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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 21:26
Dans la série "Tuez les tous!", à lire cet article affligeant, où on nous explique qu'au Tchad, le ministre de l'environnement (eh oui, ils ont aussi des ministres inutiles!) a décidé d'interdire l'utilisation du charbon, sous couvert de lutte contre le réchauffement climatique. Le problème, c'est que 99% de la population se chauffe et cuisine au charbon!

(...)« Les Tchadiens doivent chercher d’autres formules pour faire la cuisine et oublier le charbon de bois et le bois de chauffe », a récemment déclaré Ali Souleyman Dabye, ministre de l’Environnement, à la presse, à N’Djamena. « Faire la cuisine est une nécessité fondamentale pour chaque foyer. D’un autre côté ...avec le changement climatique, chaque citoyen doit protéger son environnement »(...)

Je n'ai pas mené d'enquête, mais vous pouvez être certain que derrière cette mesure, se cache une ONG environnementale qui dicte ses lois meurtrières. Et vous pouvez être aussi sûr que cette même ONG milite contre le nucléaire, véritable source efficace et propre d'énergie! Les Tchadiens sont coincés!

(...) Le 14 janvier, les soldats de l’armée et la police ont dispersé la foule qui s’était réunie dans la capitale pour protester contre les mesures prises par le gouvernement, et plus généralement, contre le coût élevé de la vie, ont rapporté les habitants de la capitale.
« Ils ont frappé des manifestants, principalement des femmes », a indiqué Mme Narmadji, de l’association de femmes, qui faisait partie des manifestants.
« Tant que le gouvernement ne changera pas les choses, nous ne renoncerons pas », a-t-elle déclaré. « Mieux vaut mourir rapidement et en masse, plutôt que continuer à succomber d’une mort lente, comme nous le faisons actuellement ».


« Nous sommes déjà morts », a-t-elle finalement ajouté.


Effectivement, c'est l'objectif.



Pourquoi ? : "Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables objectifs"

Publié dans : Tuez-les tous! - Ecrire un commentaire
Par Kévin - Voir les 24 commentaires
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Commentaires

Merci.
Je me doutais bien que tu le verrais, cet article.

Lorsque je l'ai lu, je n'en ai pas cru mes yeux. Cette décision est tellement stupide, tellement meurtrière en terme sanitaire, tellement génocidaire que je me suis demandé ce que je lisais.

Mais c'est la vérité. En ce qui concerne les tchadiens, je crois qu'ils vont vite comprendre ce qu'est l'écologie que défendent nos bobos et autres décroissants : c'est leur mort !
Que les autres pays d'Afrique et d'ailleurs tire la leçon : l'une des plus grandes menaces contre l'humanité aujourd'hui, ce n'est plus la peste brune, mais la peste verte.
Commentaire n°1 posté par Jean-Gabriel le 22/01/2009 à 01h00
Ne serais ce pas la mise en oeuvre du NSSM200 ou comment de débarrasser de ces africains qui consomment NOS ressources? (Kissinger dixit)
Personnellement, je préfère "Atoms for Peace"...
Commentaire n°2 posté par Christian le 22/01/2009 à 12h52
Salut Christian,

Il s'agit certainement de la continuation de NSSM200, réinterprété dans le cadre de la "protection de l'environnement". Aujourd'hui, plutôt que de conditionner les "aides au développement" à une politique proactive de contrôle démographique comme cela a été le cas pendant près de trente ans, on les conditionne à une politique de réduction des émissions de CO2 et de conservation des "puits de carbone" par le biais du nouveau marché malthusien des "compensations carbones" (http://www.larecherchedubonheur.com/article-14434694.html, et http://www.larecherchedubonheur.com/article-14594413.html).
C'est plus efficace, on attaque ainsi la population, l'économie et les infrastructures en même temps.
Cette décision inhumaine du ministre de l'environnement du Tchad Ali Souleyman Dabye est en droite ligne une conséquence du chantage imposé aux PVD lors de la conférence de Bali, et plus directement des décisions prises lors de la conférence de Poznan (http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20081214trib000321729/maigre-moisson-pour-la-grande-messe-ecologique-de-poznan.html).

Réponse de Jean-Gabriel Mahéo le 23/01/2009 à 14h23
Bonjour cher Jean-Gabriel,

je connais peu le sujet, mais il parait évident que cette décision est clairement "inhumaine" comme tu le dis et complètement irréesponsable et déconnectée des réalités quotidiennes de ces peuples qui vivent déjà dans la misère!

mais de là à dire que ces mesures se trouvent en cohérence avec "l'écologie que défendent nos bobos et autres décroissants" c'est je pense réaliser une magnifique "généralisation" sur la manière qu'ont les êtres humains intéressés par l'écologie d'envisager le développement soutenable des sociétés humaines...et c'est je pense un très mauvais moyen de faire avancer le débat!
sache tout de même que les "écolos" ne sont pas tous des imbéciles qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, complètement déconnectés des réalités et ne comprenant pas que les problèmatiques sociétales doivent être prises en compte dans les politiques environnementales...
Je suis en tout les cas certain que tu seras d'accord avec moi sur le fait qu'il va falloir combattre toutes les "inepties", toutes les "mesures dénuées de sens et inhumaines dans bien des cas" qui émergent de certains groupes ou de politiques dites "environnementales"...il va falloir clairement se mettre à raisonner! sur ce que nous voulons faire pour cette planète Terre et les êtres humains qui y résident!

ainsi, il serait intéressant de ne pas tomber dans les sempiternelles débats idéologiques, "écolos" - "pas écolos", "droite - gauche", et autres...car c'est un débat qui concerne avant tout les "êtres humains" dans leur ensemble et c'est donc ensemble qu'il faut réfléchir et avancer! ainsi, vous avez tout a fait raison, par le biais de ce blog, de dénoncer ces mesures! mais il est inutile d'être dans le faux en mettant dans le même panier tout un tas de gens qui seraient de ton avis par exemple...

Cordialement,

Novak

Commentaire n°3 posté par Novak le 23/01/2009 à 15h39
Bonjour Novak, et bonne année.

Vous soulignez dans votre intervention que j'aurais tendance à mettre dans le même sac tous les écologistes. Vous avez raison.
A quelques exceptions près, les écologistes réfléchissent tous sur la base d'axiomes erronés sur la nature, les sciences et technologies et sur le rôle de l'humanité dans la bosphère et l'univers, et nous avons de nombreuses fois présenté ces axiomes dans les différents articles et commentaires de ce blog.
C'est la même méthode de pensée qui fait demander en Europe des éoliennes, de l'agriculture bio, la fin des ampoules à filaments et des maisons "écologiques" inabordables, et en Afrique des politiques telles que celles du Tchad.
Selon les niveau de développement des nations, ce qu'on qualifie ici de "conservation de la nature" se traduit là-bas en apartheid technologique et en politiques génocidaires.
Ces axiomes sont fondamentalement ceux du malthusianisme, d'une vision fixiste des ressources et de la biosphère, et d'une qualification systématiquement négative de l'intervention humaine dans la biosphère. C'est la substance des discussions sur le "développement soutenable des sociétés humaine" qui ont lieu actuellement partout, et c'est la raison de la nocivité de leurs conclusions.
Et si l'on ne s'attaque pas à ces axiomes, il est bien inutile de tenter d'empêcher leurs expressions, ce serait un peu comme traiter des symptomes sans attaquer la maladie.
J'apprécie la bonne intention de votre commentaire et son volontarisme. Je souhaite que les écolos de bonne volonté rompent avec ce pessimisme fondamental et envisagent des plans d'actions révolutionnaires du style "Plan Marshall" pour l'Afrique, ou "Atoms for peace" comme disait Christian, et autres grands aménagements infrastructurels qui permettront aux populations l'accès en abondance à l'eau, l'irrigation, la nourriture, l'électricité, la santé etc, et qui feront croitre la capacité biosphérique à porter la vie.
Le cas du Tchad est un cas d'école spectaculaire, à méditer et à corriger. Faites-le connaître.

