Mardi 26 janvier 2010
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Voici une excellente tribune de monsieur Claude Allègre, publiée dans les pages Débats du Point, édition du 21 janvier 2010. Il y est extrêmement percutant, polémique,
et lie - enfin - très clairement l'écologie à l'impérialisme et à la haute finance spéculative, ce qui ne sera une découverte que pour ceux qui n'ont pas lu la non-moins excellente Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables objectifs.
Son titre est : "Copenhague : le Sud a dit
NON!"
Ici, à la recherchedubonheur.com, nous sommes enchantés de lire cela dans la grande presse, et très content de pouvoir vous en faire profiter :
Copenhague : le Sud a dit NON !
la sagesse du sud l'a emporté sur la fausse naïveté impérialiste du nord,
qui n'arrive pas à faire le deuil de la fin de sa suprématie.
Claude Allègre
Copenhague a été un échec, comme - avec quelques autres - je l'avais prévu. Cet échec ne sera pas réparé, parce que les idées qui ont présidé à cette réunion sont
fondamentalement erronées et que les intentions, sous-jacentes, n'étaient pas exemptées d'arrière-pensées.
Car l'idée centrale qui, naturellement, n'était pas affichée comme telle était de faire contrôler le développement des pays du Sud (Chine, Inde, Brésil, Indonésie, Afrique du
Sud) par les pays du Nord. Sous le prétexte qu'il faut éviter qu'ils polluent - « notre » planète -, on voudrait leur imposer des quotas et avoir le droit de contrôler la manière dont ceux-ci sont
respectés, et par conséquent le rythme de développement de ces pays dits émergents. Bien sûr, ils ne l'accepteront jamais. Si ce n'était pas la volonté de contrôler le développement du Sud -
c'est-à-dire l'avenir de la planète -, pourquoi avoir impliqué dans la conférence de Copenhague 192 pays dont 90 % ne dégagent à eux tous que moins du millième des émissions de CO2 ?
Pourquoi ne pas avoir choisi le sommet de la FAO à Rome pour confronter les chefs d'Etat au fléau de la malnutrition ? Leur détermination à aider la planète aurait été plus
crédible !
De quel droit le Nord pourrait-il dicter au Sud la manière de se développer en obéissant au résultat d'un bilan carbone ? Cette ambition n'est pas nouvelle, elle était déjà
présente à Kyoto avec le fameux système des droits à polluer, du marché carbone, qui ne sont rien de plus que l'ancien système des indulgences, instauré par l'Eglise catholique pour racheter ses
péchés sous certaines conditions.
Les pollueurs peuvent continuer à le faire en rachetant leurs droits à polluer aux pays pauvres. Certes, ces derniers reçoivent un prix pour cela, mais ce prix correspond à
l'assurance d'un non-développement. Comme le disait avec force un chef d'Etat africain : « Vous nous offrez de nous développer avec des voitures électriques et du photovoltaïque, mais c'est plus
cher et moins fiable que les sources d'énergie que vous utilisez vous-même dans les pays du Nord. »
Naturellement, ce marché n'était pas distinct des excès coupables de la planète fric et du système des produits dérivés qui nous ont conduits à la crise. La banque américaine
Lehman Brothers, qui nous a si promptement entraînés vers le désastre, n'avait-elle pas mis en route un programme joliment nommé Business of Climate Change, avec comme conseillers - excusez du peu
- Al Gore et l'alarmiste scientifique en chef Hansson ?
L'un des anciens numéros deux de l'Onu, homme clé dans cette affaire, qui fut à l'origine des sommets de Rio et de Kyoto, Maurice Strong, et qui fut aussi obligé de quitter l'Onu
après des micmacs en Irak dans la première guerre du golfe, ne siège-t-il pas dans le Chicago Climate Exchange, l'un des centres du business carbone ? Et, avec un esprit d'entreprise aussi
audacieux que naïf, ne se proposait-il pas d'en installer un en Asie pour organiser un marché carbone chinois ?
