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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 23:05
The-Economist.jpg   Ceux qui suivent, même si c'est difficile, l'actualité stratégique financière, savent que ce n'est pas la Grèce qui est en faillite, ni l'Espagne, ni l'Irlande ou le Portugal : ce sont les banques internationales, au premier rang desquelles se trouvent la Banco Santander et la Royal Bank Of Scotland.

   Ce qui est en jeu, dans cette nouvelle phase de la crise, c'est ce que l'on appelle la "dette souveraine", c'est-à-dire le rembousement des emprunts fait par les états européens auprès des banques privées internationales (puisque la porte de la BCE leur est fermée selon le traité de Lisbonne), emprunts qui furent souvent accordés après camouflage des déficits abyssaux de chacunes des nations, sans exception. Voyez donc ce scandale du camouflage de la dette grecque par Goldman Sachs.

   Or donc, si crise il y a, elle est du côté des banques, qui ont des comptes nettement plus trafiqués que leurs clients, et qui dépendent pour leur survie immédiate de leurs renflouements et de leurs solvabilités. De renflouement, il n'est plus question bien sûr, vu la profondeur de nos déficits ; quant à la capacité de remboursement des états, hé bien, elle n'existe plus non plus, puisque le trafic des comptes publics par les gouvernements conseillés par des banquiers intéressés a rendu invisible des déficits pourtant très réels, qui rendent impossible tout paiement sans mettre le pays en faillite.

   Le Portugal, l'Irlande, l'Italie, la Grèce et l'Espagne (les PIIGS, ou le "Club Med"), auxquels il faut ajouter le Brésil, où Santander est dominant, sont dans cette situation. Les banques britanniques sont en mode panique, donc, car le noeud coulant de la faillite vient de se serrer brutalement autour de leur cou. Et quand les banquiers sont menacés, ils deviennent menaçants ! Il faut payer la dette, à n'importe quel prix, même s'il faut massacrer les peuples !

   C'est ce qu'exprime un article de The Economist, le journal de la City, sous le titre "La biodiversité à portée de canon", qui confirme la collusion entre la haute finance et les mouvement écologistes, en particulier les mouvements proto-terroristes de la "Deep Ecology".

   C'est le site de Solidarité et Progrès, encore une fois, qui signale cette nouvelle menace de la City, dans l'article qui suit :


 Réflexion à la City : comment causer une « dépopulation rapide et profonde » ?
15 février 2010 - 20:50

15 février 2010 (Nouvelle Solidarité) – En pleine bataille pour sauver leur empire financier chancelant, les intérêts financiers britanniques appellent l’écologie malthusienne à leur secours. Dans un article intitulé « La biodiversité à portée de canon », le magazine de la City de Londres, The Economist, le dit clairement : « La dure réalité, c’est qu’il semble que la mort violente et arbitraire soit le moyen de conservation de la nature le plus économique inventé jusqu’ici. »

L’auteur (toujours anonyme chez The Economist) part d’un simple constat : « Il y a encore des parcs naturels involontaires, pour reprendre le terme de l’écrivain et futuriste Bruce Sterling, qui permettent d’illustrer ô combien la nature fait bien lorsque l’on exclut les êtres humains de l’équation (…) la zone démilitarisée entre les deux Corée en est un bon exemple (…) elle est de facto une réserve naturelle. L’agriculture et l’industrialisation ayant migré ailleurs, cette zone inhabitée et lourdement minée de 1000 kilomètres carrés constitue un refuge pour deux espèces d’oiseaux en voie de disparition : la grue de Mandchourie et la grue à cou blanc. On y trouve aussi des ours noirs d’Asie, des aigrettes et, selon certains, une sous-espèce extrêmement rare du tigre de Sibérie. La plus grande menace pour cette biodiversité est probablement la paix. »

Et il donne un autre exemple de succès de l’impérialisme : « L’archipel de Chagos dans l’Océan indien est aussi une zone militaire. Les autochtones ont été expulsés par le gouvernement britannique au début des années 1960 pour permettre l’établissement d’une base américaine sur l’île de Diego Garcia (…) Cependant, ils comptent bien revenir un jour, et dans ce cas, ils voudraient commencer à pêcher, construire des hôtels et même un aéroport. Seule l’occupation militaire empêche cela d’arriver. »

Puis il poursuit : « La mer au large des côtes nord du Kenya connaît une profusion de poissons puisque les pirates somaliens font fuir les grands chalutiers étrangers. » Il va même jusqu’à évoquer Tchernobyl : « Le plus fameux des parcs involontaires est la zone évacuée autour de Tchernobyl, en Ukraine, où une vie sauvage bourgeonnante n’a été que peu affectée par les risques de radiation. »

Enfin, il conclut à la manière d’un Bertrand Russell : « C’est la dépopulation qui importe. Les conflits armés et leurs répercussions se trouvent simplement être une des quelques forces sur la planète qui puissent causer une dépopulation rapide et profonde. Lorsque la paix arrive, ces zones doivent se battre pour survivre. La dure réalité, c’est qu’il semble que la mort violente et arbitraire soit le moyen de conservation de la nature le plus économique inventé jusqu’ici. »


Vous êtes réveillé, maintenant ?

