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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 08:18

Les Châtiments est un recueil de poèmes satiriques de Victor Hugo, publié en 1853. À la suite du coup d'État du 2 décembre 1851 qui voit l'arrivée au pouvoir du prince Louis-Napoléon Bonaparte, Hugo s'est exilé. Ces vers sont, pour le poète, une arme destinée à discréditer et abattre le régime de Napoléon III auquel Hugo voue une fureur vengeresse et un mépris sans bornes.


Préface:

« Le faux serment est un crime.

« Le guet-apens est un crime.
« La séquestration arbitraire est un crime.
« La subornation de fonctionnaires publics est un crime.
« La subornation de juges est un crime.
« Le vol est un crime.
« Le meurtre est un crime.
« Ce sera un des plus douloureux étonnements de l'avenir que, dans de nobles pays qui, au milieu de la prostration de l'Europe, avaient maintenu leur constitution et semblaient être les derniers et sacrés asiles de la probité et de la liberté, ce sera, disons-nous, l'étonnement de l'avenir que dans ces pays-là il ait été fait des lois pour protéger ce que toutes les lois humaines, d'accord avec toutes les lois divines, ont dans tous les temps appelé crime.
« L'honnêteté universelle proteste contre ces lois protectrices du mal.
« Pourtant, que les patriotes qui défendent la liberté, que les généreux peuples auxquels la force voudrait imposer l'immoralité, ne désespèrent pas; que, d'un autre côté, les coupables, en apparence tout-puissants, ne se hâtent pas trop de triompher en voyant les pages tronquées de ce livre.
« Quoi que fassent ceux qui règnent chez eux par la violence et hors de chez eux par la menace, quoi que fassent ceux qui se croient les maîtres des peuples et qui ne sont que les tyrans des consciences, l'homme qui lutte pour la justice et la vérité trouvera toujours le moyen d'accomplir son devoir tout entier
« La toute-puissance du mal n'a jamais abouti qu'à de efforts inutiles. La pensée échappe toujours à qui tente de l'étouffer. Elle se fait insaisissable à la compression; elle se réfugie d'une forme dans l'autre. Le flambeau rayonne; si or l'éteint, si on l'engloutit dans les ténèbres, le flambeau devient une voix, et l'on ne fait pas la nuit sur la parole; si l'on met un bâillon à la bouche qui parle, la parole se change en lumière, et l'on ne bâillonne pas la lumière.
« Rien ne dompte la conscience de l'homme, car la conscience de l'homme, c'est la pensée de Dieu.

Victor Hugo

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