Tout ce merveilleux Meccano est fondé, comme dans le cas des banques, sur un modèle informatique de prédiction du climat que l'on sait désormais plus qu'incertain, et
probablement faux. Mais, en filigrane, derrière cette organisation il y a aussi la volonté de faire gouverner le monde par une escouade de fonctionnaires internationaux choisissant les comités
d'experts, décidant de ce qui est bon pour le monde et manoeuvrant comme à la parade les chefs d'Etat, aussi heureux de se retrouver ensemble autour du magnifique projet de sauver la planète
qu'incapables de hiérarchiser les enjeux. Patatras ! Le bon sens des pays du Sud l'a emporté, jetant bas tous les beaux projets.
L'Amérique, qui n'est pas prête à sacrifier son économie à des chimères, fussent-elles baptisées scientifiques, accompagne ce mouvement. Témoin la rencontre d'Obama à huis clos
avec la Chine, l'Inde, le Brésil, mais sans l'Europe. L'Europe, elle aussi animée par une troupe de technocrates anonymes qui rêvaient d'un grand marché carbone européen dans lequel certains se
seraient sans nul doute investis, continue à faire des moulinets. Elle devrait réaliser qu'elle devient le seul espace au monde où la décroissance est désormais une réalité durable. La sagesse du
Sud l'a emporté sur la fausse naïveté impérialiste du Nord, qui n'arrive pas à faire le deuil de la fin de sa suprématie ! Il reste que des problèmes gigantesques et urgents se posent à la planète.
Ainsi la pénurie d'eau et de nourriture qui, dès aujourd'hui, détruit chaque jour des milliers de vies, et notamment celles d'enfants. La démographie galopante de certains pays pauvres, qui va
induire des migrations humaines qu'aucune politique restrictive des pays d'accueil ne pourra contrôler. Dans les pays et entre les pays, les inégalités s'accroissent et ne pourront éternellement
être tolérées avec ce spectre désormais mondialisé qui s'appelle chômage et pauvreté.
Le monde ne pourra retrouver une nouvelle croissance plus harmonieuse que par l'innovation et l'adaptation aux changements climatiques, par la création de richesses et une
meilleure distribution de ces dernières. Mais pas par des quotas, des taxes, des interdictions et encore moins par la décroissance !
Messieurs les chefs d'Etat, réveillez-vous, sortez du monde virtuel, des projections séculaires. Occupez-vous des peuples, de leurs besoins immédiats, des questions urgentes car,
par-delà la planète qu'il faut certes « gérer », il y a l'homme. L'homme, quand en sera-t-il question ?
Publié le 21/01/2010 N°1949 Le Point
Publié dans : Le monde, la presse, l'actu
Par Claude Allègre pour Le Point - Jean-Gabriel Mahéo
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Il n'y a plus que l'Europe pour ne rien comprendre, mais tout de même, le camouflet que lui a infligé Obama ne va-t-il pas la réveiller ?
(p.m. je ne suis pas climate-skeptic, mais je suis sûr qu'on fait fausse route. Pour moi, c'est une réflexion à la Lomborg qui doit être suivie).
à mon sens, l'une des plus grosses hypocrisie de ce sommet et que l'on retrouve de manière générale chez beaucoup de gens lorsqu'ils dénoncent les pays comme la chine et l'inde pour leurs émissions de polluants...c'est le fait que ces pays produisent en très grande majorité tout ce qui vient encombrer nos maisons à nous...nous avons donc tout simplement délocalisé la source de pollution...mais non en sommes toujours responsables de par notre mode de consommation et donc nous sommes et restons, nous les "occidentaux", les plus gros pollueurs de la planète...
cordialement,
novak
J'espère que lorsque vous parlez de "pollution", vous ne pensez pas CO2.
Cordialement,
Jean-Gabriel Mahéo
Vous m'étonnez ! Alors que vous connaissez le rôle absolument fondamental du CO2 dans la production de masse biologique terrestre, vous continuez à le classer dans les "polluants" ?
Je n'ai pas encore pris le temps de répondre à votre commentaire à l'article "le CO2, c'est la vie", cela est du à une variation de mes activités professionnelles, qui sont devenues un peu trop envahissantes récemment. Mais je l'ai lu, un peu de travers, je l'avoue.
