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1 novembre 2004 1 01 /11 /novembre /2004 09:00

 

Franklin Delano ROOSEVELT
Président des États-Unis

 


SUR

LA BONNE VOIE

(ON OUR WAY)


New-Deal-NRA.jpg 

 


Traduit de l'Anglais par
PIERRE DUTRAY

 

1934


Les Éditions
DENOËL ET STEELE
19, rue Amélie, 19
PARIS

 

 

    PRÉFACE

    Le but de ce livre est d'exposer simplement, sans esprit de polémique et sans longs commentaires, les principaux événements d'une année très agitée. Ce fut une année de réalisation : nous avons exécuté les promesses faites au peuple américain et nous avons ranimé l'espoir des foules qui s'épuisaient dans l'attente d'une organisation meilleure de la vie. J'indiquerai ici les jalons qui marquent la réalisation d'une nouvelle politique d'intérêt public.

    Certains ont voulu qualifier cette politique de révolutionnaire: peut-être l'est-elle. Toutefois, elle est révolutionnaire, uniquement dans ce sens que les mesures adoptées et les objectifs qui les commandent diffèrent de ceux qu'on a employés jusqu'à ce jour. Si c'est une révolution, c'est une révolution pacifique, réalisée sans violence, sans que l'on fasse table rase des intentions de la loi établie, sans qu'un individu ou une classe subisse un déni de justice.

    Certains ont appelé notre nouvelle politique « fascisme ». Elle n'est pas fasciste car elle tire son inspiration de la masse du peuple plutôt que d'une classe ou d'un groupe ou d'une armée en marche. De plus, elle s'accomplit sans apporter de changement fondamental au système républicain. Nous avons conservé la foi dans nos institutions politiques traditionnelles et nous nous y tenons.

    Certains l'ont dénommée « Communisme ». Ce n'est pas cela non plus. Ce n'est pas une « régimentation » à outrance que règlent les plans d'un directoire permanent, où l'établissement des lois et les procès des cours sont soumis aux ordres de l'exécutif. Elle ne poursuit pas non plus l'élimination totale d'une classe ou l'abolition d'un parti particulier.

    A peu près partout les gens ont pris l'habitude d'appeler cette politique « New Deal »1, et on a laissé entendre que l'expression dose d'une manière satisfaisante l'honnêteté en affaires et la liberté dans le travail. Ce qui prouve la justesse de cette suggestion, c'est que certaines des réalisations de l'an passé seront la mise en oeuvre des idées progressistes de Théodore Roosevelt, qui désirait une association entre le monde des affaires et le gouvernement; c'est également la mise en oeuvre des desseins de Woodrow Wilson qui désirait, grâce à l'entremise du gouvernement, réprimer par d'énergiques mesures légales les abus du monde des affaires. Ainsi, nous avons admis qu'à certains égards, le gouvernement siège en associé à côté des gens d'affaires; mais, par d'autres côtés, il fait agir l'autorité supérieure de l'Etat pour renforcer l'équité et la justice et leur donner leur place parmi les divers éléments de la vie économique. Cet ensemble de remèdes s'impose si l'on songe aux changements qui révolutionnent les conditions de la vie moderne.

    Laissons là les expressions et les formules toute faites, et retenons ceci qui, je pense, est important: à la base de notre nouvelle politique il y a un changement dans les habitudes et la manière de penser du peuple américain — en d'autres termes c'est notre démocratie arrivant à la maturité qui détermine cette politique. Celle-ci s'appuie dans sa marche sur les principes premiers qui ont guidé les auteurs de notre Constitution; elle prend forme, avec l'approbation de la grosse majorité des Américains; enfin cette politique s'accomplit, en laissant constamment au peuple l'assurance que si, à un moment donné, il désire revenir aux vieilles méthodes que nous avons rejetées, il est entièrement libre de le faire en usant tout simplement de son droit de vote. Un ancien Grec a prononcé une parole qui demeurera éternellement vraie : « La création est la victoire de la persuasion et non de la force ». Le « New Deal » cherche cette sorte de victoire.

