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12 décembre 2004 7 12 /12 /décembre /2004 00:06
CHAPITRE V
De l'observation de la justice entre les Nations.



§.63         Nécessité de l'observation de la Justice dans la Société humaine.

La justice est la bâse de toute Société, le lien assûré de tout commerce.   La Société humaine, bien loin d'être une communication de sécours & de bons offices, ne sera plus qu'un vaste brigandage, si l’on n'y respecte pas cette vertu qui rend à chacun le sien.   Elle est plus nécessaire encore entre les Nations, qu'entre les particuliers ; parceque l'injustice a des suites plus terribles, dans les démêlés de ces puissans Corps Politiques, & qu'il est plus difficile d'en avoir raison.   L'obligation imposée à tous les hommes d'être justes, se démontre aisément en Droit Naturel : Nous la supposons ici comme assez connuë, & nous nous contentons d'observer, que non-seulement les Nations n'en peuvent être exemptes (Prélim. §.5), mais qu'elle est plus sacrée encore pour elles, par l'importance de ses suites.

§.64         Obligation de toutes les Nations de cultiver & d'observer la Justice.

Toutes les Nations sont donc étroitement obligées à cultiver la justice entr'elles, à l'observer scrupuleusement, à s'abstenir avec soin de tout ce qui peut y donner atteinte.   Chacune doit rendre aux autres ce qui leur appartient, respecter leurs droits & leur en laisser la paisible joûïssance.

§.65         Droit de ne pas souffrir l'injustice.

De cette obligation indispensable, que la Nature impose aux Nations, aussi bien que de celles dont chacune est liée envers elle-même, il résulte pour tout Etat le droit de ne pas souffrir qu'on lui enlève aucun de ses Droits, rien de ce qui lui appartient légitimement ; car en s'y opposant, il ne fait rien que de conforme à tous ses devoirs ; & C’est en quoi consiste le Droit (§.49).

§.66         Ce droit est parfait.

Ce droit est parfait, c'est-à-dire accompagné de celui d'user de force pour le faire valoir.   En vain la Nature nous donnerait-elle le droit de ne pas souffrir l'injustice, en vain obligeroit-elle les autres à être justes à notre égard, si nous ne pouvions légitimement user de contrainte, quand ils refusent de s'acquitter de ce devoir.   Le juste se verroit à la merci de la cupidité & de l'injustice ; tous ses droits lui deviendroient bien-tôt inutiles.

§.67         Il produit 1°, le droit de défense.

De là naissent, comme autant de branches,

 

1°, Le droit d'une juste défense, qui appartient à toute Nation, ou le droit d'opposer la force à quiconque l'attaque elle & ses droits.   C'est le fondement de la Guerre défensive.

§.68         2°, Celui de se faire rendre Justice.

2°, Le droit de se faire rendre justice par la force, si on ne peut l'obtenir autrement, ou de poursuivre son droit à main armée.   C’est le fondement de la Guerre offensive.

§.69         Droit de punir un injuste.

L'injustice faite sciemment est sans doute une espèce de lézion.   On est donc en droit de la punir, comme nous l'avons fait voir ci-dessus en parlant de la lézion en général (§.52).   Le droit de ne pas souffrir l'injustice est une branche du Droit de sûreté.

§.70         Droit de toutes les Nations contre celle qui méprise ouvertement la Justice.

Appliquons encore aux injustes, ce que nous avons dit ci-dessus (§.53) d'une Nation malfaisante.   S'il en étoit une, qui fît ouvertement Profession de fouler aux pieds la Justice, méprisant & violant les droits d'autrui, toutes les fois qu'elle en trouveroit l'occasion, l'intérêt de la société humaine autoriseroit toutes les autres à s'unir, pour la réprimer & la châtier.   Nous n'oublions point ici la maxime établie dans nos Préliminaires, qu'il n'appartient pas aux Nations de s'ériger en Juges les unes des autres.   Dans les cas particuliers & susceptibles du moindre doute, on doit supposer que chacune des parties peut avoir quelque droit ; l'injustice de celle qui a tort peut venir de son erreur, & non d'un mépris général pour la Justice.   Mais si par des maximes constantes, par une conduite soutenuë, une Nation se montre évidemment dans cette disposition pernicieuse, si aucun droit n’est sacré pour elle ; le salut du Genre-humain exige qu'elle soit réprimée.   Former & soutenir une prétention injuste, c’est faire tort seulement à celui que cette prétention intéresse, se moquer en général de la Justice, c'est blesser toutes les Nations.

 

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