Si j'ai bien compris, vous rejetez la thèse de l'article - qui recommande de doper la biosphère au CO2 afin de satisfaire aux besoins alimentaires de l'humanité en 2050 tout en préservant assez d'espaces sauvages pour la biodiversité planétaire - au nom d'une hypothèse de la variation des espèces due à l'adaptation aux biotopes pauvres ?
Ensuite, vous affirmez que la relation "accroissement de la production primaire" = "promotion de la biodiversité" est fausse. Je ne vois pas comment, Novak.
Selon moi, si l'on améliore les conditions primaires d'un biotope, la vie se déploiera d'autant plus facilement dans de nombreuses directions, de nouvelles espèces s'y inviteront, la structure du biotope s'améliorera en terme de variété, de puissance et de densité biologique.
Par exemple, la forêt dont vous décrivez si bien la structure et l'évolution verra sa "capacité d'accueil" augmenter avec le dopage CO2, ce qui est pour moi un bienfait.
Plus loin, vous prétendez que le dopage CO2 peut détruire des écosystèmes, en particuliers les récifs coralliens. Cette fable provient de la théorie selon laquelle l'augmentation de CO2 atmosphérique provoquerait, par dissolution dans les océans, leur acidification, celle-ci étant mortelle aux coraux. Cette théorie est tellement discutable que je ne m'étendrai pas dessus.
Plus j'avance dans mes recherches, Novak, plus je suis convaincu qu'il n'y a strictement aucun effet néfaste à craindre de l'augmentation du CO2 atmosphérique, mais bien au contraire qu'il s'agit là d'un effet secondaire extraordinaire de la révolution industrielle et du développement des états-nations agro-industriels, sans lequel la biosphère et l'humanité se seraient effondrées depuis un moment déjà.
Quant à cette méchante remarque concernant la "justification d'une position strictement idéologique", permettez-moi de vous renvoyer à votre dernier paragraphe, où vous reprenez vos lamentations de flagellants sans faire aucun tri dans les processus contemporains du développement humain.
Cordialement,
Jean-Gabriel Mahéo
Désolé de vous contredire , mais des peuples vivent depuis des temps immémoriaux sans l'apport de notre révolution industrielle et s'en portent très bien, par contre à terme ils vont subir nos erreurs (c'est déja commencé pour certains).
Concernant le dopage des plantes par du CO2, c'est un leurre les plantes meurent aussi et relarguent leur CO2 dans l'atmosphère,
"les peuples vivent depuis des temps immémoriaux...", ce sont sans doute pour vous, de "bons sauvages", non pervertis par la technologie.
Quant à l'effet du CO2 sur les plantes, pour votre gouverne, on injecte du CO2 dans les serres (1000 ppm) pour favoriser leur croissance. Alors, considèrer le CO2 comme un polluant, il faudra bientôt y ajouter H2O tant que nous y sommes.
voilà pourquoi je le mettais dans le même "paquet" que d'autres substances considérées comme polluantes...
prenez l'exmple des nitrates dans nos cours d'eau...
évidemment, les nitrates ne sont pas des polluants en tant que tels c'est clair...seulement, la chaine d'évennement qui se déroule, en conséquence à l'augmentation de sa concentration dans les cours d'eau aboutit à la mort de toute une faune dont nous sommes en partie dépendant (poissons, crustacés,...) et favorise entre autres la croissance accrue de cyanobactéries qui sécrètent entre autres des neurotoxines...l'eau de nos cours d'eau devient de fait difficilement potabilisable, voire c'est impossible donc soit la ressource en eau devient cher soit c'est une ressource inutilisable pour la consommation humaine et surtout c'est un écosystème entier qui disparaît...sachez que la commission européenne fixe des objectifs pour un retour à un "bon état écologique" de nos cours d'eau, or dans certain département nous n'avons plus de cours d'eau susceptible de costituer une référence à atteindre!!
