Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Travaux


Etude sur la nature
des mouvements écologistes
et leurs véritables objectifs



L'héritage de
Franklin Delano Roosevelt


boris 

La révolution Roosevelt 

Georges Boris


Moulin.jpgL'héritage du
Conseil National
de la Résistance

Quelques textes de
Vladimir I. Vernadski

henry charles carey
Principes de la science sociale
de Henry Charles Carey

Friedrich List
Le Système national
d'économie politique
de Friedrich List

Friedrich Von Schiller

Le Droit des Gens
d'Emerich De Vattel

 

Recherche

Page d'accueil
- Cliquez ici -

Fusion,
enfin les archives !
3 janvier 2005 1 03 /01 /janvier /2005 00:22

LIVRE DEUXIEME: La théorie

 

Chapitre VI : L'économie publique et l'économie de l'état. L'économie politique et l'économie nationale

 

 

-----------------

 Friedrich ListFriedrich List

 


 

 

 

 

 

    Ce qui se rapporte à la perception, à l’emploi et à l’administration des moyens matériels du gouvernement d’une société, ou l’économie financière de l’État, ne doit jamais être confondu avec les institutions, les règlements, les lois et les circonstances qui régissent la condition économique des citoyens ou avec l’économie publique. Cette distinction est applicable à toutes les sociétés, petites ou grandes, à une nation tout entière ou à des fragments de nation.

    Dans un État fédératif, l’économie financière se divise en économie des Etats particuliers et en économie de l’association.

    L’économie publique (Volks-OEkonomie) devient une économie nationale (National-OEkonomie), lorsque l’État ou la fédération embrasse une nation complète à laquelle sa population, l’étendue de son territoire, ses institutions politiques, sa civilisation, sa richesse et sa puissance promettent l’indépendance, la durée et l’importance politique. L’économie publique et l’économie nationale ne sont alors qu’une seule et même chose. Elles composent, avec l’économie financière de l’État, l’économie politique de la nation.

    Dans les États, au contraire, dont la population et le territoire ne consistent que dans une fraction de nation ou de territoire national, et, qui, ni par le lien politique immédiat, ni par le lien fédératif, ne forment un ensemble avec les autres fractions, il ne peut être question que d’une économie publique par opposition à l’économie privée ou à l’économie financière de l’État. Dans cette condition imparfaite, les objets et les besoins d’une grande nationalité ne sauraient être pris en considération ; l’économie publique ne saurait être réglée en vue de constituer une nation complète en elle-même, d’assurer son indépendance, sa durée et sa puissance. Ici, par conséquent, la politique doit être exclue de l’économie ; ici l’on n’a à tenir compte que des lois naturelles de l’économie sociale en général, telles qu’elles se manifesteraient, s’il n’existait nulle part de puissante et compacte nationalité ou d’économie nationale.

    C’est de ce point de vue que s’est développée en Allemagne la science qu’on a appelée d’abord économie de l’État (Staatwirthshaft), puis économie nationale (National-Oekonomie), puis économie politique (Politische-OEkonomie), puis économie publique (Volkswirthschaft), sans que l’erreur fondamentale des systèmes ainsi désignés y ait été découverte.

    La notion de l’économie nationale ne pouvait pas être comprise, parce qu’il n’existait pas de nation économique, et qu’à l’idée particulière et déterminée de nation on avait substitué l’idée générale et vague de société, idée applicable au genre humain tout entier ou à un petit pays ou à une seule ville, tout aussi bien qu’à la nation.

 

 

 

Précédent / Table des matières / Suivant

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires