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1 décembre 2004 3 01 /12 /décembre /2004 00:18


La-Revolution-Roosevelt.jpg


La Révolution Roosevelt
Georges Boris – 1934

 


Chapitre VII : Pronostics

 

 

 

 

 

    Toute classification comporte une systématisation arbitraire. De l'ordre dans lequel cette analyse a présenté les réformes du New Deal, on aurait tort de conclure à la préexistence, ni même à l'existence actuelle d'un plan d'ensemble selon lequel la Révolution américaine serait conduite.

    C'est forcé par les circonstances, souvent même à regret, et non sans des retours en arrière, on l'a vu, que l'administration Roosevelt pratique une politique de dévaluation et de reflation monétaire. C'est pour satisfaire à des besoins et des désirs divers et contradictoires qu'elle entreprend une oeuvre encore imprécise de réorganisation industrielle. Il n'est pas jusqu'à la réadaptation agricole qui, bien que les grandes lignes en aient été tracées à l'avance, ne demeure indéterminée dans son avenir. Parmi toutes les mesures prises depuis le mois de mars 1933, il y en a bien peu dont on ne pourrait, montrer qu'elles répondaient à une nécessité du moment, soit matérielle, soit psychologique.

    Quoi d'étonnant dans ces conditions que des témoins de ces expériences considèrent les remèdes appliqués à l'économie américaine comme une série de piqûres, qui ont pu rendre provisoirement ,vigueur au malade et lui donner l'illusion de la guérison? A leurs yeux, les effets de ces coups de fouets successifs ne peuvent avoir qu'un temps. D'ici quelques mois, il faudra se rendre à l'évidence, et la rechute sera d'autant plus terrible que le traitement aura éveillé de plus grandes espérances.

    D'autres — et leur attitude reflète sans doute celle d'une grande partie du peuple américain — ne cherchent ni à comprendre ni à prévoir. Ils constatent simplement l'indéniable amélioration présente. A l'évocation de périls futurs, ils répondent par l'éternel postulat humain qui préfère à la mort la prolongation de la vie, fût-elle dangereuse. Qu'un mieux-être ait pu se produire, qu'on jugeait impossible, n'est-ce pas d'ailleurs une raison suffisante pour douter des prophéties pessimistes? De cette résistance au défaitisme, il n'y a qu'un pas jusqu'à l'espoir et même aux démarches habituelles de la confiance. Il s'en faut cependant qu'un pareil comportement ait la valeur d'un jugement sur l'avenir.

    Critiques et suiveurs ignorants ont cela de commun qu'ils se refusent à reconnaître aux actes du gouvernement Roosevelt la logique interne, le plus souvent inconsciente, qui les commande, les coordonne et les oriente dans une direction déterminée. Ce ne serait pas la première fois cependant que l'instinct de conservation prendrait les mêmes voies que la raison. Voies où l'Amérique peut d'autant mieux s'engager que les hommes qui la gouvernent ont fait litière de beaucoup de préjugés et surmonté bien des inhibitions, qu'une bonne volonté ardente les anime, et qu'ils sont prêts à entreprendre plutôt qu'à temporiser et à freiner.

    Peut-être les faits qui ont été dégagés ici et l'interprétation qui en a été donnée permettront-ils maintenant de distinguer où ces voies conduisent. Est-ce à un redressement durable de l'économie, et les remèdes guériront-ils? Sera-ce en même temps ou plus tard à un ordre nouveau et de quelle nature?

    On aimerait répondre d'abord à la première question par un oui ou par un non, avant d'aborder la seconde. Mais en fait on ne saurait les examiner séparément, car le redressement peut être favorisé ou entravé par les réformes, et le choix des réformes est à son tour limité par l'impérieuse nécessité de poursuivre le redressement.

 

 

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