donc cher jean gabriel, vous avez raison je ne dois pas en revenir à ce sempiternel et rasant discours tel qu celui ci "lhomme ne sait que détruire" soit! mais ouvrez les yeux tout de même...sortez un peu
et parcontre je vous invite clairement à potasser quelques rudiment de physique, de chimie et de biologie, potassez quelques publications...car si l'augmentation de CO2 représente un risque pour les océans notamment du fait d'une augmentation du pH de l'eau (effet direct) et du réchauffement des masses d'eau (effet indirect via la modification du climat)...
sur ce...
cordialement,
Novak
Voilà donc <a href="http://media.eurekalert.org/aaasnewsroom/2008/FIL_000000000120/HoeghGuldberg%20et%20al.%202007%20complete.pdf">Ici</a> ,et <a href="http://www.pnas.org/content/105/45/17442.full.pdf+html">là</a> deux comptines pour enfants... dont vous nous ferez avec surement beaucoup de plaisir un compte rendu détaillé...
J'ai véritablement apprécié les commentaires étayés de Novak, dont je parierais qu'il est sinon ecologue, du moins biologiste... Je ferais difficilement mieux...
Tout au plus y ajouterais je que si une production primaire forte peut effectivement assurer le maintien de la diversité dans certains ecosystèmes (voir cependant le commentaire de Nowak... je confirme également pour ce qui est des ecosystemes marins: biodiversité ne rime pas systématiquement avec biomasse), la diversification des espèces (en tant que processus historique) est due elle à la multiplicité des niches écologiques et/ou des barrieres à la dispersion.
Augmenter la biomasse ne "cree" donc pas de nouvelles espèces... contrairement à ce que Le Maheo semble penser.
L'écologie est une science multifactorielle, complexe par définition... Vouloir booster les forets en CO2 pour sauver des espèces (condamnées du fait de la destruction de leur habitat) reflète une vision simpliste qui n'a aucune valeur scientifique.
Comme vous Novak, je m'inquiète de voir des non-scientifiques déformer la réalité en piochant dans la litterature quelques publis qui les arrangent bien (surtout sorties de leur contexte) dans leur tentative de dénigrement systématique de l'impact négatif de l'Homme sur la biosphère.
Ces gens n'ont visiblement pas compris qu'une large partie de la communauté mondiale des biologistes reconnait pleinement le sérieux des problématiques environnementales actuelles (même si on peut regretter leur déformation idéologiques par certains militants ou politiques)...
Je me questionne quant à leur impact réel, surtout face à leur multitude au sein de la blogosphère... Je me rassure en disant que cette blogosphère est surement plus un mouroir à idées (réac et négationnistes) qu'autre chose pour des gens qui ne trouvent d'écho nulle par ailleurs...
Entre nous M Le Maheo, quel effet cela vous a fait de devoir lire et citer un article qui se base sur l'évidente érosion de la biodiversité pour étayer une thèse pro-CO2 ?
Merci à toi Benji pour ces précisions et ces références en ce qui concerne les écosystèmes marins, c'est très appréciable! et M. Mahéo pourra toujours nier les faits, ces publications sont au moins disponibles pour celles et ceux qui arriveraient sur ce site et souhaiterais s'INFORMER!!
merci encore
Cordialement,
novak
La discussion sur l'augmentation de la production primaire végétale planétaire par fertilisation aérienne (augmentation de la proportion de CO2 dans l'atmosphère) a pour fondement non l'apparition d'une nouvelle biodiversité, mais la préservation de la biodiversité actuelle et la préservation des territoires sauvages dont elle a besoin.
Je ne vois rien à redire à votre défense de la spécialisation des espèces en fonction des biotopes, c'est un fait de l'évolution, mais cela n'est pas le sujet. Le sujet, c'est la préservation de la biodiversité existante ET le développement des moyens nécessaires à l'alimentation d'une population humaine de près de 10 milliards d'habitants d'ici 2050. C'est un sacré défi, que soulignent les auteurs de l'article que j'ai traduit sous le titre "Le CO2, c'est la vie".
Benji, j'ai le souci comme vous de préserver la biodiversité de la planète, mais j'ai par dessus tout le souci d'empêcher des hystériques néo-malthusiens de s'emparer de ce débat et d'accuser tout en vrac l'humanité entière des problèmes de la biosphère.