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Published by Jean-Gabriel Mahéo - dans Tuez-les tous!
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commentaires

gdfontaines 22/06/2010 00:30



Au même titre que l'on peut penser que l'accident de la plate forme BP n'est ni plus ni moins la première attaque "écologique" de la City Empire à l'encontre des intérets US, de la population
locale et de l'ensemble de l'Atlantique peut-être par la suite .. au risque d'être délirant voir conspi .. c tout à fait plausible ! Nous aurions totalement changé de monde depuis peu que ça ne
serait pas étonnant.



Jean-Gabriel Mahéo 22/06/2010 20:24



Cher GDFontaines,


 


pour ma part, que ce soit un accident ou une attaque me semble moins important que les faits suivants :


1 - BP a camouflé l'ampleur de l'accident et de ses conséquences avec l'aide des pouvoirs publics de l'administration Obama,


2 - lorsqu'ils n'ont plus pu camoufler le flot de pétrole, ils se sont contentés d'actions équivalentes à des cautères sur une jambe de bois et d'opérations de com',


3 - enfin, lorsque la catastrophe écologique et économique de la marée noire fut délibérément répandue sur les côtes du Golfe du Mexique sans que ni BP ni la Maison Blanche ne bougent
sérieusement le petit doigt, Obama, serviteur de la couronne britannique, fit son discours sur la dépendance énergétique regrettable des USA aux hydrocarbures et annonça de nouveau le grand
virage "vert" de l'économie renouvelable et des marchés spéculatifs de droits à émettre du co2 (cap-and-trade : limiter et échanger), que réclament les vampires de la City et de Wall-Street,
ainsi que les malthusiens en mal de génocide de l'écologisme international, à commencer par le Duc d'Edimbourg.


 


En ce sens, et sans être conspirationniste, cette marée noire est effectivement une attaque de la City, soutenue par les traîtres de la Maison Blanche (la même engeance que chez nous, en France),
contre le peuple américain et la République des Etats-Unis d'Amérique.


 


Cordialement.



Jean-Gabriel Mahéo 26/02/2010 15:06


Cher Benji,

l'écologie scientifique fait bien son travail, lorsqu'elle est scientifique. Mais je trouve qu'elle a malgré tout un peu trop tendance à instruire à charge. L'air du temps, sans doute...

Quelle équipe s'intéresse aux très nombreux impacts positifs de l'homme sur la biosphère ? Car il me semble qu'ils compensent très largement les dégats que la désorganisation économique mondiale
provoque sur la biosphère. J'apprécie beaucoup le travail des écologues lorsqu'ils ne se contentent pas de dénoncer les problèmes réels ou potentiels de telle ou telle activité économique humaine,
mais y apportent en plus une proposition de solution réalisable au profit tant de la biosphère que de l'humanité.

Par exemple, je trouve très intéressantes les propositions des auteurs de l'article Le CO2, c'est la vie.

Salutations,
Jean-Gabriel Mahéo


Benji 26/02/2010 02:50


Le problème, cher Jean-Gabriel... c'est que l'écologie scientifique, loin d'aboutir aux mêmes conclusions et recommandations que l'environnementalisme militant (je vous l'accorde), n'en démontre
pas moins les nombreux impacts negatifs de l'homme sur la biosphère...


Novak 18/02/2010 11:32


Bonjour à tous, bon je n'ai pas lu votre article ni votre commentaire, soit! mais je tiens juste à rappeler qu'il n'est pas nouveau que le monde du capitalisme outrancier, qui n'a pour seul but le
profit personnel, l'amas de "richesses" matérielles et ceci quel qu'en soit l'impact sur ceux qui produisent ces richesses ou sur les milieux d'où elles sont tirées...richesses avec des guillemets
puisque pour moi la seule richesse c'est la vie, enfin bref, tout cela pour dire que le fait que celles et ceux qui profitent de ce système économique, de cette oligarchie financière qui va à
l'encontre de l'intérêt général, le fait que ces gens n'agissent pas par philanthropie ne m'étonne guère! de là à ce qu'ils aient des objectifs "malthusiens" dans le sens que vous lui donnez, je
n'en sais rien mais veuillez remarquer tout de même que cette soif de pouvoir, cette soif d'être au dessus de tout le monde, de se prendre en quelque sorte pour un dieu tout puissant, tout ceci n'a
rien à voir avec l'écologie...l'écologie est surtout une science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu de vie!! et je ne vois pas en quoi il faudrait se voiler la face et trouver un bouc
émissaire comme l'"écologie" pour expliquer un procédé qui est somme toute "humain" même s'il en devient paradoxalement "inhumain" puisque ce système est destructeur!! l'homme est capable du
meilleur comme du pire, c'est comme ça un point c'est tout! désolé mon commentaire peut paraitre simpliste mais je n'ai pas le temps de dérouler davantage ma manière de voir les choses!
cordialement, novak


Jean-Gabriel Mahéo 20/02/2010 18:11


Mon cher Novak,

C'est aussi mon rêve, figurez-vous, que l'écologie retourne dans le domaine scientifique, d'où elle n'aurait jamais du sortir, et qu'on cesse de s'en servir en la transformant en idéologie, voire
en religion, pour des motifs politiques et stratégiques peu altruistes.