Cordialement,

Jean-Gabriel

PS: Je suis curieux de connaître votre sentiment sur le texte de Vernadsky. Me ferez-vous ce plaisir ?
Réponse de Jean-Gabriel le 24/01/2009 à 15h04
Jean_Gab,
Merci de cette  interressante réponse. Je crois que nous aurons l'occasion d'en parler prochainement.
Je suis content de voir un nouveau commentaire de Novak (ou peut être en ai-je raté entre temps).
Il a raison de dire qu'il faut en terminer avec les clivages droite-gauche, écolo, non-écolos. Ces clivages ont été introduits pour séparer les gens en clans, castes... qui se déchirent.
Pour moi, il y a deux camps, et seulement deux: Le camps de ceux qui considèrent que les hommes (et les femmes) sont des animaux, qui se conduisent entre animaux entre eux...
Et le camp de ceux qui considèrent l'homme comme trascendentalement
différent des animaux, seul a avoir une histoire, une culture et un avenir.
Le premier camp ne vit que dans le court terme, il détruit l'environnement pour faire du soja, de l'huile de palme... il ceuille le pétrole et chasse les autres hommes (pour les réduire en esclavage comme en Chine, en Inde...) il est contre le progrès car le progrès ne leur amène rien.
Le second crée (ou au moins essaie de créer) ses ressources en transformant des produits 'inférieurs' en produits 'supérieurs', l'uranium en énergie, le pétrole en plastique (qu'il faut évidemment recycler), le sol en un sol plus riche grâce aux engrais, ainsi, la France a multiplié sa production agricole tout en doublant sa surface forestière au 20ème siècle.
Le second envisage les vraies conséquences de ses actes, conséquences envers les autres et envers leur passé (le devoir de mémoire) et leur avenir (le devoir de créer un avenir meilleur pour les autres). Le premier n'est que populiste, il fait semblant d'ammener des solutions qui ne sont que de la poudre aux yeux, Fusion l'avait amplement montré en son temps.
Seule l'amour envers les autres doit guider nos actes, en tant qu'êtres humains, nous sommes faillibles et faibles, mais cela doit être un encouragement à lutter plus fort.
Novak, j'espère que vous comprendrez le sens profond de mon intervention. Il faut regarder les buts de ceux qui nous lancent cette poudre aux yeux, enveloppée de mensonges brillants mais qui se termineront par les larmes de tous. Nous pronons l'amour (l'agapé), le vrai sens politique de la vie qui est de s'engager envers les autres sans aucun espoir de retour pour nous mêmes. C'était l'engagement de Roosevelt, De Gaulle, Mozart, Bach et bien d'autres qui sont cités en ces pages. Et même si nous ne sommes que des puces comparées à ces géants, nous nous devons d'égratigner chaque jour un peu plus la croute de haine, de dédain, de racisme qui est répandue sur nos yeux jour après jours par les médias 'bien pensant' et cette vox-populi polluée.
Merci de m'avoir lu jusqu'au bout et, comme Jean-Gab, j'ai bon espoir de lire de bonnes choses de vous.
Commentaire n°4 posté par Christian le 23/01/2009 à 21h51
Pour apporter un peu d'eau à notre moulin (nucléaire), je vous invite à lire ce très bon article sur le non moins très bon site Agriculture et environnement.
Commentaire n°5 posté par Kévin le 25/01/2009 à 09h53

Bonjour à tous,

Je tiens en premier lieu à m’excuser pour la longueur de mon discours…

Jean-Gabriel, nous en revenons manifestement toujours aux mêmes points, nous avons décidemment, vous et moi pas changé d'avis sur la question! c'est ce qui nous séparera continuellement dans tous nos développements futurs, sachant que nous sommes en désaccord sûr les "axiomes de base" comme vous dites...

j'entend votre "conception initiale" et donc je comprend alors votre point de vue dans son entier, qui je le répète a le mérite d'être cohérent d'un bout à l'autre...

mais ce qui me pose tout de même un léger souci, c'est votre manière d'être aussi affirmatif et cela me fait tout de même doucement rire lorsque vous dites que ce sont "les écologistes (qui) réfléchissent tous sur la base d'axiomes erronés sur la nature, les sciences et technologies et sur le rôle de l'humanité dans la bosphère et l'univers"...ceci n'est pas une manière de débattre ou de tenter de convaincre, moi-même, d'après ce que je sais et ayant une très forte tendance à penser que ce sont vos axiomes sur "la nature, les sciences et technologies et sur le rôle de l'humanité dans la biosphère et l'univers" qui sont (pour moi) erronés...si je me permet de vous le dire, comme ça, sans aucun argument, que c'est vous qui avez tord, à partir de là que faisons nous??? nous n'avançons pas, tout simplement.

bon, je sais que ce n'est pas le nombre de personnes à partager un avis qui en fait nécessairement la force et la crédibilité, seulement en sciences, lorsque au jour le jour, des milliers de scientifiques de par le monde, formulent des hypothèses, réalisent des expériences en maniant et éprouvant continuellement des concepts tels que les "principes thermodynamiques de base", je pense que plus le temps passe, plus nous pouvons considérer ces principes comme étant révélateurs de phénomènes qui existent bel et bien...biensûr jusqu'au jour où plusieurs expériences bien réalisées, affineront ou remettrons en questions ces concepts...ainsi, je suis donc en droit de prendre ces concepts tels qu'ils sont à l'heure actuelle et me baser dessus pour développer mon opinion sur d'autres sujets utilisant ces axiomes de base, comme l'écologie par exemple... je pense que ma démarche n'est pas plus bête qu'une autre reconnaissez le tout de même??

Après tout cela, je ne dis pas que je ne suis pas déçu, mais EXTREMEMENT déçu!! de la manière dont nous envisageons de rendre nos sociétés "soutenables", de les rendre "écologiques"...

et sachez que concernant vos propos "Selon les niveau de développement des nations, ce qu'on qualifie ici de "conservation de la nature" se traduit là-bas en apartheid technologique et en politiques génocidaires."
Je suis bien conscient, et il suffit de lire l'article sur le Tchad, que d'une certaine manière vous avez raison, pour cet exemple-ci, pour lequel une mesure émergeant du ministère de l'écologie, soit une mesure "inhumaine" (nous sommes d'accord)...seulement, je pense que c'est faire un faux procès aux écologistes (je ne dis pas qu'ils n'y a pas des cons qui puisse imaginer ce genre de mesure) mais! je dois dire qu'en Afrique l'apartheid technologique et les politiques génocidaires n'ont pas attendu le développement d'une vision écologique, pour exister! dois je vous rappeler qui se trouve être l'un des plus grand fabricant d'armes au monde? à qui vendons-nous ces armes??? où se trouvent les guerres??? ne tirons-nous pas avantages (extraction de ressources pétrolières, uranium, minières,...) de la présence et du soutien de dictateurs africains???? n'avons nous pas un grand intérêt à ce que ces peuples ne soient pas en mesure et/ou en état de réclamer que les ressources que nous exploitons profitent à leur propre développement et pas uniquement au nôtre???? je pense donc qu'il est TRES facile de profiter de cette mesure, et quand bien même il n'y en aurait eu d'autres! pour "mettre dans le même sac tous les écologistes"...encore une fois je suis d'accord, avec vous il faut combattre la maladie et non pas ses symptômes! alors justement, attaquons nous à cette soif de toujours plus, cette soif d'accaparer toujours plus de ressources!!, cette soif de CROISSANCE toujours plus forte!!! RAISONNONS-NOUS!! et laissons ces populations profiter de leur ressources et se développer!! (bon je sais que j’envisage le problème que par le bout de ma lorgnette, et que les problèmes de l’afrique touchent à d’autres aspects c’est certain ! mais cet aspect là n’est pas négligeable !)