Par exemple, c'est un fait que si l'Afrique subsaharienne ne bénéficie pas rapidement de systèmes agricoles, industriels et infrastructurels intensifs, à hauts rendements et à hautes densité énergétique, c'en est fait de la biodiversité équatoriale et tropicale de ce continent. Car à moins de tuer rapidement 200 à 400 millions d'africains, ceux-ci continueront à survivre par tous les moyens à leurs dispositions, et c'est leur droit inaliénable, le droit à la vie.
En ce qui me concerne, le seul danger écologique évident, prouvé et que l'on peut éliminer "facilement", c'est le sous-développement.
Et la seule solution envisageable, c’est le co-développement de l’humanité et de la biosphère, et certainement pas la co-stagnation, ou la co-décroissance. Les progrès de l’humanité et de la biosphère sont indissolublement liés. Si l’un recule, l’autre suit nécessairement.
Sinon, j'ai déjà lu des tirades méprisantes comme la vôtre, sur les non-scientifiques qui se mêlent de science. Elle est tout simplement pathétique. Et je crois que vous vous trompez sur l'impact des blogs et sites "sceptiques". Mon petit blog n'a pas beaucoup d'importance, mais il en est d'autres qui forcent l'admiration et le débat, et qui obligent la presse officielle et les élites réchauffistes à intervenir pour tenter de reprendre la main sur le débat. Il que de constater l'impact du Climate-Gate internationalement et en France.
Novak, nous avons déjà eu une conversation sur cette histoire d'acidification des océans pour cause de CO2. Il faut vraiment avoir des oeillères pour y croire, ou pour croire que cette acidification perturberait les écosystèmes marins. Les documents référencés par Benji, par exemple, relatent des modélisations et des études de laboratoires fondées sur les scénarios du GIEC, et dont le but même pas caché est de soutenir la thèse du réchauffement anthropique global en soulignant l'un des effets "probables" de ce réchauffement. Il suffit de les lire, c'est frappant.
Mais c'est du vent. Voici ce que j'en avais dit en juillet 2009 en discutant avec vous : C'est au commentaire n°13
Et dans une autre conversation sur les cours d'eau et les zones humides de nos régions, je vous avait fait remarquer que vous omettiez systématiquement la circulation hydraulique organisée par la Noosphère - la technologie humaine -, qui est tout de même très remarquable dans les pays industrialisés. C'est ici, au commentaire n°13 de nouveau (malédiction ?).
Je vois bien, chez Novak et chez vous, Benji, cette "déformation idéologique" que vous regrettez chez certains des scientifiques du consensus climatique et écologique, devant lesquels vous avez manifestement l'habitude de vous courber. Cette facilité à condamner l'humanité "destructrice" tout d'un bloc, sans distinction, sans mesure et sans exception, m'a toujours sidéré.
D'autre part, j'ai moi aussi une "déformation idéologique" : Je n'ai jamais cru, et ne croirai jamais, que la vérité est le fruit du consensus, et j'ai par dessus cela pris l'habitude de rejetter d'office tout argument d'autorité. Le corps scientifique n'est pas une secte religieuse mystique, Dieu merci !
Cordialement,
Jean-Gabriel Mahéo
Ce soir mon agressivité retombe...Votre cas est insoluble... Si quand on vous donne des références PNAS et Science, vous vous en sortez avec la pirouette de la grande conspiration, c'est qu'il n'y a vraiment plus rien à faire.. Autant le prendre du bon côté donc...
On a attend toujours avec impatience les références qui soutiennent l'impact positif du CO2, des réferences qui seraient autres que celles d'Idso et al, qui rappellons le, est financé par Exxon Mobil ainsi qu'ont eu la délicatesse de le rappeler vos petits camarades du blog <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/12/le-co2-cest-la-vie.html" >Objectif liberté< /a> et qui est le seul à défendre cette théorie boiteuse....
