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1 novembre 2004 1 01 /11 /novembre /2004 10:58

  PRINCIPES DE LA SCIENCE SOCIALE
PAR M. H.-C. CAREY (De Philadelphie)

 

henry_charles_carey.jpg


TRADUITS EN FRANÇAIS PAR MM. SAINT-GERMAIN-LEDUC ET AUG. PLANCHE

  1861

 

 

 

 

CHAPITRE XIV :

CONTINUATION DU MÊME SUJET.

    

Notes de bas de page

 

1  M. Chapman donne des tableaux, d'où il résulte qu'en même temps que la réduction dans le prix de transport du coton, du lieu de production dans l'Inde, n'a été que de sept pence par livre, la réduction en Angleterre, a été de dix pence ; ce qui démontre que la rémunération afférente à la culture de la terre et au travail, en ce pays, a baissé considérablement, avec la substitution du trafic, au commerce qui existait antérieurement. (Du coton et du commerce de l'Inde, p. 77).

2  « Si nous passons des affaires intérieures aux relations internationales, nous cherchons vainement une nation vertueuse. Chaque société, à mesure qu'elle arrive, à son tour, au pouvoir, dédaigne toutes les lois de la justice, et ne se soumet qu'à la loi de la force qu'elle cherche à imposer partout. Aussi l'histoire du monde est-elle souillée de tous les crimes qui rendent l'homme odieux. » (WESTMINSTER REVIEW. Janvier 1851.)

3  « Plus un corps est imparfait, dit Goethe, plus les parties qui le composent ressemblent au tout. » Dans une société purement agricole, toutes les parties sont exactement semblables, et le tout n'est qu'une des parties amplifiée.

4  L'auteur des passages cités ci dessous, bien qu'il soit en dissidence considérable avec nous relativement à des questions très-importantes, s'est trouvé forcé, en observant certains faits qui se sont passés dans nos États du sud, d'adopter les idées que nous avons exprimées antérieurement :
    « Sous l'influence du système de libre-échange, un sol fertile, avec de bonnes routes et des rivières navigables comme moyens d'écoulement, devient le plus grand fléau dont un pays puisse être affligé. La richesse du sol invite à l'agriculture, les routes et les rivières servent à exporter les récoltes, pour les échanger contre les produits manufacturés de contrées plus pauvres, où se trouvent placés les centres du trafic, du capital et de l'industrie. Dans l'espace de quelques siècles, on d'un temps moins considérable, la consommation des récoltes au dehors appauvrit le pays qui les a produites. Dans le pays doté de ce sol fertile, il ne s'élève ni villes, ni manufactures, parce que le besoin n'en existe pas. On ne se livre pas à des occupations qui exigent de l'intelligence ou du talent ; la population est, nécessairement disséminée, ignorante et illettrée ; l'absentéisme règne généralement ; les riches quittent le pays pour leur plaisir et pour leur éducation ; les individus pauvres et entreprenants pour chercher du travail. Un ami intelligent me suggère l'idée, qu'abandonné à la nature, le mal se guérira de lui-même. Il se peut que cela soit, lorsque le pays est ruiné, si la population, comme celle de la Géorgie, est douée d'un caractère élevé et se livre à d'autres travaux que la simple agriculture, et répudie complètement les doctrines du libre-échange. L'objection de notre ami ne fait que prouver la vérité de notre théorie. Nous sommes bien certains que l'esprit de l'homme ne peut imaginer un moyen aussi efficace pour appauvrir un pays que de s'adonner exclusivement à l'agriculture. Les ravages de la guerre, de la peste et de la famine sont promptement effacés ; il faut des siècles pour refaire un sol épuisé. Plus on gagne rapidement de l'argent dans ce pays qui jouit de la liberté du trafic, plus tôt ce pays s'appauvrit ; car l'épuisement du sol est plus considérable ; et ceux qui font des récoltes abondantes en dépensent le produit au dehors ; ceux qui n'en font que de faibles le dépensent à l'intérieur. En l'absence de la liberté du trafic, ce pays si riche fabriquerait pour son propre usage, bâtirait des villes, construirait des écoles et des colléges, se livrerait à tous les travaux et pourvoirait à tous les besoins ordinaires de l'homme civilisé. C'est ainsi que l'argent gagné à l'intérieur serait aussi dépensé et placé à l'intérieur ; les récoltes seraient consommées dans le pays, et chaque ville et chaque village fourniraient l'engrais qui fertiliserait le sol environnant. Nous croyons que c'est une théorie communément admise que, sans cette consommation à l'intérieur, aucun sol ne peut rester riche d'une façon durable. Il naîtrait une population compacte, parce qu'elle serait nécessaire ; les riches n'auraient plus besoin de quitter le pays natal pour leur plaisir, ni les pauvres pour trouver du travail. » (FITZHUGH. Sociologie pour le Sud, pp. 14-16.)

5  « Je ne sais pas exactement ce qu'on entend par ces expressions : civiliser les peuples de l'Inde. Ils peuvent laisser quelque chose à désirer sous le rapport de la théorie et de la pratique d'un bon gouvernement ; mais si un bon système d'agriculture, si des manufactures sans rivales, si la capacité qui suffit à produire ce que le confort ou le luxe demande, si l'établissement d'écoles pour la lecture et l'écriture, si la pratique générale de la bienveillance et de l'hospitalité, et par dessus tout, si un respect, une délicatesse scrupuleuse envers le sexe féminin, forment les traits caractéristiques d'un peuple civilisé, alors les Hindous ne sont pas inférieurs en civilisation aux populations européennes. » (Sir THOMAS MUNRO.)

6  « Sur dix-neuf années de la présente charte, quinze se sont passées en guerre.» (London, Daily-News.)

7  Où aboutissent les guerres dans l'Inde, p. 56.

8  « Le trafic ne peut d'une façon absolue s'entretenir et se développer, sans être précédé et protégé par d'autres influences qui lui frayent la route. Si nous n'avions été aveuglés par certains dogmes économiques, nous aurions appris cette vérité dans d'autres parties du globe… ; Nous avons pris ces exemples au hasard ; nous pourrions en grossir la liste ; mais nous en avons déjà en assez grand nombre pour prouver que l'épée peut tracer la route au commerce, que la diplomatie peut accomplir des alliances et ouvrir des territoires, et qu'une influence personnelle, telle que l'influence d'un Ashburton ou d'un Dunham, peut entraîner des classes considérables, ou de vastes continents dans la ligue commerciale du libre trafic. On se vantait, il n'y a pas longtemps, que le trafic pouvait agir par lui-même ; qu'il pouvait creuser ses tunnels, acheter les moyens de se protéger lui-même et s'ouvrir des territoires ; mais ici nous trouvons que le commerce compte sur l'oeuvre de l'épée et sur les négociations de la diplomatie. » (Le Spectateur, 4 septembre 1854.)
    Tous les journaux anglais récents contiennent des aperçus semblables à ceux-ci ; tous trouvent une compensation, à la perte énorme d'hommes et d'argent qui a eu lieu en Crimée, dans l'accroissement probable du trafic futur.

9  Voy. plus haut, chap. XIII p, 394-396.


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Published by Jean-Gabriel Mahéo - dans L'art - l'histoire et les idées
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