J'imagine que vous me mettez également dans ce "sac à écologiste", (d’ailleurs je me qualifie d’avantage comme un « écologue », ensuite vous pouvez rajouter d’autres qualificatifs (piètre écologue, écologue imbu de lui-même, écologue de pacotille…) mais ma formation professionnelle est ce qu’elle est ! ) seulement étonnement je ne me reconnaît pas dans les conceptions des « écologistes entassés dans ce sac » que vous décrivez ainsi : « vision fixiste des ressources et de la biosphère, et d'une qualification systématiquement négative de l'intervention humaine dans la biosphère »

Car, d’une :

-          avoir une vision « fixiste des ressources et de la biosphère » serait d’après ma définition, ne pas reconnaître l’existence des cycles bio-géo-chimiques (cycle du carbone, de l’azote, du soufre,…) or je les reconnais…et ce serait également ne pas reconnaître la dynamique évolutive des espèces et des écosystèmes, or je les reconnais…

-          qualifier de « systématiquement négative, l'intervention humaine dans la biosphère », ce serait adopter une position extrêmement dangereuse, car ce serait omettre la capacité de l’homme a prendre du recul et réfléchir sur sa place dans l’écosystème, son rôle, ce serait omettre sa capacité à analyser son impact sur les écosystèmes et à comprendre ce qu’il risque de perdre (ce qui lui a permis d’émerger : les ressources eau, sol, air et biodiversité…) et sa capacité à modifier ses actions pour tenter de préserver ces ressources indispensables qui sous-tendent le maintien de sa propre existence, bref ce serait remettre en question sa capacité d’adaptation, ce serait donc s’avouer « vaincu » face à sa propre nature humaine…il serait donc dangereux d’adopter une posture de reniement systématique de ce qu’il a de bon en lui…ce serait donc finalement se priver de la possibilité de dénoncer ce qui est effectivement néfaste pour lui-même, de ce qui serait bon pour la biosphère et donc pour lui, ainsi, je me refuse à adopter cette position, je veux pouvoir grâce mon raisonnement me permettre d’avancer et d’améliorer…mon raisonnement et les idées qui pourraient en sortir ! (après mon raisonnement vaut ce qu’il vaut j’en conviens, mais j’essaie de le « fournir » et de ne pas adopter une posture idéologique qui m’empêcherais de me remettre en question et donc de préciser ma pensée et mon raisonnement qui aboutirait nécessairement à un cul de sac…)

 

bref je pense que vous apprécierez le fait que je conserve encore foi en l’Homme (sans doute est-ce dû à mon jeune âge…) et tout cela bien que mes connaissances en écologie m’autorise à me poser de sérieuses questions sur « où en sommes-nous par rapport au seuil d’irréversibilité des écosystèmes », car en effet, les écosystèmes peuvent être caractérisés par leur composition (en espèces), leur structure (les interactions entres espèces et entre les espèces et leur habitat) desquels émergent, selon leur composition et leur structure, des FONCTIONS (ressources nutritives pour l’ensemble de la chaîne alimentaire, épuration de la qualité de l’eau, recyclage de la biomasse, épuration de la qualité de l’air,…maintien des processus bio-géo-chimiques qui régissent les mouvements d’éléments atomiques, qui régissent le climat…bref qui maintiennent le fonctionnement des écosystèmes dans leur ensemble !)

Ainsi à partir de ces différentes fonctions, nous pouvons si l’on se place d’un point de vue purement anthropocentré, distinguer de nombreux SERVICES RENDUS par les écosystèmes !!!

ainsi, admettons que, du fait de notre développement, nous en venons à fragiliser ces écosystèmes (que ce soit par l’érosion de la biodiversité (donc destruction de cette COMPOSITION en espèce qui de fait modifie les rapports entre espèces), que ce soit en infligeant des ruptures dans les différentes interactions qui règnent au sein des milieux et fragilisant de fait la STRUCTURE (fragmentation des milieux (une autoroute qui scinde une forêt en deux avec d’un côté des habitats propices à la reproduction d’une ou des espèces et de l’autre des milieux propice à l’alimentation !!! c’est comme si dans nos propres habitations, nous mettions un mûr entre le potager et le reste de la maison qui se trouve au milieu d’un désert, je donne peu cher de notre peau…), bref si nous mettons en péril cette COMPOSITION, cette STRUCTURE, nous mettrions en péril les FONCTIONS et de fait les services rendus par les écosystèmes !! et donc l’avenir de notre ESPECE !!!

ainsi, au vue du rythme de disparition des espèces qui est à l’heure actuelle 1000 à 10 000 fois supérieur que durant les temps géologiques en l’absence de l’homme (nous sommes dans la sixième crise d’extinction des espèces à l’heure actuelle !!), au vue du rythme de fragmentation des habitats (routes et cie…), de stérilisation des surfaces (goudronnage intempestif, défrichement, déboisement,…) nous sommes tout de même en droit de nous demander et il est même RAISONNABLE voire INDISPENSABLE !! de se s’interroger dans quelle mesure la crise actuelle de la biodiversité peut-elle affecter le fonctionnement de la biosphère dans son ensemble ? ET jusqu’à quel niveau de destruction de la biodiversité pourrons nous encore survivre !

Ainsi, je pense qu’il est raisonnable de raisonner et de se raisonner !! et contrairement à ce que tu penses, moi-même qui me positionnerais plutôt en faveur d’une posture ou d’un développement « décroissant », c'est-à-dire faisant décroître nos impacts néfastes sur la biosphère ! je ne suis absolument pas en faveur du développement d’un apartheid technologique et d’un génocide d’une partie de l’humanité ! je suis pour que chaque homme consomme ce qui lui est nécessaire pour sa propre survie et non pas pour que une partie de l’humanité consomme (en nourriture, en eau, en ressources énergétique et autres…) comme 3, 4 ou 20 personnes, alors que certains ne consomme même pas le 1/3 ou le ¼ ou le 1/20ième de ce qui serait nécessaire à sa survie…je ne suis donc pas pour mettre ceux qui sont déjà dans la misère, dans une misère encore plus terrible, tout cela pour maintenir mon propre niveau de vie ! je ne suis pas de ceux là ! ainsi, tous les raccourcis que tu puisses faire ne peuvent être que néfastes au débat ! et néfaste pour faire évoluer la société !

Encore une fois désolé pour la longueur de mes propos…

Cordialement,

Novak

Commentaire n°6 posté par Novak le 25/01/2009 à 15h24
Voilà du Novak phosphoré !

Merci pour cette contribution élaborée, pertinente et intelligente (encore ?).
Tout cela est bel et bon, votre position pondérée est fondée.
Notez tout de même que lorsque que j'ai rédigé le message auquel vous réagissez ici, je ne vous visais pas. En fait, je crois que vous n'êtes pas écologiste, mais écologue, comme vous dites, ou encore - si vous le voulez - un précurseur de la terraformation.

Cependant, deux choses :
1 - Le mot "Croissance" que vous utilisez me semble chargé d'un sens exagéré. Qu'appelez-vous croissance ?
Dans la biosphère, l'"économie" végétale est subalterne à l'animale, et les deux subalterne à l'humaine (au sens physique, bien sur). L'"économie" humaine est devenue, avec la montée en puissance de la Noosphère (puissance cognitive, appliquée sous forme de technologies), organisatrice et promotrice du règne animal et végétal. L'harmonie doit règner entre ces "économies", mais la direction, c'est le développement de la biosphère, non ? La "croissance" dont vous parlez, qu'est-elle et où se situe-t-elle dans la biosphère ?

2 - Pourriez-vous vous donner la peine de répondre un peu plus profondémment à la question de Pascale, qui me semble clé, et que je crois être fondamentale pour l'expression de nos différences axiomatiques. Dans votre commentaire, vous écrivez en gros que cette différence est que l'homme et le singe ont développés (d'une même branche) des qualités différentes. Vous frôlez la question de l'esprit, alors que je crois bien que c'est là qu'est la réponse.
Que le corps de l'homme et du singe fassent partie de l'histoire biologique et appartiennent au règne animal, c'est un fait. Mais la cognition, d'ou vient-elle ? Et la créativité ? La perception de l'invisible et la découverte des principes ? La Noosphère, en fait ?

Pour conclure, vous trouvez mon système cohérent, je vous en remercie, et vous pensez de même du vôtre, je suppose. Et puisque nous somme en France, au pays de DesCartes, nous voici bien embêtés, car dans l'esprit français, la cohérence est synonyme de vérité. De là, sur les mêmes questions, nos deux systèmes "opposés" se heurtent, tout fiers et assurés d'être vrais.
La solution, vous vous en doutez, réside dans l'épreuve des faits, dans l'expérimentation et dans la reproductibilité de la preuve expérimentale. Ainsi, vous avez raison lorsque vous écrivez ceci : "bon, je sais que ce n'est pas le nombre de personnes à partager un avis qui en fait nécessairement la force et la crédibilité, seulement en sciences, lorsque au jour le jour, des milliers de scientifiques de par le monde, formulent des hypothèses, réalisent des expériences en maniant et éprouvant continuellement des concepts tels que les "principes thermodynamiques de base", je pense que plus le temps passe, plus nous pouvons considérer ces principes comme étant révélateurs de phénomènes qui existent bel et bien...biensûr jusqu'au jour où plusieurs expériences bien réalisées, affineront ou remettrons en questions ces concepts...ainsi, je suis donc en droit de prendre ces concepts tels qu'ils sont à l'heure actuelle et me baser dessus pour développer mon opinion sur d'autres sujets utilisant ces axiomes de base, comme l'écologie par exemple... je pense que ma démarche n'est pas plus bête qu'une autre reconnaissez le tout de même??". D'autant plus que cela ne m'empêche pas de contester l'universalité du second principe de la thermodynamique, ou de contester l'arbitraire des hypothèses qui sous-tendent la théorie contemporaine de l'évolution, par exemple.

A bientôt,

Jean-Gabriel.


Réponse de Jean-Gabriel le 25/01/2009 à 23h21

Bonjour à tous,

Christian, je suis navré car je crois que je vais vous décevoir...

Je ne partage pas votre point de vue et j'espère que vous voudrez bien tout au moins entendre le mien, qui en fait s'oppose au vôtre...

En premier lieu je trouve étrange que vous dénonciez les clans, les clivages…je vous cite : « Ces clivages ont été introduits pour séparer les gens en clans, castes... qui se déchirent. » pour enchaîner avec ceci : « Pour moi il y a deux camps… »…enfin bref


Du haut de mes minces connaissances, je pense qu'avant tout, le problème de cette société "humaine" vient notamment du fait que l'"Homme" se considère comme "ex natura" et que de cette « conception », de cette vision de nous-mêmes sur cette planète, découle notre "peur" de la nature et in fine notre "projet inconscient" d'en finir avec la "nature" (je vous conseil de lire des ouvrages de François Terrasson qui sont pour moi très intéressant, après on peut ne pas partager son point de vue, mais C'EST INTERRESSANT!)


Je tiens à vous faire part du fait que cela me pose un réel problème que l'on puisse considérer que nous (les hommes et les femmes) ne soyons pas des animaux, car NOUS SOMMES des ANIMAUX!! Je n’affirme pas ceci pour développer une idéologie quelconque, je tiens seulement à rappeler une notion aussi évidente que celle-ci, car il nécessaire de rétablir la vérité à ce sujet car il est tut bonnement inutile de se voiler la face. Par contre, évidemment nous ne sommes pas des animaux comme les autres, tout comme un Choanoflagellé n'est pas un Oursin, une Ascidie n'est pas un Amphioxus, une Myxine n'est pas une lamproie, un requin n'est pas une truite!, un dipneuste n'est pas une rainette arboricole!...un chimpanzé n'est pas non plus un Homme! mais pourtant, le groupe des primates non humains et et celui des primates humains sont tous deux des Métazoaires (car pluricellulaires) triploblastiques (dont l'embryon s'organise en trois feuillets embryonnaires au cours de la gastrulation), appartenant à l'embranchement des bilatériens deutérostomiens (car lors de l'embryogénèse, après la phase de gastrulation, le blastopore deviendra l'anus, la bouche nécessitant le percement d'un pore secondairement à la mise en place des tissus), des Chordés (car tout deux dotés d'une chorde centrale), des Crâniates (car disposant d'un crâne), des vertébrés gnathostome sarcoptérygiens et tétrapode (car disposant d'une colonne vertébrale, d'une machoire et de quatre pattes charnues). Nous sommes également, les primates non-humains et nous-mêmes, des amniotes car l'embryon se développe dans une poche amniotique et sommes également des mammifères placentaires car nous possédons entre autres des poils et que notre embryon se développe dans un placenta intra utérin!

 

Finalement nous sommes tous deux (Primates non humains et Hommes) des primates, mais évidemment bien que génétiquement très peu de différents (moins d'1% de notre génome) nous sommes pour d’autres points, très différents! mais au vue de ce que je viens de citer, au vue des recherches nombreuses des anthropologues (je pense au livre d'Hervé Morin "le paradigme perdu : la nature humaine"), des éthologues, ceux-ci nous montrent à quel point beaucoup d'autres aspects nous rapprochent, et ce qui nous sépare ce sont bien souvent les préjugés que nous nous mettons nous mêmes en tête...sachant que beaucoup de primates non humains partagent également une "culture", sont doués d'une capacité d'innovation, sont doués de moyens de communications, sont doués de comportement altruistes, solidaires et j'en passe...en fait, plus on en connais sur les primates, plus nous nous rendons compte que peu de choses nous séparent, bien que j’en conviens, c’est justement ce peu de choses qui font la différence entre nous !

bref lorsque vous souhaitez montrer quelles sont les conséquences découlant du fait de considérer l'"homme comme un animal" je vous cite : "Le premier camp ne vit que dans le court terme, il détruit l'environnement pour faire du soja, de l'huile de palme... il ceuille le pétrole et chasse les autres hommes (pour les réduire en esclavage comme en Chine, en Inde...) il est contre le progrès car le progrès ne leur amène rien."...c'est je pense le portrait de comportement de notre société occidentale que vous êtes en train de peindre…cette société qui justement se considère comme ex natura, se comportant de manière à ne plus considérer les équilibres écologiques qui ont permis l’émergence de l’Homme sur Terre…ainsi, sans doute que vous devez me considérer comme faisant partie de ce « 1er camp de personnes considérant avant tout l’Homme comme faisant partie du « règne animal » »  or je ne me reconnais pas dans ce portrait donc je suis en droit de considérer que vous vous méprenez sur les schémas de pensées et les conséquences qui découlent d’une telle conception de l’Homme...

 

Mais si vous le voulez bien, permettez moi d’ajouter un commentaire à vos propos : « Le second crée (ou au moins essaie de créer) ses ressources en transformant des produits 'inférieurs' en produits 'supérieurs', l'uranium en énergie, le pétrole en plastique (qu'il faut évidemment recycler), le sol en un sol plus riche grâce aux engrais, ainsi, la France a multiplié sa production agricole tout en doublant sa surface forestière au 20ème siècle. »

 

En premier lieu, je vous laisse seul juge de la valeur des produits « produits 'inférieurs' en produits 'supérieurs' l'uranium en énergie, le pétrole en plastique», je n’apporterait pas mon point de vue concernant ces propos…seulement peut-être concernant, le sol, « le sol en un sol plus riche grâce aux engrais », oui un sol riche et bien drainé sera d’autant plus favorable à la mise en culture et à la production, qu’un sol « pauvre ou oligotrophe et hydromorphe », seulement cela n’enlèvera rien à la beauté de la flore qui s’installera sur ce type de sol et n’enlèvera rien quant à leur intérêt pour les amphibiens, les libellules qui trouveront en ces milieux humides oligotrophes, ressources alimentaires et lieu de reproduction, et permettez moi d’attribuer à ces milieux une place remarquable sur mon échelle des valeurs…

 

Je tiens à vous sensibiliser également sur l’enrichissement des sols par les engrais, et à préciser que NON, un sol sursaturé en engrais minéraux, n’est pas ce que l’on peut appeler un sol « riche » outre en taux d’azote contenu, et ce type de sol n’est pas ce que l’on peut considérer comme un sol productif si l’on adopte une vision à long terme, je vous invite pour cela à vous documenter sur le sujet et vous invite à lire ce que j’ai pu déjà écrire ici au sujet de la manière occidentale de considérer un sol et l’agronomie et la manière que nous avons d’occulter les conséquences…il s’agit du Commentaire n° 13 posté par Novak le 24/06/2008 à 15h34 pour le sujet « le singe aime le socialiste espagnol ».

 

Autre point que je souhaiterais préciser, car il est vrai que ces chiffres sont tout a fait trompeur…il s’agit de ces propos : la « France (a multiplié sa production agricole) tout en doublant sa surface forestière au 20ème siècle. »

Je vous invite à reconsidérer ces chiffres de « doublement de la surface forestière ». En effet, si l’on prend en considération dans ce calcul, toute surface d’une parcelle comprenant en son sein, une végétation dite « ligneuse », arborescente donc ou tout au moins encore à l’état d’arbuste en devenir…oui évidemment, la surface forestière est actuellement en augmentation. Seulement, je tiens à vous faire part de la supercherie qui se cache derrière ceci.