    L'écroulement presque complet du système économique américain qui a marqué le début de mon gouvernement, exigeait la suppression de beaucoup d'éléments pourris, l'adoption de nouvelles méthodes et une reconstruction totale.

    Il nous fallait prendre trois mesures, toutes trois dépendant l'une de l'autre:

    Tout d'abord, par des mesures radicales, supprimer les privilèges extraordinaires dont jouissait dans le contrôle du vieil édifice économique et social, un groupe d'individus numériquement très faible, mais d'une très grande puissance, groupe qui disposait d'une autorité telle qu'il régissait les affaires, les banques et même le gouvernement.

    En deuxième lieu, faire la guerre au crime, propager et instaurer des valeurs morales ; en troisième lieu rétablir le balancement du pendule dont, depuis trois générations, les oscillations indiquaient une concentration grandissante de la richesse dans un nombre de mains de plus en plus limité — revenir à une répartition plus vaste de la richesse et du capital de la nation.

    L'époque exigeait et exige encore l'adoption d'un plan. Ce livre décrit la nature et le but des nombreux moyens qui furent nécessaires à la réalisation d'un plan national de redressement. Malgré la complexité inévitable des organismes dont les titres abrégés ont prêté à la plaisanterie, malgré ce qui a permis à certains de croire que le Gouvernement Fédéral cherchait à centraliser le pouvoir, on a poursuivi constamment un objectif très précis, très étudié et de longue portée.

    En ce qui concerne l'excellence de chacun des moyens examinés séparément, je ne puis que répéter ce que j'ai souvent dit — à savoir que chaque partie du programme général, prise en elle-même, n'est nullement à l'abri de modification ou d'erreur. A certains égards, nous aurons peut-être à changer le système; par ailleurs, il est possible que nous ne soyons pas allés assez loin. Le temps et l'expérience nous apprendront beaucoup de choses.

    Je n'espère pas, dans ce livre, accumuler les renseignements et détailler les résultats de toutes les mesures du « New Deal ». Je me permettrai cependant quelques généralisations.

    Les prix de nos produits agricoles sont en hausse considérable sur ceux de l'année passée; la plupart nos industries ont lancé sur le marché un nombre fortement accru de marchandises qui sont achetées par les consommateurs; le transport des marchandises, celui des voyageurs par chemin de fer et tous les autres moyens de transport se sont améliorés; la détresse des débiteurs hypothécaires diminue; les secours aux chômeurs dans le dénuement ont réalisé en grande partie les desseins du Gouvernement qui avait promis de meure tout en oeuvre pour empêcher la famine; la conservation des ressources, les mesures prises contre les inondations, le projet d'une meilleure exploitation de notre vaste territoire, tous ces éléments se sont développés à une cadence inimaginable jadis.

    Il y a un an, notre civilisation se portait bien mal. Il aurait mieux valu l'admettre. Nous connaissons du moins l'idéal des hommes et des femmes qui ont fondé l'Amérique. Nous connaissons du moins l'idéal des fondateurs de la république. Au cours de ces dernières années, la situation avait notablement changé — peut-être n'avions nous pas oublié les idéals de nos pères; en tout cas nous en rejetions le plus grand nombre.

    Nous, citoyens de ce pays, nous n'avons pas besoin de critique ou d'une opposition purement destructrice et nous ne les recherchons pas; ces individus ou ces groupes d'individus qui pour des raisons politiques ou pour d'égoïstes visées financières s'opposent au vaste plan général, ceux-là, nous le savons, ne feront de tort qu'à eux-mêmes, car, nous, peuple américain, nous ne souscrirons jamais aux propositions qui ramèneraient le pays à la situation où il se trouvait durant les dix années de l'après-guerre. Toutefois, une majorité écrasante de nos compatriotes, vieux et jeunes, spécialement de jeunes, s'apprête à écouter avec faveur les suggestions honnêtes qui tendent à l'emploi de méthodes nouvelles et meilleures en vue du bien général. En tout cas, nous, peuple américain, nous sommes résolu, après être allé de l'avant durant une année, a persévérer dans notre effort.

 


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Published by Jean-Gabriel Mahéo - dans L'art - l'histoire et les idées
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