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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 12:34

- Sous-titre : "Maman, les sceptiques, y font rien qu'à nous embêter !" -

courbe-de-mann.gifIl y a de quoi rire, et pour les sceptiques de se féliciter du bon travail fait depuis novembre 2009 : la caste des scientifiques "climatologues", ceux qui depuis près d'une vingtaine d'années tentent par tous les moyens de trouver des "preuves" que l'homme est responsable d'un réchauffement climatique - somme toute assez peu remarquable -, sont passés en six mois du statut de vaches sacrées de la science, de dictateurs des labos et de la recherche, de pontes ONUsiens maîtres des débats, des budgets et de la doctrine, à celui de menteurs, d'escrocs et d'individus louches tentant de faire avancer un agenda sinistre dont le malthusianisme radical et l'appel à la décroissance agro-industrielle sont les principales composantes.

Ce retournement de l'opinion, particulièrement sympathique à mes yeux, n'est que le résultat de l'appropriation de la science par le peuple, quoiqu'on en pense par ailleurs : avant que n'ait lieu le Climate-Gate, et pendant de longues années, de nombreux chercheurs ont tenté de sonner l'alarme en restant au sein du système, et ont mené un travail de résistance éprouvant mais efficace - qui coûta à certains qui leurs labos, qui leurs carrières, leurs budgets voire leurs réputations parmi leurs "pairs". Mais cela restait dans une "sphère des initiés", à l'abri de la grande majorité, qui voyait pourtant descendre sur elle un déluge de propagandes catastrophistes et culpabilisantes dont la puissance ne résidait que dans l'autorité qui les véhiculait, qu'elle soit scientifique, politique, médiatique ou financière.

Le peuple, de par la délégation naturelle de ses pouvoirs dans la République, admettait ce qu'on lui disait, bien qu'avec perplexité, et sans véritable conviction, comme on peut le constater aujourd'hui.

Mais un beau jour de novembre 2009, quelqu'un décida de présenter aux peuples certains des ingrédients de la "cuisine climatique" : produits avariés, hygiène douteuse, présence d'agents nettoyants dans tous les plats, abandon de l'art au profit de l'"efficacité" (science "micro-onde", en quelque sorte), chefs imperméables à toute remarque, sauciers terrorisés, personnel de salle payé "à l'assiette". Les emails des chercheurs Du CRU de l'Université d'East Anglia furent piratés et divulgués sur le web.

Catastrophe ! L'opinion publique, avec l'aide de la communauté internationale de blogueurs, s'empara de la discussion. Des milliers de citoyens, partout dans le monde, se mirent à examiner telle ou telle partie de la "question climatique" en riant, en se scandalisant, en diffusant au grand nombre les multiples fraudes des grands prêtres de Gaïa, en exigeant des preuves, en dénonçant l'arrogance, en dévoilant l'a-priori néo-malthusien de la théorie des GES anthropiques, et en réclamant qu'on s'intéresse enfin à la réalité de la misère humaine plutôt qu'aux chimères des modélisateurs climatiques.

La clique réchauffiste se trouva vite objet de rire, de ridicule et d'opprobre, toute incapable tant de prouver quoique ce soit - si ce n'est qu'ils cherchent -, que de nier leurs convictions anti-développement, qu'ils étalaient encore récemment sur tous supports à leur disposition (la conférence de Copenhague, pour ceux qui s'en souviennent, était plus une conférence sur la surpopulation que sur le climat).

Ayant perdu la bataille de l'opinion et épuisé son crédit scientifique, cette clique est en train de perdre son crédit politique, et se voit menacée de perdre ses budgets, ses espoirs de carrière, son autorité. Ne pouvant répondre aux accusations, puisqu'elles sont fondées, il ne restait donc pour elle que la tentative de "putsch" scientifico-politique. Voici donc que depuis quelques jours circule un appel aux autorités, signé par 400 d'entre eux, dont le contenu est extraordinaire ! Le voici :


Deuxième version, 29 mars 2010.

Destinataires :

Mme la Ministre de la Recherche
M. le Directeur de la Recherche
M. le Président de l’Académie des Sciences
Mmes et MM. les Directeurs des acteurs de la recherche publique regroupés au sein de l’Alliance thématique AllEnvi (BRGM, CEA, CEMAGREF, CIRAD, CNRS, CPU, IFREMER, INRA, IRD, LCPC, Météo France, MNHN)
M. le Président de l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur
M. le Président du Comité d’Éthique du CNRS


Éthique scientifique et sciences du climat : lettre ouverte

Nous, scientifiques du climat, attachés au devoir de rigueur scientifique, interpellons les structures référentes de la recherche scientifique française, face aux accusations mensongères lancées à l’encontre de notre communauté.

Un pacte moral relie les scientifiques et la société. Rémunérés principalement par les crédits publics, les scientifiques doivent déployer une rigueur maximale, pour la conception, la réalisation, la publication de leurs travaux. Leurs pairs sont les arbitres de cette rigueur, à travers les processus critiques de relecture, de vérification, de publication des résultats. Les hautes instances scientifiques sont les garants de cette rigueur. C’est sur cette éthique scientifique que repose la confiance que la société peut accorder à ses chercheurs.