 

Pour vous expliquer le plus birèvement possible je vais citer des extraits concernant ce qu’est une forêt, sa dynamique, ect…

- Revenons-en à la base. Un milieu ou plus largement un écosystème est une entité qui évolue au cours du temps et dans l’espace. Une succession écologique décrit le processus naturel d'évolution et développement de l'écosystème d'un stade initial à un stade théorique dit climacique.

- Une forêt sauvage (non exploitée par l'homme) évolue naturellement selon des cycles dits « sylvigenétiques » ou « sylvogénétiques » qui caractérisent des dynamiques successives d’évolution interne de la forêt et de ses milieux, partant d’un stade dit « pionnier » et tendant à aboutir à un stade dit « climacique » jusqu’à ce qu’une « perturbation » réintroduise les conditions d’expression du premier stade…et ainsi de suite.

- Importance et utilité de la notion de « succession »

Le processus est évolutif, et consiste en une série d'étapes devant se succéder chronologiquement dans un ordre fonctionnellement contraint.

Lorsque l'Homme imite les processus de résilience écologique en voulant les hâter (reboisement accéléré ou reforestation par plantation ou régénération naturelle, génie écologique, génie végétal,...), l'omission d'une seule étape peut empêcher le bon déroulement des étapes ultérieures. En particulier le stade pionnier a une grande importance pour la restauration ou apparition du sol et de l'ancrage des végétaux, la capacité du milieu à stocker l'eau, etc.

- Forêt primaire et forêt secondaire

Il est courant de distinguer la forêt primaire (forêt naturelle) de la forêt secondaire (forêt entièrement ou fortement façonnée par l'homme). La première est considérée comme n'ayant pas fait l'objet d'intervention humaine y ayant laissé des séquelles importantes ou observables, elle correspond à la végétation naturelle potentielle ; la dernière étant modifiée suite au travail des forestiers ou sylviculteurs. Moins de 10 % de la planète est encore couverte de forêts primaires, qui abritent cependant encore l'essentiel de la biodiversité terrestre. Ces forêts sont en forte régression, en raison des coupes faites pour l'élevage ou les cultures destinées à nourrir les animaux d'élevages et/ou pour gagner des terres agricoles ou pour l'exploitation commerciale du bois.

 

Ainsi, nous sommes en droit de nous demander d’une part, si un champ d’arbre ! peut être considéré comme une forêt !??

et nous sommes également en droit de nous demander si un tel champ d’arbre, est capable d’abriter une communauté biologique digne d’une forêt ? est-ce que ces champs d’arbres ne sont –il pas comme nos champs de maïs, uniquement des milieux mono-spécifiques, stériles ! où les seuls espèces qui pourrait s’y développer serait des ravageurs ou maladies qui se diffusent à une vitesse folle car tous les arbres ont un patrimoine génétique similaire et donc une sensibilité similaire aux organismes pathogènes et dont cet état de fait est renforcé par l’absence de prédateurs présent en temps normal au sein d’une communauté bien structurée et capable de protéger l’écosystème entier contre sa dégénérescence le menant à terme vers un nivellement thermodynamique signifiant la mort de l’écosystème !

 

alors est-ce que ce soi disant « camps de ceux qui créent »…ne sont pas en réalité, le camps de ceux qui se fourvoient ! et croyant créer un terreau favorable à la vie, crée leur propre tombe ! et celle de l’espèce humaine toute entière !!

 

je n’ai pas la réponse, mais il convient de rester vigilant aux signes qui ne trompent pas…

 

Cependant, je tiens à ajouter que lorsque vous dites « Seule l'amour envers les autres doit guider nos actes, en tant qu'êtres humains, nous sommes faillibles et faibles, mais cela doit être un encouragement à lutter plus fort. »

 

…je ne peux être qu’en accord avec vous !

 

Cordialement

 

Novak

Commentaire n°7 posté par Novak le 25/01/2009 à 15h25
"plus on en connais sur les primates, plus nous nous rendons compte que peu de choses nous séparent, bien que j’en conviens, c’est justement ce peu de choses qui font la différence entre nous !"

S'il vous plait, Novak, qu'est-ce que c'est ce "peu de choses" ?
Commentaire n°8 posté par pascale le 25/01/2009 à 15h54
Ceci n'est pas un moyen pour moi de fuir votre question, seulement je crois, d'une, avoir écrit suffisement et occupé sufisemment l'espace ici même...et de deux, je pense qu'il est bon que chacun se fasse son idée par soi même et aille chercher l'information où elle se trouve...je sais qu'il est difficile pour un non étudiant ou un non chercheur d'accéder à des bases de données bibliographiques (car des codes d'accès sont nécessaires, où cela est payant...) mais sur Google Scholar, il est sûrement possible de trouver des informations, sinon je vous recommande le livre de l'anthropologue (entre autres...) Edgar Morin, je tiens à signaler mon erreur dans mon précédent message...évidemment ce n'est pas "hervé Morin" le ministre de la défense...rien à voir!
bref, juste ce que je pourrais dire c'est que grossièrement les capacités neuro-psychologiques sont les mêmes (je dis grossièrement!) seulement, l'homme a durant son évolution propre! eu besoin et la possibilité de développer ses capacités de bases et donc pour certains aspects de les pousser plus loin que pour les singes, sans oublier que pour d'autres capacités les singes les ont eux poussées plus loin! seulement qui mieux que l'homme peut-etre sensible face aux créations, aux pensées, aux élucubrations de ses confrères...d'où je pense notre forte propension à nous considérer comme "au dessus" du reste...ce qui est d'ailleurs flagrant au sein même de notre propre espèce où nous avons tendance à hiérarchiser, classer, grouper les membres de notre société...je tiens à préciser que je ne considère pas que ma vie vaille plus que celle de mon voisin...ce qui m'amène à considérer que ma vie d'homme a son rôle et sa place au sein de la nature, tout autant que n'importe quel autre être vivant! qui possède également sa place et son rôle! et sans lequel je ne serais pas là!! tiens ça me rappelle le concept de "niche écologique"...grossièrement définie comme "l'adresse et la professsion" d'une espèce!

désolé Pascale, de mettre éloigné de votre question et d'y avoir répondu sans y répondre...

Cordialement,

Novak
Commentaire n°9 posté par Novak le 25/01/2009 à 16h29

Cher Novak,

permettez moi de vous appeler 'cher' car c'est un plaisir pour moi que de lire quelqu'un qui n'est pas d'accord mais qui semble capable d'argumenter.

Je crains malheureusement que vous n'ayez pas compris le sens profond de mon intervention.

JE NE FAIS PAS LE PROCES DES ECOLOS. je pense moi même être un écolo (mais qui sait !!! je peux me tromper). Je voulais porter l'accent sur ce que font certaines personnes au nom de l'écologie (par exemple dire qu'il faut supprimer 5 milliards d'être humains sur Terre, si possible des africains, des chinois...).

Revenons sur quelques points d'accord: Nous sommes des animaux. C'est clair. Mais nous sommes les seuls animaux avec une histoire et une culture (même si quelques uns pensent que les dauphins ont une histoire et une culture, cela reste à prouver).
Cette histoire et cette culture nous permettent de façonner le monde afin de le rendre plus apte à supporter notre population. La preuve en est que nous sommes 6 milliards alors que dans l'état 'naturel' notre population devrait être de moins de 100 millions.

