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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 22:53

Le mythe climatique - Benoît RittaudSans plus de commentaires, voic la lettre ouverte qu'offre Benoît Rittaud, auteur du livre "Le Mythe Climatique", aux auteurs et signataires de l'appel "éthique scientifique et science du climat", la désormais célèbre "Lettre des 400" (500 au dernier décompte, paraît-il).


Bonne lecture :


 

Lettre ouverte aux signataires de l’appel

« Éthique scientifique et sciences du climat »

By Benoît Rittaud

 

 

   Messieurs les Académiciens,
   Mesdames et messieurs les directeurs de centres de recherches,
   Chers collègues,

   Vous êtes à présent environ cinq cents à avoir signé cette pétition dont l’objet est d’obtenir une mise à l’index des livres de Claude Allègre et Vincent Courtillot de la part de vos ministres et organismes de tutelle. Vous invoquez pour cela le « pacte moral » qui lie les scientifiques à la société, et vous vous indignez d’accusations d’impostures, qui constituent pour vous une insulte à votre intégrité.

   Le débat qui nous agite autour du climat est un débat fondamental, car de la manière dont la société décidera de le trancher pourrait découler une modification profonde de notre organisation sociale. La rigueur scientifique y est donc plus que jamais indispensable, et vous avez raison de parler de pacte moral entre la science et la société. L’un des éléments les plus essentiels de ce pacte est la stricte séparation entre le travail scientifique et la parole politique. Comme l’histoire des sciences le montre aisément, et comme l’avait déjà compris Max Weber, le mélange entre science et politique conduit immanquablement à un affaiblissement de la première. Personne parmi vous, sans doute, ne souhaite voir se répéter les errements auxquels a parfois conduit un tel mélange.
   C’est pourtant à cela que, de manière sûrement involontaire, votre initiative conduit inévitablement. Votre pétition, en effet, demande expressément une réaction des structures référentes de la recherche publique. Qui donc, parmi vous, pense que l’honneur des scientifiques repose dans une prise de position que pourrait prendre un ministre sur la théorie scientifique que vous défendez ? À l’évidence, tout appui que vous pourriez recevoir sera logiquement interprété comme étant de nature partisane, ne faisant que refléter la réalité de jeux de pouvoir qui vous échappent. Où est donc la science dans tout cela ?

   La forme de votre initiative est donc une double méprise. La première méprise consiste à demander au pouvoir politique de prendre parti contre des personnes ayant publié des livres. Cela s’apparente fort à une tentative d’entrave à la liberté d’expression. Plus grave encore, cette velléité de censure qui ne dit pas son nom s’appuie sur une invocation du « filtre standard des publications scientifiques », rapprochant ainsi de façon coupable les procédés de revue par les pairs d’une censure légale.
   Comment a-t-il pu vous échapper que les éditions Plon, qui publient le livre de Claude Allègre, aussi bien que les éditions Odile Jacob, qui publient celui de Vincent Courtillot, ne sont pas, n’ont jamais été, et n’ont pas à être soumis au processus de revue par les pairs ? Ces deux éditeurs ont leur propre politique éditoriale, qu’ils délimitent de la manière qu’ils veulent. Ils n’ont en aucune manière à rendre des comptes au CNRS, au ministère de la Recherche, ou à n’importe quelle autre structure institutionnelle. Ces dernières n’ont pas davantage à donner leur avis dessus, sollicité ou non.
   Bien sûr, la liberté d’expression n’est pas absolue, et un cadre existe pour en délimiter les contours. C’est cela qui amène à votre seconde méprise : avoir ignoré le rôle de la justice. Celui qui estime être l’objet d’une diffamation peut demander réparation à la justice, seule habilitée à trancher ce type de litige. Si celle-ci n’a certes pas pour rôle de trancher un débat scientifique, elle a en revanche celui de déterminer si telle ou telle déclaration a un caractère infamant. Il existe des cadres pour régler certains différents ou infractions à la loi, des espaces pour débattre (les médias) mais il n’existe heureusement plus un quelconque « droit divin » en vertu duquel on pourrait sanctionner pour délit d’opinion.