Reconnaître ses erreurs fait également partie de l’éthique scientifique. Lorsqu’on identifie, après la publication d’un texte, des erreurs qui ont échappé aux processus de relecture, il est d’usage de les reconnaître, et de les corriger, en publiant un correctif. Ainsi, des glaciologues ont mis en évidence une erreur dans le tome 2 du 4ème rapport du Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat («Impacts, Adaptation et Vulnérabilité, chapitre 10 : Asie») concernant le devenir des glaciers de l’Himalaya. En l’absence de procédure formelle d’«erratum», le GIEC a publié son «mea culpa» ( http://www.ipcc.ch/pdf/presentations/himalaya-statement-20january2010.pdf), reconnaissant l’erreur, et soulignant que les processus de relecture du rapport n’avaient pas fonctionné pour ce paragraphe. En cela, le GIEC a respecté la déontologie scientifique.

Depuis plusieurs mois, des scientifiques reconnus dans leurs domaines respectifs dénigrent les sciences du climat et l’organisation de l’expertise internationale, criant à l’imposture scientifique - comme le fait Claude Allègre dans L’Imposture climatique ou la fausse écologie (Plon, 2010), pointant les prétendues «erreurs du GIEC», comme le fait Vincent Courtillot dans Nouveau voyage au centre de la Terre (Odile Jacob, 2009) et dans des séminaires académiques. Ces accusations ou affirmations péremptoires ne passent pas par le filtre standard des publications scientifiques. Ces documents, publiés sous couvert d’expertise scientifique, ne sont pas relus par les pairs, et échappent de ce fait aux vertus du débat contradictoire.

Ces ouvrages n'auraient pu être publiés si on leur avait simplement demandé la même exigence de rigueur qu'à un manuscrit scientifique professionnel. De nombreuses erreurs de forme, de citations, de données, de graphiques ont été identifiées. Plus grave, à ces erreurs de forme s’ajoutent des erreurs de fond majeures sur la description du fonctionnement du système climatique. Leurs auteurs oublient les principes de base de l’éthique scientifique, rompant le pacte moral qui lie chaque scientifique avec la société.

Ces attaques mettent en cause la qualité et la solidité de nos travaux de recherche, de nos observations, études de processus, outils de modélisation, qui contribuent à une expertise nécessairement internationale.

Vous constituez les structures référentes de la recherche scientifique française. Les accusations publiques sur l’intégrité des scientifiques du climat sortent des cadres déontologiques et scientifiques au sein desquels nous souhaitons demeurer. Nous pensons que ces accusations demandent une réaction de votre part, et l’expression publique de votre confiance vis-à-vis de notre intégrité et du sérieux de nos travaux. Au vu des défis scientifiques posés par le changement climatique, nous sommes demandeurs d’un vrai débat scientifique serein et approfondi.

Liste des premiers signataires

Valérie Masson-Delmotte (LSCE)- Edouard Bard (Collège de France / CEREGE)- François-Marie Bréon (LSCE)- Christophe Cassou (CERFACS)- Jérôme Chappellaz (LGGE)- Georg Hoffmann (LSCE)- Catherine Jeandel (LEGOS)- Jean Jouzel (LSCE)- Bernard Legras (LMD)- Hervé Le Treut (IPSL)- Bernard Pouyaud (IRD)- Dominique Raynaud (LGGE)- Philippe Rogel (CERFACS)


En réponse à cette lettre, qui achève de ridiculiser ses auteurs et ses signataires, permettez-moi de partager avec vous l'éditorial de M. Laurent Joffrin, dans le Libération d'aujourd'hui, qui est remarquable - une fois n'est pas coutume - d'équilibre et de bon sens, et qui dit, en gros, "vous l'avez bien cherché" :

Vérités

Par LAURENT JOFFRIN - 01/04/2010

   La riposte est logique. Traités de «mafieux», de «totalitaires», accusés «d’imposture», les climatologues se rebiffent. Quelque 400 scientifiques dont la bonne foi est difficilement contestable - ce qui ne signifie pas qu’ils soient infaillibles - ont décidé de descendre dans l’arène et de pourfendre à leur tour leur procureur, dont le livre se vend comme des petits pains. Les scientifiques en appellent à leur ministre, Valérie Pécresse, qui répond avec bon sens que la science est d’abord l’affaire des scientifiques. Ce recours aux politiques, pressés de sortir de leur rôle, suscite quelques questions. Au fond, pourquoi le climatoscepticisme a-t-il autant gagné en visibilité depuis trois ou quatre mois ? L’explication par le complot, tentation qui affleure dans beaucoup de déclarations, est un peu courte. N’est-ce pas aussi que le mélange entre militantisme et recherche, au lieu de conforter les scientifiques, finit par alimenter le doute ? L’opinion, on le voit dans beaucoup de domaines, se méfie d’instinct des vérités officielles. L’expression de thèses péremptoires, la dénonciation virulente des questionneurs, la transformation de résultats scientifiques en prêches exaltés finissent par nuire à la cause qu’on veut défendre. Ces dérives avivent aussi une question plus philosophique : croit-on encore au progrès ? Ou bien les catastrophes annoncées de manière obsessionnelle sont-elles le seul moteur du changement social ? Sur ce point, l’appel est muet…


En France, le ridicule tue. Cette lettre sera-t-elle le dernier clou du cercueil du RCA* ?



* - RCA : Réchauffement Climatique Anthropique, nom de la théorie de l'origine exclusivement humaine du réchauffement climatique pour cause d'émissions de gaz à effets de serre (GES)


Publié dans : Science et Nature - Ecrire un commentaire
Par Jean-Gabriel Mahéo - Voir les 3 commentaires
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