Il est clair qu'une forêt primaire est plus riche qu'une forêt secondaire... ma démonstration était plutôt basée sur le lien qui est fait entre l'augmentation de la production agricole ET la déforrestation. Dont la France (et peu être d'autres) est un parfait contre exemple.
Il est clair aussi qu'un France, l'ONF mêne des expériences qui ont montré que les forêts non entretenues abrittent MOINS de vie animale que les forêts entretenues. La bio-diversité est un problème, je le reconnais, l'homme ayant tendance à se débarrasser de ses propres prédateurs, il éliminera les grands fauves et les animaux dangereux de son environnement. Je pense que la forêt amazonienne n'échappe pas à cette tendance, même si sa taille offre plus d'échapatoires aux prédateurs.
Pour en revenir à mes deux camps, je ne parlais pas de votre conception de l'homme, mais de celle de groupes 'extrêmes', dont certains membres sont proches du pouvoir (ou de certains pouvoirs) et qui se considèrent réellement comme des animaux prédateurs (certains écrivent même que l'enseignement de l'histoire ne sert à rien, qu'il y a deux clans: les sachants et les autres) regardez du côté du meilleur des mondes, 1984...
Ces gens n'ont pas la conception à long terme qu'on attend d'un écologiste (voyez Vernadski). La vision écologiste que je défend est la suivante:
L'Homme DOIT se développer et développer au mieux chacun des membres de l'humanité. Cela au 'meilleur' coût.
Le meilleur coût, signifie que chacun doit recevoir ce qui lui est nécessaire plus un petit quelque chose qui lui permette de s'épanouir (la fameuse recherche du bonheur).
Le meilleur coût signifie par exemple que si j'ai le choix entre déforester 100 hectares, mettre des engrais et obtenir la même production qu'en déforestant 2000 hectares sans engrais, je fais le premier choix (et je 'sauve' 1900 hectares), mais ça 'coûte' plus cher. Mon premier camp fait le second choix et met des esclaves pour travailler car le rendement sera très faible. Mon second camp fait le premier choix (100h) mais, il aura besoins de gens instruits pour obtenir la rentabilité.
Ma solution est aujourd'hui présentée comme mauvaise car créatrice de chomage, nécessitant des engrais (mais la rotation des cultures est aujourd'hui assez efficace pour réduire ces besoins)... et on voit le monde se couvrir de zones boisées brulées et couvertes de soja et mais transgéniques et cultivées par des 'esclaves'.
Pour rappel, nous savons aujourd'hui produire tous les légumes et de nombreux fruits hors sol, ou sous serre, été comme hiver. Je rentre de Moscou, j'y ai mangé de très bonnes tomates produites sur place dans des serres chauffées par l'énergie perdue des centrales thermiques.

Donc globalement, je dirai qu'un écologiste voudrait utiliser au mieux, le meilleur de la technologie disponible pour produire ce qu'il y a de mieux pour chaque homme sur Terre (sans avoir à décider qui tuer).
Cela passera par moins de globalisation (faire sur place)

Cela passera par plus de nucléaire car la même quantité de métal, béton... permet de créer plus d'énergie. Et, en plus, scoop!!! on peut recycler tous les déchets!!! Mais les socialistes ont vendu super-phénix aux écolos contre leurs voix... (petit apparté: les vrais déchets, plus radioactifs que les produits naturels ou toxiques, représentent 100kg par centrale et par an. 90kg de plutonium et autres déjà recyclé ou utilisés dans le médical. Le reste peut être rebombardé de neutron pour être recassé puis recyclé. Mais c'est un problème politique, car si demain on mettait cela au point, les 'écolos' anti-nucléaire auraient de gros soucis de recrutement. Fusion avait fait un petit article sur ce point - fin de l'apparté)
Cela passera par 100% de recyclage (nous nous en éloignons chaque jour)
Cela passera par plus de santé et d'éducation (même constat...)
Cela passera peut être par moins de viande et moins de poisson dans la ration car nous ne savons pas (aujourd'hui) faire des poissons d'élevage 'rentables'. Mais je vous rappelle, qu'il y a 10 siècles, la France a été couverte d'étangs pour permettre au peuple d'avoir du poisson.

Cela passera par plus d'infrastructure ferroviaire, car nous ne pouvons pas continuer avec tous ces navires qui dégazent ou ces camions qui sont inefficaces. De plus le ferroviaire doit être électrique et a un effet 'déconcentrateur' sur les populations.
Et ainsi, la Terre pourrait avoir UN POTENTIEL de population illimitée à terme (bien qu'une population illimitée ne soit pas le but). Ce potentiel affirmant qu'en fait, l'empreinte écologique d'un être humain diminuerait avec le temps, même si son niveau de vie augmente.
J'espère que vous comprendrez mieux moins point de vue. Et c'est pourquoi, je répête que c'est l'amour qui doit mener la bataille. Tout discours qui dit 'il faut réduire la population' me hérisse car je vois là quelqu'un qui n'aime pas l'humanité. De plus, nous savons que la natalité (pas la population) diminue quand les gens ont la certitude que leurs enfants survivront. Donc, les politiques écologistes de contrôle de la population devraient AU MOINS insister sur l'éducation, la santé, la paix... et je constate tous les jours que c'est le contraire qui se dit et se fait.
Et je sais bien que vous êtes de bonne foi, la preuve en est que vous voulez en parler.
Merci de m'avoir lu et j'espère que nous puissions arriver à sortir des clivages pour parler enfin du fond qui est POURQUOI la plupart des mouvements 'écolos' sont anti progrès et anti humains.

A bientôt

Commentaire n°10 posté par Christian le 25/01/2009 à 17h11
Cher Christian, sachez que le plaisir est partagé! d'autant que je suis devenu (j'essaie en tout cas) un interlocuteur plus agréable qu'au parvant car essayant d'être plus réfléchi, posé et surtout non méprisant et insultant comme il m'est arrivé je m'en excuse...n'est-ce pas Jean-Gabriel?!

je ne serais pas très long je veux juste faire une petite remarque qui m'interroge et surtout poser une petite question...

premièrement, la remarque : vous annoncez "Il est clair aussi qu'un France, l'ONF mêne des expériences qui ont montré que les forêts non entretenues abrittent MOINS de vie animale que les forêts entretenues." désolé d'être un "chieur" (on peut le dire c'est comme ça que je me considère en débat), mais j'aimerais avoir les références de l'article et j'aimerais savoir si l'objet traité est bien la différence entre "forêt entretenue" et "forêt non entretenue"...d'ailleurs j'aurais aimé un article traitant de la diférence entre "forêt primaire" et "forêt secondaire", le soucis c'est que nous n'avons plus de fôret primaire!  j'aimerais aussi savoir de quelle biodiversité parlent ils? ont-ils inventoriés toutes les espèces?? champignons, micro-méso-macroorganismes? ou seulement ont-ils comparés un groupe d'organisme? ainsi, ce qu'il y aurait de pernicieux et ce qui serait lourd de conséquence dans une telle expérimentation, ce serait de déduire et de se convaincre sans nul doute que l'action de l'homme est nécessaire à l'établissement ou l'optimisation de la biodiversité...en ne considérant pas la problématique entièrement...
 il faut bien comprendre, que dans le cas de deux massifs boisés gérés par l'homme (et enrichis au passage...) si l'un des deux venait à être abandonné par exemple...le niveau nutritif pourrait favoriser la croissance explosive d'espèces compétitrices qui réduiraient de ce fait la biodiversité globale...alors que dans une forêt entretenue, imaginons, où les passages d'engin "redistribuent les cartes" en réoffrant des trouées colonisables par d'autres espèces...ainsi, nous en viendrions à considérer que la biodiv est optimisée en contexte entretenu, alors que c'est l'intervention première de l'homme qui a engagé ce 1er massif vers un blocage successionnel pour lequel une espèce en vient à monopoliser l'espace...? les conclusions ne considérant que les résultats, celles ci serait biaisée! et puis il faudrait s'attacher à considérer ceci à une échelle dépassant le massif, c'est à dire à l'échelle d'une région voire national, car on peut également se demander (c'est une hypothèse) si la gestion humaine n'aurait pas tedance à homogénéiser les boisements (toutes les forêts étant plus ou moins gérés de la même manière et avec le même objectif) alors que deux forêts du nord et de l'ouest de la france, et non entretenue pourrait s'engager dans deux trajectoires différentes, augmentant ainsi la biodiversité à l'echelle inter-régionale! même si chaque massif est plutôt pauvre en espèce!
bref tout ça pour dire, que les informations, il faut les creuser un peu au préalable...mais en tout les cas se serait un article qui m'intéresserait...je vais chercher!

deuxièmement, ma question concerne ces propos "Le meilleur coût signifie par exemple que si j'ai le choix entre déforester 100 hectares, mettre des engrais et obtenir la même production qu'en déforestant 2000 hectares sans engrais, je fais le premier choix (et je 'sauve' 1900 hectares), mais ça 'coûte' plus cher."