   En dévoyant le sens du processus de relecture par les pairs, aussi bien qu’en soumettant votre travail à l’imprimatur de structures politiques, vous ne réalisez sans doute pas la portée de votre geste. Votre assaut dérisoire se fait au prix d’un précédent extrêmement dangereux, qui fragilise la science dans son ensemble et va contribuer à affaiblir plus particulièrement la climatologie. Nous touchons là à des idées qui vont bien au-delà du seul débat sur le climat : la place de la science, la liberté d’opinion.
   Ainsi, vous avez fait un pas de trop. S’il est parfaitement légitime de votre part de vouloir défendre la justesse de votre cause et la rigueur de vos travaux, en aucun cas tout cela ne peut justifier un appel à la censure et à l’arbitraire. Il n’y a pas de science officielle dans ce pays, fut-elle publique. En invoquer une ne peut qu’accroître le doute et la confusion. La légitimité des travaux menés en climatologie passe par d’autres voies que la désignation à la vindicte de boucs émissaires, et il nous revient à tous de faire en sorte que ne s’éteigne pas une certaine idée de la science.

 

Benoît Rittaud.

 

 

Pour mémoire, revoici l’appel dans son intégralité, disponible ici :

Deuxième version, 29 mars 2010.

Destinataires :

Mme la Ministre de la Recherche
M. le Directeur de la Recherche
M. le Président de l’Académie des Sciences
Mmes et MM. les Directeurs des acteurs de la recherche publique regroupés au sein de l’Alliance thématique AllEnvi (BRGM, CEA, CEMAGREF, CIRAD, CNRS, CPU, IFREMER, INRA, IRD, LCPC, Météo France, MNHN)
M. le Président de l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur
M. le Président du Comité d’Éthique du CNRS

Éthique scientifique et sciences du climat : lettre ouverte

Nous, scientifiques du climat, attachés au devoir de rigueur scientifique, interpellons les structures référentes de la recherche scientifique française, face aux accusations mensongères lancées à l’encontre de notre communauté.

Un pacte moral relie les scientifiques et la société. Rémunérés principalement par les crédits publics, les scientifiques doivent déployer une rigueur maximale, pour la conception, la réalisation, la publication de leurs travaux. Leurs pairs sont les arbitres de cette rigueur, à travers les processus critiques de relecture, de vérification, de publication des résultats. Les hautes instances scientifiques sont les garants de cette rigueur. C’est sur cette éthique scientifique que repose la confiance que la société peut accorder à ses chercheurs.

Reconnaître ses erreurs fait également partie de l’éthique scientifique. Lorsqu’on identifie, après la publication d’un texte, des erreurs qui ont échappé aux processus de relecture, il est d’usage de les reconnaître, et de les corriger, en publiant un correctif. Ainsi, des glaciologues ont mis en évidence une erreur dans le tome 2 du 4ème rapport du Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat («Impacts, Adaptation et Vulnérabilité, chapitre 10 : Asie») concernant le devenir des glaciers de l’Himalaya. En l’absence de procédure formelle d’«erratum», le GIEC a publié son «mea culpa» ( http://www.ipcc.ch/pdf/presentations/himalaya-statement-20january2010.pdf), reconnaissant l’erreur, et soulignant que les processus de relecture du rapport n’avaient pas fonctionné pour ce paragraphe. En cela, le GIEC a respecté la déontologie scientifique.

Depuis plusieurs mois, des scientifiques reconnus dans leurs domaines respectifs dénigrent les sciences du climat et l’organisation de l’expertise internationale, criant à l’imposture scientifique – comme le fait Claude Allègre dans L’Imposture climatique ou la fausse écologie (Plon, 2010), pointant les prétendues «erreurs du GIEC», comme le fait Vincent Courtillot dans Nouveau voyage au centre de la Terre (Odile Jacob, 2009) et dans des séminaires académiques. Ces accusations ou affirmations péremptoires ne passent pas par le filtre standard des publications scientifiques. Ces documents, publiés sous couvert d’expertise scientifique, ne sont pas relus par les pairs, et échappent de ce fait aux vertus du débat contradictoire.

