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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 15:20
Agé de 23 ans, en 1669, le jeune Leibniz élabore la première version d'une proposition pour la création d'une société à laquelle il donna le nom de "Societas Philadelphica". Cette société - qui devait s'établir en Hollande - devait être la pierre angulaire pour la création d'une nouvelle élite intellectuelle européenne, capable d'élever le niveau moral, intellectuel et culturel de la population, afin qu'elle puisse prendre en charge la reconstruction économique de l'Europe (nous sommes quelques années après la guerre de Trente ans).
Leibniz pensait aussi aux Amériques où il fallait "envoyer des vaisseaux et des colons pour soumettre la Terre entière non par la violence mais par la bonté (...) et pour les mêmes raisons, être capable d'ériger là-bas l'Etat le mieux choisi parmi ceux des plus grandes nations d'Europe".
Ce projet inspira les fondateurs des Etats-Unis d'Amérique, qui donnèrent en 1682 à la capitale de l'Etat de pennsylvanie le nom de Philadelphie. Leibniz peut être considéré comme un des pères fondateurs de la nation américaine.
A lire aussi, cet autre texte de leibniz.


Societas Philadelphica

1° On reconnaît une politique correcte à ce qu'elle est utile à soi-même.
2° La chose la plus utile est ce qui plaît à Dieu. Or, Dieu est un être omnipotent. Et ne pas obéir à l'omnipotence est extrêmement dangereux pour celui qui fait le contraire; à l'opposé, en lui obéissant, on a l'espérance, et étant donné que Dieu est la suprême sagesse, la certitude, d'une grande récompense.
3° Ce qui plaît le plus à Dieu est ce qui contribue à la perfection de l'univers.
4° Ce qui contribue à la perfection de l'univers, sert aussi à la perfection de l'être humain, étant donné que dans le monde sensible, il n'y a pas d'espèce plus parfaite que l'Homme.
5° La perfection de l'être humain consiste dans le fait qu'il est au plus haut degré possible doué intellectuellement et puissant.
6° La sagesse et la puissance de l'être humain reposent sur deux fondements: d'une part, que de nouvelles sciences et de nouveaux arts soient créés et, d'autre part, que les gens deviennent plus familiers avec ce qui est déjà connu.

Source: Fusion

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commentaires

Jean-Gabriel Mahéo 30/07/2010 22:45



Bonjour Benoït,


 


Je ne suis pas l'auteur de l'article que vous commentez, il est de mon compère Kévin, mais je peux vous mettre le pied à l'étrier.


Philadelphie a été nommée ainsi en 1682, et Leibniz, né en 1646, avait donc 44 ans à l'époque.


Etait-il réputé à l'époque ? Très certainement : Leibniz avait déjà développé un réseau républicain transcontinental et entretenait déjà correspondance avec l'essentiel des penseurs classiques
humanistes de l'époque, des théologiens, des scientifiques, des politiques ; ses idées circulaient dans les cercles protestants de l'Europe du Nord, du Royaume Uni, de l'Irlande, ainsi qu'en
France où il a fallu que Voltaire se déploie au maximum pour en supprimer la puissante influence métaphysique, à coup de sarcasmes, de sophismes et de calomnies (Micromegas, Candide, etc.).


 


Pour confirmer le lien entre les premiers réseaux républicains américains et Leibniz, autant se replonger dans l'histoire et étudier la nature des débats fondamentaux de l'époque. Vous noterez
ainsi que Leibniz est en Europe le pôle principal des conceptions théologiques, métaphysiques, politiques et scientifiques.


N'oubliez pas qu'à l'époque, les colonies nord-américaines sont européennes de population et de culture, reçoivent régulièrement des populations fuyant l'Europe en quête de liberté religieuse,
politique et économique, et qu'il suffisait en général d'un mois et demi pour transporter les gens, les marchandises et les écrits d'un bords à l'autre.


 


Voici une liste de documents de recherche sur leibniz et sur ses liens avec ce qui deviendra la république des Etats-Unis d'Amérique :


http://www.schillerinstitute.org/fid_97-01/971_vattel.html
http://www.schillerinstitute.org/fid_97-01/971_vattel-2.html
http://www.schillerinstitute.org/fid_02-06/031_happinessA.html
http://www.schillerinstitute.org/fid_02-06/031_happinessB.html
http://www.schillerinstitute.org/fid_02-06/031_kaestner.html
http://www.schillerinstitute.org/fid_91-96/922_liebniz_A_and_S.html
http://american_almanac.tripod.com/cameral.htm
http://www.larecherchedubonheur.com/article-28500919.html, le Droit Des Gens de E. De Vattel
et aussi, http://www.over-blog.com/recherche/recherche-blog.php?ref=318929&query=leibniz, sur 3 pages


 


Cordialement,


Jean-Gabriel Mahéo


 


 



Benoît 29/07/2010 23:50



Bonjour,


 


J'ai du mal à imaginer Leibniz comme source d'inspiration de la ville Philadelphia parce que je ne suis pas convaincu que Leibniz était suffisament connu lors de la création de la ville. Certes
il était assez solicitée après sa publication d'un pamphlet pour l'élection du nouveau roi ou électeur mais je dirais qu'il était connu en Allemagne uniquement. Et je suppose qu'il à commencé à
devenir célèbre à travers les actes de Leipzig qui ont été crée à la même période mais pas avant la ville.


De plus le mot philadephica était utilisé déjà avant Leibniz.


Donc si vous pouviez m'éclairer un peu ce serait génial.


Sinon merci d'avoir mis ce texte à disposition du public.


Ben.