Par rapport à cette histoire, une analogie m'est venue à l'esprit pour vous expliquer un rudiment d'écologie. L'ecologie, c'est un peu comme une reaction chimique très complexe, avec pleins de reactifs subtilement dosés. Et bien l'augmenter la concentration d'un composé au delà de la concentration adequate ne va pas améliorer le rendement de votre reaction. Dans le pire des cas, il peut même l'inhiber complètement... C'et une image, mais elle n'est pas si mauvaise je pense...
Passons à autre chose... Vous dites: "Et la seule solution envisageable, c’est le co-développement de l’humanité et de la biosphère, et certainement pas la co-stagnation, ou la co-décroissance. Les progrès de l’humanité et de la biosphère sont indissolublement liés. Si l’un recule, l’autre suit nécessairement"
Et alors là je suis sidéré... Dois je vraiment commenter pareille absurdité ?? Il n'y pas de co-developpement... il n'y en a jamais eu... L'homme est resté longtemps un maillon insignifiant dans les ecosystemes, et aujourd'hui qu'il en est le maillon principal, la biodiversité recule partout où il avance. Ok... inutile que vous rappeliez que vous défendez l'idée contraire... j'ai bien compris...
Me reste cependant une question... Vous croyez vraiment à votre hypothèse "Les progrès de l’humanité et de la biosphère sont indissolublement liés." ??
Vous croyez donc que la biosphère a attendu l'Homme pendant 3.5 Milliards d'années pour pouvoir s'épanouir ?
Voilà donc le lien gratuit:
http://geology.geoscienceworld.org/cgi/reprint/37/12/1131?ijkey=O79jdQYUdBqN2&keytype=ref&siteid=gsgeology
Et un resumé sur le site de la WHOI:
http://www.whoi.edu/page.do?pid=7545&tid=282&cid=63809&ct=162
10 sur les 18 espèces analysées ont des problèmes de calcification quand la concentration en CO2 augmente...même si quelques espèces sont plus resistantes (eg: la langouste)
Il faut que je vous le dise : mon nom est Mahéo, sans "le", et mon prénom est Jean-Gabriel. Arrêtez de m'appeler Le Mahéo, on n'est pas dans "La soupe aux choux"!
Ce soir mon agressivité retombe...Votre cas est insoluble... Si quand on vous donne des références PNAS et Science, vous vous en sortez avec la pirouette de la grande conspiration, c'est qu'il n'y a vraiment plus rien à faire.. Autant le prendre du bon côté donc...
Qui parle de conspiration ? Lisez-les, les documents que vous indiquez dans vos commentaires.
On a attend toujours avec impatience les références qui soutiennent l'impact positif du CO2, des réferences qui seraient autres que celles d'Idso et al, qui rappellons le, est financé par Exxon Mobil ainsi qu'ont eu la délicatesse de le rappeler vos petits camarades du blog Objectif liberté et qui est le seul à défendre cette théorie boiteuse....
Et là, qui parle de conspiration ? Quant à l'impact positif du CO2, c'est sous vos yeux, ou pas bien loin. Et pour la documentation, cherchez, vous trouverez.
Par rapport à cette histoire, une analogie m'est venue à l'esprit pour vous expliquer un rudiment d'écologie. L'ecologie, c'est un peu comme une reaction chimique très complexe, avec pleins de reactifs subtilement dosés. Et bien l'augmenter la concentration d'un composé au delà de la concentration adequate ne va pas améliorer le rendement de votre reaction. Dans le pire des cas, il peut même l'inhiber complètement... C'et une image, mais elle n'est pas si mauvaise je pense...
Elle est très mauvaise, désolé. Et puis, évitez de me parler comme à un imbécile.
Voici quelque rudiments d'écologie : sur Terre interagissent trois niveaux d'organisation de l'univers, trois espaces de phase :
- la sphère minérale (solide, liquide et gazeuse), aux processus géochimiques lents et peu variés
- la biophère, partie vivante de la croûte terrestre, extrêmement organisée et très active, qui transforme la sphère minérale constamment grâce à une multitude d'action biogéochimiques aux vitesses et densités variables
- la noosphère, ou sphère cognitive - l'humanité dans son action créatrice et transformatrice - qui s'organise et se complexifie de plus en plus, et organise de plus en plus de flux géochimiques et biogéochimiques, dans son intérêt et dans celui de la planète, sauf folies exceptionnelles telles que les guerres mondiales ou la mondialisation financière.