Ces ouvrages n’auraient pu être publiés si on leur avait simplement demandé la même exigence de rigueur qu’à un manuscrit scientifique professionnel. De nombreuses erreurs de forme, de citations, de données, de graphiques ont été identifiées. Plus grave, à ces erreurs de forme s’ajoutent des erreurs de fond majeures sur la description du fonctionnement du système climatique. Leurs auteurs oublient les principes de base de l’éthique scientifique, rompant le pacte moral qui lie chaque scientifique avec la société.

Ces attaques mettent en cause la qualité et la solidité de nos travaux de recherche, de nos observations, études de processus, outils de modélisation, qui contribuent à une expertise nécessairement internationale.

Vous constituez les structures référentes de la recherche scientifique française. Les accusations publiques sur l’intégrité des scientifiques du climat sortent des cadres déontologiques et scientifiques au sein desquels nous souhaitons demeurer. Nous pensons que ces accusations demandent une réaction de votre part, et l’expression publique de votre confiance vis-à-vis de notre intégrité et du sérieux de nos travaux. Au vu des défis scientifiques posés par le changement climatique, nous sommes demandeurs d’un vrai débat scientifique serein et approfondi.

Liste des premiers signataires

Valérie Masson-Delmotte (LSCE)- Edouard Bard (Collège de France / CEREGE)- François-Marie Bréon (LSCE)- Christophe Cassou (CERFACS)- Jérôme Chappellaz (LGGE)- Georg Hoffmann (LSCE)- Catherine Jeandel (LEGOS)- Jean Jouzel (LSCE)- Bernard Legras (LMD)- Hervé Le Treut (IPSL)- Bernard Pouyaud (IRD)- Dominique Raynaud (LGGE)- Philippe Rogel (CERFACS)


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Published by Jean-Gabriel Mahéo - dans Science et Nature
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commentaires

Bret-Morel 07/06/2010 11:52


Bonjour à tous, je suis l'auteur du petit dossier sur Kepler et Galilée que vous avez signalé plus haut, et je vous remercie pour cette référence. Je me permets qq précisions quant à vos échanges
sur le sujet. Avez-vous des références pour les "études de la question héliocentrique" par Buridan, Oresme ou De Cuse ? Car que le sujet ait été discuté, certes, mais de là à être vraiment
"étudié", je suis étonne. Le système de Copernic était tout de même révolutionnaire car il allait contre le sens commun, contre les évidences perceptives tant visuelles que physiologiques (pourquoi
ne sentons-nous pas la Terre qui tourne sur elle-même ? Pourquoi les boulets de canon ne parcourent-ils pas des distances différentes selon qu'ils sont lancés contre ou dans le même sens que la
rotation de la Terre ? Pourquoi ne tombons-nous pas dans l'éther ? Pourquoi l'air et les nuages suivraient-ils la Terre au lieu de rester sur place et provoquer des tempêtes permanentes ? Etc etc,
sans parler des tendances naturelles d'Aristote. Par contre oui, il a été fait des parallèles entre les manuscrits de Copernic et ceux d'un astronome arabe qui je ne sais plus, avait soit envisagé
aussi la chose, soit développé l'outillage théorique que Copernic a utilisé pour ses sphères. Il faut consulter les textes de Régis Morelon (CNRS) pour cela, historien spécialiste de la grande
époque arabe, mais aussi des écrits astronomiques de Ptolémée. Je ne crois pas que Galilée ait demandé que Kepler soit mis à l'index, il a été trop heureux de publier les commentaires de Kepler sur
son messager céleste (Dissertatio) ainsi que ses propres observations (Narratio) confirmant celles de Galilée. Par contre oui, Galilée et Kepler ont des styles si différents que Galilée n'a jamais
entretenu vraiment de relation avec Kepler. Il ne lui a même pas envoyé de lunette (!), il a fallu que Kepler s'en procure une par lui-même (!!), et il a du lui écrire 2 ou 3 fois dans sa vie tout
au plus. Autre précision, les écrits de Kepler ont été mis à l'Index par l'Eglise aux alentours de 1620 si je ne me trompe pas, notamment son son Epitome de l'astronomie copernicienne. Mais il n'y
a jamais vraiment eu de "conflit" entre les deux hommes, ne serait-ce je pense, que parce que les coperniciens étaient alors trop nombreux pour pouvoir faire le fine bouche... Même si Kepler lui a
fait parvenir un exemplaire, je ne suis pas sûr que Galilée ait vraiment lu l'Astronomie Nova à sa parution en 1609 (avec sa lunette, n'avait-il pas d'autres chats à fouetter ?), et l'ayant fait
pour ma part, je ne suis pas sûr non plus que si c'est le cas il ait bien saisi l'importance des conclusions de Kepler. Sans les tables qui lui permettront plus tard de prévoir mieux que tout autre
les trajectoires des planètes vues de la Terre, son travail reste hypothétique. Autant que ses forces motrices partant du soleil pour pousser les planètes sur leurs orbites, lesquelles sont
obligées d'être dotées d'âmes ou de qq chose se rapprochant. Il faut pouvoir en effet, quantifier les forces magnétiques qu'il imagine parallèlement pour rendre compte des variations de vitesse des
planètes sur leurs trajectoires elliptiques, ainsi que des ellipses elles-mêmes. Pour plus d'information sur le thème des âmes motrices des planètes, j'ai aussi publié sur mon site l'article "Des
orbes moteurs aux forces motrices" http://www.lastrologie-et-la-raison.net/orbes_forces.htm Bien cordialement, Serge Bret-Morel


