24 août 2006
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Cet extrait d'un discours de Léon Blum, prononcé en 1923, fait référence à l'Allemagne, écrasée par le traité de Versailles. Je ne peux m'empêcher de penser à la situation actuelle au Liban, en Palestine et dans d'autres régions du monde. Je pense ici aussi au traité de Westphalie qui mit fin aux guerres de religion de 1618-1648 et qui établit le cadre juridico-politique de la civilisation occidentale moderne. Ce traité instaura la souveraineté des Etats et les principes d'une paix garantie par le développement mutuel de ces mêmes Etats. Ce traité a été souvent attaqué (explicitement) par les Blair, Bush, Kissinger et consorts.(...) Il y a eu des temps où la grandeur d'un Etat pouvait se fonder sur la défaite et sur la sujétion des autres; il y a eu des temps où la richesse et la prospérité d'un Etat pouvaient se nourrir de la ruine et de la misère des autres. Ceux qui croiraient que de nos jours on puisse renouveler ces temps accomplis de l'Histoire se bercent de la plus insensée et de la plus fatale des illusions. Toutes les nations d'aujourd'hui, bon gré mal gré, sont solidaires dans la bonne ou la mauvaise fortune. La ruine d'une nation est une cause de misère pour toutes les autres; la prospérité d'une nation -même victorieuse- suppose la prospérité de toutes les autres, même des vaincues. C'est cette solidarité inévitable d'un pays avec tous les autres pays qui constitue le fondement inébranlable de notre action socialiste internationale. C'est en ce sens que l'internationalisme et le patriotisme le plus clairvoyant se confondent (...)