Les relations de ces trois domaines sont non en équilibre, mais dasn une situation de "déséquilibre organisé", de processus dynamique auto-développant negentropique.
La signature du vivant est l'accroissement de la vitesse, de la densité et de la variété des flux géochimiques, par rapport à ceux du domaine minéral. De même, la noosphère, par rapport à la biophère, accélère, intensifie et multiplie les flux géochimiques et biogéochimiques.
Ce progrès triple des flux géochimique et biogéochimique est l'outil de mesure commun du progrès de la biosphère et de celui de l'humanité, d'ou nécessaire "co-développement" piloté par la noosphère.
Passons à autre chose... Vous dites: "Et la seule solution envisageable, c’est le co-développement de l’humanité et de la biosphère, et certainement pas la co-stagnation, ou la co-décroissance. Les progrès de l’humanité et de la biosphère sont indissolublement liés. Si l’un recule, l’autre suit nécessairement"
Et alors là je suis sidéré... Dois je vraiment commenter pareille absurdité ??
Ne vous forcez pas.
Il n'y pas de co-developpement... il n'y en a jamais eu...
C'est vous qui le dites. L'histoire de l'humanité prouve le contraire.
L'homme est resté longtemps un maillon insignifiant dans les ecosystemes, et aujourd'hui qu'il en est le maillon principal, la biodiversité recule partout où il avance. Ok... inutile que vous rappeliez que vous défendez l'idée contraire... j'ai bien compris...
C'est déjà ça.
Me reste cependant une question... Vous croyez vraiment à votre hypothèse "Les progrès de l’humanité et de la biosphère sont indissolublement liés." ??
Oui.
Vous croyez donc que la biosphère a attendu l'Homme pendant 3.5 Milliards d'années pour pouvoir s'épanouir ?
Oui. Je dirais même plus : la biosphère s'est épanouie pendant 3,5 milliard d'années afin d'amener l'Homme à l'existence, et l'Homme permet à la biosphère de se développer au delà des possibilités des "simples" processus biologiques.
Salutations,
Jean-Gabriel Mahéo
La fonction "insérer un lien" dans la boîte à message n'est pas faite pour les chiens, Benji, et les commentaires de ce blog ne sont pas un forum de discussion entre Benji et Novak.
Mais je laisse au lecteur le plaisir de lire la très drôle réaction de Benji à ma réponse précédente, à laquelle j'ai ajouté mes petites remarques (les liens sont de votre serviteur) :
@Jean-Gabriel,
Tout d'abord désolé d'avoir écorché votre nom...
Ensuite... Ah oui, j'oubliais... Vous êtes un neo-creationniste...
Ah oui ? Comment faites-vous pour m'attribuer cette qualité ?
... fervent de l' Intelligent Design...
Là aussi, j'aimerais que vous présentiez aux lecteurs des éléments étayant vos "dénonciations"
... Pour vous la théorie de Darwin est une "regression morale et intellectuelle"
C'est pas faux, comme dirait l'autre. D'ailleurs, le Benji fait référence à un commentaire déposé chez le compagnon Berthod, que vous pouvez lire ici. Il est bien évident que Benji ne peut absolument pas comprendre cette remarque...
En tant que tel, vous considérez les chercheurs en biologie évolutive comme des inquisiteurs...
Certainement pas tous, mais apparemment vous en êtes un, avec vos généralisations abusives.
...et... les chercheurs en écologie comme des misanthropes !...
Idem que pour l'accusation précédente.
...(Pas de bol pour moi puisque j'ai en plus le malheur d'appartenir aux deux catégories...)...
Pas de bol, en effet, puisqu'il semble que vous combiniez les tares des idéologues bornés des deux catégories. Pour ma part, j'ai le plaisir d'en fréquenter de tout-à-fait humains et raisonnables, et qui apprécient de discuter d'hypothèses et d'autres sujets.
...Je trouve intéressant que les lecteurs de votre blog en soient informés...