ma question est celle ci mais tout d'abord elle nécessite des précisions: (voir complément sur la notion de "seuil d'irréversibilité" décrite dans un message précédent)
admettons que nous sachions, grâce à la science, qu'il est nécessaire de conserver pour que l'ensemble de la biosphère fonctionne correctement, (en gros, permette la pérennisation de l'espèce humaine), il faille conserver 50% de surface de chaque type de milieux que nous connaissons aujourd'hui, considérant que l'état 100% soit l'état actuel...actuellement la "forêt" occupe en France 28% du territoire...ainsi, s'il restait moitié moins de forêt, de prairie, de cours d'eau "sain", de roselières, de mégaphorbiaies, de prés salés, de pelouses calcaires...moitié moins de chaque milieu...l'espèce humaine disparaitrait à terme de manière certaine...
ma question est donc celle-ci : Est-il judicieux, parce-qu'il nous apparait comme nécessaire de réduire de moitié tous les milieux, pour pouvoir augmenter d'autant les surfaces agricoles et ainsi subvenir aux besoins de notre population croissante de procéder ainsi...alors que nous savons que le simple fait de réduire de moitié tous les milieux provoquera la fin de l'espèce humaine dans son entier??? tout cela bien que certains fassent l'hypothèse (sans assurance de réussite!!) qu'à l'avenir nous pourrions remédier à ce problème, par une "trouvaille technologique" générant malheureusement (écrit en tout petit au dos du produit) un sempiternel effet secondaire néfaste...qui bien sûr pourra peut-tre êtres résolu dans un hypothétique avenir, pemettant l'élaboration d'une nouvelle hypothétique technologie salvatrice au premier abord mais cachant un ènième effet malencontreux...???...n'est -ce pas une rélle fuite en avant? un sacré pari lourd de responsabilité que je ne souhaiterais pas prendre, mais que nous sommes j'ai bien peur entrain de prendre car nous savons étant donné la cinétique des processus écologique, que les conséquences ne nous affecterons pas directement et que donc nous ne percevons pas le risque inconsidéré que nous prenons...

voilà tout, je suis encore et toujours trop long et j'espère pas trop ininterressant, vous serez gentil de me le dire, car c'est kevin qui ne va pas être content étant donné que j'emconbre...

Cordialement,

Novak
Commentaire n°11 posté par Novak le 25/01/2009 à 18h28
Pas de soucis, je suis avec intérêt vos échanges!
Commentaire n°12 posté par Kévin le 25/01/2009 à 19h35
Effectivement, Novak, je ne suis pas comblée par votre réponse qu'on peut qualifier d'un tantinet évasive. Et comme il semble que vous fassiez reposer tout ce que vous nous dites sur une certaine conception de l'homme... j'aimerais bien la connaître cette conception !
Commentaire n°13 posté par pascale le 25/01/2009 à 20h16
Cher Novak,
le côté désagréable est bien connu dans les relations entre personnes qui n'ont pas le même point de vue. Nous sommes journellement confrontés à des écolos-cons et cela crée chez nous des attitudes braquées, et je pense que vous devez rencontrer de anti-écolos-cons du même accabi.

Première question: il s'agit bien de forêts secondaires, dont des parcelles ne sont plus entretenues depuis un siècle (si ma mémoire est bonne). J'avais vu des articles dans (je crois) Sciences et Vie et des reportages TV. La différence était bien sur la biomasse vivante (arbres et animaux supérieurs) dont la quantité était significativement inférieure. Comme dit, la biodiversité n'était pas étudiée et je pense que, en France, après 2000 ans d'exploitation forestière massive (la période de plus bas forestier étant autour de 1200), la biodiversité reste limitée.
Concernant l'Amazonie, mon père a eu l'occasion de voyager dans les 'territoires interdits aux touristes' de Guyane. La forêt amazonienne est en fait très pauvre en vie animale et son sol est très mince et pauvre, d'ou les efforts permanents de populations locales pour réussir à y vivre. C'est loin du paradis terrestre, par contre, on ne peut pas nier la biodiversité végétale et le fait que la forte isolation des populations animales crée de très nombreuses versions des mêmes animaux (désolé, je n'ai pas le vocabulaire). Alors que dans des forêts ouvertes comme en France, les animaux voyages loin et sont donc peu susceptibles de diverger.
Deuxième question:
mon but était de dire qu'on peu 'sacrifier' beaucoup moins d'espace pour la même production grâce à notre technologie. Je reconnais qu'on peu se poser la question 'à partir de quand l'effet devient il irreverssible'. Je pense que la question ne se pose pas réellement sur Terre car la Terre est un monde humanisé (au moins tout le bloc EURO/ASIE/AFRIQUE) depuis des centaines de milliers d'années. J'ai lu des études très interressantes 'prouvant' que c'est l'homme qui a créé le Sahara par la sur-exploitation et de mauvaises éthodes culturales... Je pense que l'homme peut avoir été partie prenante (effet accélérateur...) mais pas créateur du problème.
Quoi qu'il en soit, nous avons la technologie aujourd'hui pour reverdir le désert. Faut il le faire? Je pense que oui. Nous créerions des millions d'hectares de forêts et de cultures qu'il faudrait peut-être entretenir pendant des millénaires pour qu'elles survivent, mais ce n'est rien face au temps que l'humanité va encore passer sur Terre (malgré le pessimisme de certains).
Bien sûr, chaque changement entraine un risque futur, mais je pense que la Terre est un système 'tampon'. Elle a un fort potentiel auto-stabilisateur.
Je crois aussi que nous pourroins être assez intelligent pour laisser l'Amazonie tranquille et créer de grandes 'réserves'.
Prenons un exemple:
Si on est capable de multiplier aujourd'hui par 10 la production agricole (par hectare) en Afrique, les conséquences sont que les populations ne crèvent plus de faim. On libère un excédent de main d'oeuvre pour le développement, les enfants vont à l'école, la pression sur les forêts disparaît et les gens quittent les nouveaux villages en forêt pour rentrer dans les plaines... TOUT BENEF.
Tout cela est idéalisé, bien sûr, mais nous ne pouvons pas faire autrement qu'évoluer. Je pense que la stagnation mènera automatiquement à la fin de l'humanité (on va s'emmerder). Et de toute façon, nos choix actuels seront remis en cause dans le futur.

Pour terminer pour ce soir, je dirai que:
nous devons prendre les meilleures décisions possibles pour un futur prévisible. Nous devons faire vivre (ou tuer) 6 milliards de personnes pour le prochain siècle. Il va s'en dire que je préfère qu'ils vivent.
Dans ce cas, arrêter le progrès ne semble pas une option et le nucléaire est ce que nous avons de moins pire comme source énergétique, surtout avec les centrales PBMR (qui n'explosent pas, ont un meilleur rendement et ne créent pas de déchet car le combustible est sur-brulé, et donc pas d'armes).
Nous devons, comme je l'ai dit prendre ce que nous pouvons faire de mieux pour tout le monde. Mais bien sûr, avec une vision critique des pratiques. J'ai vu qu'au Québec, ils ont de nouvelles méthodes qui permettent d'avoir des rendements élevés (mais moins qu'avant), mais avec une charge chimique et un travail de la Terre moitié moindre. Donc la course au rendement maximum pourrait ne plus être l'objectif, mais le meilleur ratio qualité/coût (réel argent+hommes+nature).
Enfin, l'éducation permettra aux pays sous développés de faire de meilleurs choix, et notre aide (je te conseille de te renseigner sur ATOM For PEACE) permettrait à chaque pays de se développer, réduirait les échanges internationaux et donc la polution et le gaspillage pour les remener aux échanges 'normaux' de produits 'exotiques' (par ex: pommes vers l'afrique, cacao, café vers la France) ou pour des produits technologiquement différents.
Resteront des problèmes humains à régler, comme le maintien d'une culture locale... et laisser les peuples décider pour eux-même et par eux-mêmes mais avec l'aide des autres.

Désolé pour la longueur. Je trouve que cette discussion est instructive et je suis certain que Kevin nous confirmera qu'il est content qu'on consomme son disque pour cela. J'ai vu tant de sites ou les gens se déchirent sur des dizaines de pages sans que rien d'intelligent n'en sorte. Mon temps est limité et je suis malade actuellement. J'espère aller mieux d'ici quelque temps et pouvoir étudier en détail les références données.

Merci encore, Novak, Jean-Gab, Pascale et Kevin pour cette discussion de haut niveau.