Jean-Gabriel Mahéo 07/06/2010 21:47



Cher monsieur Bret-Morel,


 


J'ai averti de vos questions l'intervenant Colbert_. Quant à moi, je crois bien me souvenir que Nicolas de Cuse aborde la question de l'héliocentrisme dans sa Docte Ignorance, mais je ne peux
vous le confirmer car je n'ai pas le livre sous la main.


 


Très cordialement,


Jean-Gabriel Mahéo



Colbert_ 10/05/2010 19:17



Cher Jean-Gabriel


Les ennemis de l'homme qui s'en prenaient à l'Eglise au temps de Galilée s'en prennent aujourd'hui à la Science.


Il y a lieu d'être inquiet.


 



Colbert_ 12/04/2010 23:30




La chronologie des faits parle d'elle-même. Bien avant Galilée on savait que la terre était ronde : Erathosthène en avait déjà mesuré le rayon entre Syène et
Alexandrie.  Alpais de Cudot en a fait au 12e siècle des descriptions étonnantes de la Terre vue de l'espace, semblant comme un oeuf d'azur dans une vallée de ténèbres. Fustigeant les vices de l'époque, notamment la cupidité et l'avarice du clergé, elle est devenue célèbre en son temps, a été canonisée et est devenue depuis la sainte
patronne des cosmonautes.


La question de l'héliocentrisme n'était pas « tabou » vers la fin de l'époque médiévale. Elle a été étudiée par Jean Buridan en 1360, Nicole Oresme ( un grand génie
du14e siècle, proche Charles V ) en 1377, et Nicolas de Cuse ( mieux connu du monde anglo-saxon ) en 1450. L'étude de la chute des corps souvent attribuée à Galilée est due à Heysterbury ( 1355 )
et Nicole Oresme qui en donna des représentations géométriques et mathématiques. Nicole Oresme a du reste écrit un traité des Monnaies qui devrait vous intéresser :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicole_Oresme


La théorie de Copernic ( 1516 ) n'avait donc rien de révolutionnaire à l'époque de Galilée dont il faut rappeler qu'il est né en 1564. Le moine Copernic avait déjà
cherché en vain à expliquer le mouvement des planètes à partir de l'hypothèse d'orbites circulaires, ce qui est impossible.