Tout l'intérêt de l'article ci-dessus, c'est que dans celui-ci, des financiers aux abois expriment une volonté stratégique génocidaire en l'habillant des concepts de l'écologie radicale (profonde)
et malthusienne. (Pour autant, l'écologie radicale malthusienne est une idéologie des plus dangereuses, et est bien peu scientifique)

Ce que disent ces banquiers, finalement, c'est que pour garder le pouvoir, il leur faudrait une bonne guerre ! Une fois l'objectif défini, il essayent de vendre le projet, et l'écologie, c'est
porteur, coco !

Or donc, Novak, je partage assez votre opinion, merci pour votre contribution.

Cordialement,
Jean-Gabriel Mahéo


Jean-Gabriel Mahéo 17/02/2010 18:21


    Bonjour Christian,

    Effectivement, si l'on n'est pas déjà instruit du lien entre la mondialisation financière, c'est-à-dire l'emprise croissante des cartels bancaires britannico-américains sur
l'économie mondiale, et les politiques malthusiennes et décroissantes, on peut être surpris par ce genre d'article.

    Pourquoi des banquiers voudraient-ils s'attaquer de manière si brutale à la population humaine - ce que suggère l'article ? Je vais vous dire ce que j'en sais : les banques
internationales appuient en grande partie leur solvabilité sur les titres qu'elles possèdent en garantie, dont les titres de dettes souveraines. Ces banques sont engagées depuis de nombreuses
années dans la bulle des produits dérivés sur des marchés non-régulés, et cette bulle s'est effondrée depuis 2007, avec les effets que l'on sait : les banques sont brutalement devenues insolvables,
le système est devenu entièrement illiquide, et sans les multiples plans de sauvetage et de rachat d'actifs toxiques par les banques centrales et les gouvernements, nous serions déjà dans la
post-mondialisation.

    Les banques donc, allégées de leurs titres toxiques et bénéficiant d'un déluge de crédits publics incroyable, se sont activées depuis 2007 à se "refaire", en tentant de récupérer
sur les marchés dérivés ce qu'elles y avaient perdu, développant ainsi une nouvelle bulle, tout en refusant de financer sur le moyen et long terme les économies nationales. Pendant ce temps, les
gouvernements prêteurs ont vu leurs déficits se creuser massivement, et ont été obligés de refinancer sur les marchés de crédit leur dette nationale - puisque l'outil de création monétaire leur est
interdit, contrairement aux banques privées. Ajoutez à cela le camouflage des dettes dans les comptes publics afin d'obtenir de meilleures notations et de meilleures conditions d'emprunts, et vous
obtenez un risque de défaut sur les dettes souveraines, c'est-à-dire pour les banques un risque de dépréciations des titres de dettes souveraines, ceux-ci garantissant les encours des banques (voir
l'affaire actuelle des PIIGS).

    Dans cette situation, qui, de l'état en faillite ou des banques, risque de disparaître ? Les banques, bien sûr. Rappelez-vous de la crise des GKO russes en 98, ou de la crise
argentine de la même année : les banques ont du avaler leurs pertes, et certaines ont disparues. Mais, à l'époque, on avait réussi à éloigner le risque de blocage systémique, et à cantonner la
crise financière dans telle ou telle région. Aujourd'hui, et depuis 2007, c'est le coeur du système financier mondial qui est en cours de désintégration, et la menace de défauts souverains met les
banques au bord de l'insolvabilité et de la faillite. Les banques exigent donc que toutes les ressources des états en défaut soient consacrées au maintien de la valeur des titres de dettes, et que
les systèmes sociaux, les investissements, le niveau de vie national, y soient sacrifiés (ce que s'activent à faire en France nos Fillon, Lagarde et consorts)

    Or, le coeur - britannique - du système bancaire international est le pilier de la puissance de l'empire britannique et de son contrôle des marchés internationaux et des nations.
Il s'agit d'un élément stratégique essentiel du Commonwealth, et sa disparition signe la mort tant de la couronne que de l'empire. C'est bien sûr intolérable, du point de vue impérial, et l'ultime
recours de l'empire a toujours été la guerre. Et si l'intérêt des peuples s'oppose à la survie de l'empire, que meurent les peuples, dit l'article ci-dessus, en s'appuyant sur une fragile
justification écologiste et malthusienne. N'oubliez pas que The Economist est la "voix" de la City, d'où la franchise, voire l'arrogance extraordinaire du ton du papier en question.

    Ces messieurs, en quelque sorte, nous présentent "The shape of things to come", comme l'aurait dit un de leur pair, H. G. Wells.

    Voilà, c'est en bref et en résumé ce que j'en sais, j'espère vous avoir éclairé un petit peu.

    Pour examiner un peu plus en profondeur le lien entre la puissance financière britannique et les politiques malthusiennes, voyez l'étude sur la nature des
mouvements écologistes et leurs véritables objectifs, sur ce site.

    Amicales salutations,
    Jean-Gabriel Mahéo