Je trouve aussi intéressant que les lecteurs de mon blog en soient informés, ainsi que de votre caractère très particulier - très "années 40" - et de votre talent pour la fuite.
Voilà. Benji est à sec. Je crois qu'il est encore jeune et un peu vert dans la science qu'il prétend pratiquer, car cela fait deux fois qu'il fuit la discussion avec des artifices de ce genre. La première fois, c'était chez Laurent Berthod.
Novak a tout de même beaucoup plus de ressources et d'endurance, Benji, prenez exemple sur lui.
Salutations,
Jean-Gabriel Mahéo
Lien 1, lien 2, lien 3, lien 4, lien 5
Ils sont, je le rappelle, des références récentes concernant les impacts de l'acidification des oceans... publiés dans des revues peer-reviewed... Chacun de vos lecteurs sera ainsi libre de constater la réalité scientifique par lui même
Quant à mes "attaques"... revenons y...
Quand vous dites sur le post 6 du blog de Laurent Berthod, dans la rubrique 'L'Homme l'animal le biologiste" que, je cite:
"si l'évolution des espèces est un fait scientifique, sa cause est encore du domaine de l'hypothèse, et la thèse chaotique de Darwin en est une parmi d'autre, et pas la plus élégante ni la plus utile scientifiquement"
quand vous suggérez que:
"la Vie poursuit, par l'Homme, sa trajectoire de densification, de diversification et de puissance croissante, en se servant non plus de mutations biologique et de transformation/amélioration des espèces, mais de mutations cognitives et de transformation/amélioration des cultures et technologies."
ou encore quand vous parlez des "inquisiteurs du Museum", qui refusent de voir comme vous ""un sens à l'évolution", dont l'Homme serait l'aboutissement ultime...
... non seulement vous êtes vraiment à côté de la plaque scientifiquement parlant, mais en plus oui... vous défendez les thèses de l'Intelligent Design... ou du moins à une de ces variantes, telle celle exprimée par Teilhard de Chardin... Vous citez d'ailleurs ici les élucubrations mystiques du chimiste Vernasky (la "noosphère")...
Une telle "philosophie" permet de mieux comprendre pourquoi vous niez la réalité environnementale... Comment en effet l'Homme, selon vous l'aboutissement ultime de l'évolution, pourrait il avoir un effet aussi destructeur sur son environnement ?
Je suis peut être radical dans mon propos... mais mysticisme, raisonnement pseudo-scientifique, et méconnaissance totale de l'écologie et l'évolution sont à mon sens un cocktail dangereux... dont vous disposez en grande quantité...
Encore plus dangereux quand il vise à nier l'impact négatif de l'homme sur la biosphère et vehiculer ces idées auprès de gens qui pourraient ne pas avoir le background scientifique suffisant pour garder un esprit critique sur ce que vous racontez...
D'ou mon énervement... et une certaine admiration pour la sérénité de Novak (affaire d'experience, vous avez surement raison, pour une fois :-)... qui n'en pense surement pas moins cependant... en tout cas en ce qui concerne les aspects scientifiques de mon propos...
Je n'ai aucun "mepris" contre "les non-scientifiques qui se mêlent de science"... Au contraire, à une epoque ou la desinformation règne, je pense que se "mêler de science" est important pour tout un chacun... Par contre, j'ai la dent un peu dure contre ceux (scientifiques et non scientifiques d'ailleurs) qui déforment la science, consciemment ou par ignorance, et restent butés sur leurs positions afin de servir une idéologie...
C'est mieux, merci.
Juste un petit mot avant d'aller travailler : Croire que le hasard "détermine" l'évolution est aussi mystique que de croire que le monde a été littéralement créé en 6 jours. Cela n'a pas besoin de preuve, seulement de foi, et n'a aucune utilité scientifique.
Je préfère le "structuralisme" évolutionnaire, qui rend mieux raison de la trajectoire du Vivant, et permet de mieux étudier et comprendre la biosphère.
Et au lieu de dire des bêtises sur Vernadsky, lisez-le.
Salutations,
Jean-Gabriel Mahéo