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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 06:50

Vie-
Étrave d'un vaisseau qui fend la mer,
La mort roule en tes profondeurs
Et s'évanouit.
Un clin d'œil:
Elle fut - elle a disparu.
C'est à peine si sa surface
Se courbe et se ride,
Creuse une vague sous le vent,
Un peu d'écume se disperse et meurt,
Puis de nouveau tes milliers de flux
Se gonflent,
Et de nouveau tes vagues font rumeur
De pleurs et de rires.

Vie-
La mort n'est donc que ce clin d' œil,
Un songe orageux:
Elle fut - elle a disparu.
Toi seule, toi seule
Tu es partout, toi l'éternelle,
Herbe et arbre, terre et ciel.
C'est toi l'oiseau, qui fend l'espace,
Tu es l'homme, chair et sang,
Qui combat pour le bonheur.
Tu es l'espoir qui connaît et qui croit,
Qui referme toutes les plaies,
Qui réconforte et qui promet,
Et aussi le clin d' œil
De ce qui fut et de ce qui n'est plus
C'est toi!

Louis Miller ou Eliezer Meler (1889-1968)

Rembrandt, Portrait de famille (1668)

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Published by kévin - dans Poésies
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commentaires

Dom 06/04/2007 18:13

J'en rajoute un petit, trouvé au gré de mes recherches pour mes élèves (ma passion pour Verlaine est connue). L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable. Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou ? Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou. Que ne t'endormais-tu, le coude sur la table ? [...] Va, dors ! L'espoir luit comme un caillou dans un creux.

kévin 07/04/2007 14:16

Merci Dom pour ces poèmes (pas mal, l'extrait de Verlaine)Pour info, le poème de Louis Miller est extrait de l'Anthologie de la poésie yiddish. Edition: Poésie / Gallimard. (Merci à Messer Gaster)Kévin

Dom 06/04/2007 18:05

Je suis un peu sur les mêmes thèmes en ce moment et ce faisant je redécouvre  l'espoir qui palpite pour qu'on ne l'oublie pas. La poésie comme chant d'espoir. Ce petit poème n'a pas la même force de vie que celui que tu nous proposes, c'est juste un petit lien et le rappel que derrière les façades mornes, il y a l'homme avec ses faiblesses mais aussi sa grande possibilité de donner. Tu sais, ce que tu dis souvent :  les marchands de désespoir rendent un peuple plus malléable...et surtout l'individu plus frileux.J'aime particulièrement ce passage :Tu es l'espoir qui connaît et qui croit, Qui referme toutes les plaies, Qui réconforte et qui promet, Et aussi le clin d'œil De ce qui fut et de ce qui n'est plus C'est toi!
La nuit n'est jamais complète. Il y a toujours puisque je le dis, Puisque je l'affirme, Au bout du chagrin une fenêtre ouverte, Une fenêtre éclairée. Il y a toujours un rêve qui veille, Désir à combler, faim à satisfaire, Un cœur généreux, Une main tendue, une main ouverte, Des yeux attentifs, Une vie, la vie à se partager.
Paul Eluard