Képler en revanche a établi par de rigoureuses observations que les orbites sont des trajectoires elliptiques dont le Soleil est un foyer. Le mouvement de chaque
planète est tel que le segment de droite reliant le Soleil et la planète balaie des aires égales pendant des durées égales. Ces deux premières lois sont publiées dans Astronomia Nova dès 1609 et
sont connues par Galilée.  
Quant à l'Église, elle a alors reconnu, appuyé et défendu Képler pour la valeur de son apport scientifique bien qu'il fût protestant, en faisant ainsi preuve d'une pensée très ouverte.


Ce n'est qu'en 1623 que Galilée s'attaque à Képler dans l'essayeur ( Staggiatore ), ouvrage polémique rempli d'erreurs concernant les comètes. Il y affirme que Dieu
ne saurait tolérer d'autre trajectoire que la figure parfaite du cercle. Son ami Maffeo Barberini étant élu Pape en août 1623, Galilée lui demande à la manière de nos réchauffistes d'aujourd'hui
de faire taire ses contradicteurs. L'Eglise s'est finalement trouvée contrainte de condamner Galilée pour qu'il cesse d'enseigner une théorie des orbites circulaires qui ne permettait pas de
calculs astronomiques corrects. 


Mais Galilée a pu se faire passer pour une victime, causant un grand tort à l'Eglise comme à la Science. On peut parier que nos réchaufffistes vont chercher à en
faire autant.


 



Jean-Gabriel Mahéo 14/04/2010 20:08



Merci beaucoup pour ces passionantes précisions.


 


C'est ainsi que la comparaison entre Galilée et les réchauffistes prend toute sa valeur, et que la menace contre la science et les institutions scientifiques est la plus visible.


 


Cordialement,


Jean-Gabriel Mahéo



Colbert_ 08/04/2010 20:11


L’histoire des sciences montre que le mélange entre science et politique conduit en fait immanquablement à un affaiblissement des deux institutions. La ridicule mise à l'index de M. Courtillot que
réclament les chercheurs officiels ressemble à celle que réclamait Galilée contre Képler. Pourtant les orbites sont elliptiques et non pas circulaires. La Science ( représentée par Képler ) et
l'institution politique prise comme arbitre ( l'Eglise ) s'en sont trouvées toutes deux affaiblies. On se demande par exemple ce que le LCPC vient faire dans cette aventure. Dans le cadre de la
RGPP, ses peu utiles chercheurs pourraient bien maintenant se retrouver à déneiger et réparer les routes à la première occasion !


Jean-Gabriel Mahéo 10/04/2010 14:53



Cher Colbert_,


Merci pour ce commentaire très instructif et pertinent.


 


L'histoire de Galilée contre l'Eglise a été utilisé de travers, dans cette affaire de la lettre des 400. C'est pourtant un fait, que Galilée, copernicien et tenant de la méthode scientifique
empirique et logico-déductive, a été pour cette raison même l'ennemi plus ou moins avoué de Képler, copernicien et tenant de la méthode scientifique de l'hypothèse classique, ou méthode
"métaphysique".


 


La méthode empiriste  de Galilée n'a pas du tout convaincu l'Eglise, qui a rejetté de ce fait les conclusions de Galilée : les déductions à partir des perceptions sensorielles ne peuvent
être tenues pour des vérités scientifiques, et Galilée sera obligé de déclarer que son système n'est qu'une hypothèse.


 


Les méthodes des modélisateurs climatiques "carbocentristes" étant de même nature, il est parfaitement naturel que celles-ci soient contestées, puisque les modèles ne sont qu'une illustration de
leurs hypothèses, et certainement pas une preuve scientifique. On pourrait aussi parler des a-priori idéologiques de la théorie du RCA, dans le cas présent, qui ont focalisés l'attention de la
science sur le rôle exclusif du CO2 dans le RC.


 


J'ai trouvé un très bon document sur le "conflit" entre Képler et Galilée, par un chercheur du nom de Serge Bret-Morel, à cette adresse :


http://www.lastrologie-et-la-raison.net/kepler_galilee_01.htm


Mais je ne savais pas que Galilée lui-même avait demandé la mise à l'index de Képler. Avez-vous de références à ce sujet ? Cela m'intéresse beaucoup.


 


Cordialement,


Jean-Gabriel Mahéo