur concours et leur appui.

    « Enfin, cette loi est un appel à notre peuple tout entier. Aucun pouvoir en Amérique ne peut appliquer les mesures que nous demandons, à l'encontre de la volonté publique. II n'y a pas de groupe qui puisse résister en Amérique à la force de l'opinion publique. Cette grande collaboration ne peut réussir que si d'une part ceux qui s'efforcent courageusement d'aider à la reprise du travail trouvent dans le public un appui ferme et si, d'autre part, ceux qui font machine arrière, sentent peser sur eux la désapprobation générale.

    « Venons-en à la mise en oeuvre de notre système — à la manière pratique de l'appliquer. Lorsqu'une association industrielle a préparé un code et qu'elle a nommé un délégué chargé de le présenter, après que tous les intéressés auront été avisés, l'Administrateur ou un représentant en donnera une audition publique. Un Conseil consultatif du Travail nommé par le Secrétaire du Travail veillera à ce que tous les groupes de travail qualifiés, organisés ou non, délèguent' en nombre suffisant des représentants qui auront voix consultative. Ils veilleront également à ce que tous les groupes intéressés se fassent représenter par des délégués de leur choix. Un Conseil consultatif de l'Industrie nommé par le Secrétaire du Commerce assumera les mêmes fonctions en ce qui regarde les groupes industriels. Un Conseil consultatif des Consommateurs sera chargé de veiller à ce que le public consommateur voient ses intérêts pris en mains. Il donnera également à tout groupe ou classe intéressée directement ou indirectement toute occasion raisonnable de présenter ses vues.

    « Lorsque sera terminée la lecture des rapports et qu'un comité d'économistes compétents y aura accordé la plus grande attention, l'Administrateur me soumettra son rapport aux fins de prendre toute mesure conforme à la loi.

    « Je sais pertinemment que l'augmentation des salaires finira par amener la hausse des prix de revient, mais veuillez tout d'abord considérer ceci, qu'à une augmentation du pouvoir d'achat du public, correspondra un accroissement des ventes et, par voie de conséquence, une amélioration du chiffre d'affaires. C'est là de la saine politique économique et commerciale. Tous nos efforts tendent à rétablir notre marché intérieur important par l'accroissement de sa capacité, de consommation si considérable. Si nous haussons maintenant les prix avec la même rapidité et dans la même mesure que nous augmentons les salaires, tout le projet ira à vau-l'eau. Nous ne pouvons espérer que ces plans produisent tous leurs effets que, si, dans ces premiers mois décisifs, nous différons la hausse des prix le plus longtemps possible, dussions-nous ne pas réaliser de bénéfices au début. Si nous pouvons redresser progressivement notre activité commerciale en partant sur des bases stables et solides, je doute fort que, dans le dernier trimestre de l'année, nos industries fassent fiasco. Le peuple cache des exigences considérables; si nous y satisfaisons sur un front aussi large, nous n'avons pas à craindre l'échec de notre oeuvre de redressement. Une rapidité trop fébrile est bien autrement dangereuse.

    « Dans l'article premier de la présente loi, j'ai nommé Hugh Johnson, administrateur, et un conseil de redressement industriel sous la présidence du Secrétaire du Commerce. Cette organisation est prête maintenant à recevoir les codes proposés et à écouter rapidement les rapports aux fins de les soumettre à mon approbation. Tout en ne rejetant aucune des propositions raisonnables de groupes industriels, j'espère que les dix principales industries qui régissent l'armature de l'embauche industrielle, pourront soumettre immédiatement les éléments fondamentaux de leurs codes. J'espère également que le pays pourra considérer le mois de juillet comme le début de notre grand mouvement national de reprise du travail.

     « Au cours des trois semaines prochaines, s'occuperont provisoirement des projets de l'article II relatifs aux travaux publics, le colonel Donald H. Swayer, en qualité d'administrateur et un conseil extraordinaire composé du Secrétaire de l'Intérieur qui en sera le président, du Secrétaire du Commerce, du Secrétaire de l'Agriculture, du Secrétaire de la Guerre, de l'Attorney général, du Secrétaire du Travail et de l'Administrateur du Budget.

    « Au cours des deux semaines suivantes, l'administrateur et ce conseil étudieront tous les projets qui leur ont déjà été soumis ou qui leur seront soumis et, ainsi qu'il a été dit précédemment, en vertu de la nouvelle loi, l'on prendra immédiatement certaines mesures.

    « Tandis que s'accomplissent ces deux efforts parallèles — travaux publics et embauche industrielle — ce n'est pas trop escompter que d'espérer qu'un grand nombre d'hommes et de femmes pourront quitter les rangs des chômeurs avant l'arrivée de l'hiver. C'est la tentative la plus importante de cette sorte qu'ait enregistrée notre histoire. Ainsi que, lors de la grande crise de la guerre mondiale, elle met tout le peuple en présence de cette alternative simple mais d'une importance vitale : « Devons-nous continuer à marcher à la ruine en groupes désorganisés et tâtonnant, ou bien irons-nous à la victoire, unis dans une grande équipe? »

 

 

 

    Il était évident que plusieurs semaines seraient nécessaires pour mettre en train le nouveau système, mais le départ avait été donné le même jour. Le général Hugh S. Johnson fut nommé administrateur.

    Le 26 juin, je transmettais au Secrétaire de l'Agriculture tous les pouvoirs relatifs à l'agriculture, autorisés par l'article I de la N. R. A. En vertu de cette autorité, le secrétaire de l'Agriculture Wallace, nomma M. George Peek et organisa l'Administration d'Ajustement de l'Agriculture.

    En même temps un Conseil extraordinaire de travaux publics, ayant provisoirement comme administrateur le colonel Donald H. Swayer, était chargé d'organiser l'Administration des Travaux publics, conformément à l'article II de la N. R. A.

    Au début de la journée du 16 juin, le Congrès s'ajourna. Je suis heureux de rendre hommage, une fois de plus, aux membres du Sénat et de la Chambre des Représentants appartenant aux deux partis, qui ont coopéré si généreusement et si loyalement avec moi à la solution de nos problèmes communs.

    Je suis certain que cette session extraordinaire du Congrès restera un exemple dans l'histoire de notre ) pays. Plus qu'aucune autre, elle a saisi résolument l'occasion de redresser de graves erreurs, de rétablir un jugement plus sain et des pratiques plus honnêtes, d'accomplir sa tâche avec une célérité efficace et de nous remettre dans le droit chemin.

    J'avais espéré partir ce soir-là pour aller voir mon fils qui sortait de l'école et pour entreprendre, sur une goélette, une croisière le long de la côte de la Nouvelle Angleterre.

    Après avoir répondu à toutes les lettres et mis mon travail à jour, pour autant que la tâche d'un Président puisse être à jour, je partis pour la mer le vendredi soir, 17 juin.

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Published by Jean-Gabriel Mahéo - dans L'art - l'histoire et les idées
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