Au plaisir de vous lire.  
Commentaire n°14 posté par christian le 25/01/2009 à 20h24
Merci bien Christian.

Soignes-toi bien et à bientôt, et passes le bonjour à Anna et la petite famille.

A+
Jean-Gabriel
Réponse de Jean-Gabriel le 25/01/2009 à 23h24
Novak a écrit : "j'aimerais aussi savoir de quelle biodiversité parlent ils? ont-ils inventoriés toutes les espèces?? champignons, micro-méso-macroorganismes? ou seulement ont-ils comparés un groupe d'organisme? ainsi, ce qu'il y aurait de pernicieux et ce qui serait lourd de conséquence dans une telle expérimentation, ce serait de déduire et de se convaincre sans nul doute que l'action de l'homme est nécessaire à l'établissement ou l'optimisation de la biodiversité...en ne considérant pas la problématique entièrement..."
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Bonjour,
On ne peut pas inventorier "toutes" les espèces puisque le nombre total estimé de toutes les espèces varie entre 2 et 80 millions. On peut en tout cas avoir une bonne idée du changement de la biodiversité en étudiant les vertébrés et les plantes qui sont les plus vulnérables à une atteinte du biotope. Quant à "l'expérimentation" en question, ce n'est pas comme si ça n'existe pas (même si c'est involontaire).

Par ex. le Brésil côté atlantique qui n'a plus de forêt primaire suite aux déforestations massives du 19e siècle et qui pourtant n'a dénombré AUCUNE extinction d'espèce animale ou végétale (Habitat alteration and species loss in Brazilian forests, Brown & Brown 1992 ) ! Ou l'île de Porto Rico où 99% de la forêt primaire a disparu sur 500 ans et où il n'y a plus que 10 à 15% de surface forestière (à cause de la présence massive de champs de caféier). Or malgré la disparition quasi totale de la forêt primaire et une disparition de plus de 80% du couvert forestier, le nombre d'espèces d'oiseaux en 1980 (97 espèces) est plus élevé qu'à l'époque précolombienne (60 espèces)!!!, cf le papier de A. Lugo, page 66.

Bref, on peut faire tout un tas de spéculations plus sombres les une que les autres, ce que ne manquent pas de faire les éco-catastrophistes. Mais la réalité montre un tout autre tableau


Novak a écrit : "actuellement la "forêt" occupe en France 28% du territoire...ainsi, s'il restait moitié moins de forêt, de prairie, de cours d'eau "sain", de roselières, de mégaphorbiaies, de prés salés, de pelouses calcaires...moitié moins de chaque milieu...l'espèce humaine disparaitrait à terme de manière certaine..."
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Affirmation fantaisiste.
L'homme peut vivre avec zéro forêt comme au pôle Nord ou dans le désert du Kalahari.

Commentaire n°15 posté par miniTAX le 26/01/2009 à 00h52
Bonjour Minitax,

je fais des efforts vous savez, j'essaie de prendre le temps de lire ce que l'on m'écrit, j'essaie de prendre le temps de comprendre ce que la personne a vraiment souhaité dire et je prend le temps de formuler mes phrases pour quelles soient des plus intelligibles possibles et j'essaie avant tout de ne pas "balancer" des propos, soit sans les vérifier, soit sans les référencer, j'essaie en fait tout un tas de chose et surtout de ne pas rentrer dans un débat stérile, où je tenterais de "rabaisser" l'autre...aucun intérêt! car j'essaie de le considérer à l'hauteur de ce que j'aimerais qu'il fasse pour moi...

j'aimerais donc que vous fassiez au moins l'effort de lire ENTIEREMENT mes messages! et donc ne pas interpréter ce qui n'était qu'une hypothèse! (admettons que...?) comme une affirmation grossière et complètement ridicule! prise comme telle! et sachez que cela me déçois d'une que vous ne lisiez pas l'ensemble, et plutot quelques bribes (bon je sais j'écris des longueurs...c'est vrai) et de deux, que vous puissiez penser un seul instant, avec tout le mal que je me donne, pour tenter récolter des informations éprouvées, cohérentes, de sources des plus sûrs possible...tout en pesant mes mots, n'allant pas au delà de ce que je puisse affirmer d'après le peu que je connaisse! que je puisse foutre en l'air tout le mal que je me suis donné avant par cette "soi disnt affirmation" et considérer même que je puisse discuter de ce thème qui m'est cher! (et Jean Gabriel en témoignera) ici même avec simple "fantaisie"...

Cordialement,

Novak
Commentaire n°16 posté par Novak le 26/01/2009 à 12h18
@ Novak,
Les remarques que j'ai faites s'addressent justement aux "hypothèses" que vous faites. Je ne vois pas en quoi elles vous permettent de dire que je ne vous lis que par bribes.

Vous ne pouvez pas faire tout un tas de spéculations (comme par exemple qu'avec 1/2 moins de biodiversité l'homme est comdamné à disparaître) et lorsqu'on vous oppose des faits, feindre de les ignorer.

Car si vous spéculer sur tout et son contraire et que vous renvoyez vos interlocuteurs à la spéculation ad-hoc pour fuir la contradiction, quel est l'intérêt du débat ? On ne peut pas affiner ses connaissances en se basant sur des généralités et sur la théorie du tout.

Quant à la forme de mon intervention, si elle vous a donné l'impression de vous "rabaisser", je m'en excuse sincèrement.
Commentaire n°17 posté par miniTAX le 26/01/2009 à 16h57
@miniTAX & Novak
Il me semble que Novak est informé dans son domaine d'activité sur les problèmes d'environnement (c'est ce qui ressort de son discourt). Je comprends très bien la réaction de miniTAX face à des affirmations ou hypothèses de Novak, mais je ne suis pas d'accord.
Toute tentative d'action aura des conséquences qu'il nous revient d'évaluer, et je pense que cela passse par des 'et si', même parfois extrêmes. Par exemple, miniTAX, je ne crois pas que les hommes qui vivent dans un désert le pourraient sans l'existence du reste de la biosphère. C'est comme dire que je suis tranquillement chez moi avec mon ordinateur, donc je n'ai pas besoin qu'il existe de centrales énergétiques (après tout, chez moi, il n'y en a pas).
Nous vivons dans un système ouvert (la Terre n'est pas fermée, on doit prendre en compte l'énergie provenant du soleil et les milliers de tonnes de matériaux qui nous arrivent journellement de l'espace, les radiations...).
Dans ce système, les ressources sont 'illimitées', seules les contraintes économiques limitent notre accès à ces ressources (il y a 2000 ans, la production d'acier mondiale était inférieure à la production quotidienne actuelle, le gain vient de l'amélioration économique, qui elle même vient de l'amélioration des sciences, de la santé...).
La seule ressource 'restreinte' est la vie, parce que, par facilité, l'Homme n'a pas développé ses connaissances dans ce domaine. Il est vrai que nous avons les technologies pour produire en hydroponique, et les espagnols ont même un système de production avec racines aériennes, mais globalement on est encore primitifs.
Il faut donc se poser les questions et rechercher jusqu'où on peut ou non aller. Comme je l'ai déjà dit, la Terre est un fort système tampon et l'homme ne risque pas de tout détruire 'par accident'.
Mais l'évaluation des risques est une priorité et l'utilisation du meilleur de la technologie est la SEULE voie permettant de ne pas tuer la population pour défendre des idées 'écologiquement débiles'.

Tout avis nouveau étant le bien venu, j'espère que miniTAX pourra argumenter ses paroles et nous faire part de ses lumières.

Commentaire n°18 posté par Christian le 27/01/2009 à 08h15
@Christian,
Je n'ai pas dit que l'homme a vécu sans biosphère. J'ai dit que l'homme peut très bien vivre avec le dixième voire le centième de ressources disponible comparé à une biosphère telle qu'on trouve en France et ce même avec une technologie primitive. Les multiples exemples de colonnies humaines isolées vivant en milieu extrême contredisent l'hypothèse de Novak.

Quant aux tentatives d'évaluation d'impact, là encore, ce n'est rien de nouveau. Il y a même toute une foule d'intellectuels payés rien que pour faire ça. Même dans le monde des entreprises, on fait des business plan, des enquêtes d'opinions, des études impacts, des évaluations de risques... Faire des "si", ce n'est certainement pas une innovation intellectuelle.

Mais la démarche qui consiste à spéculer de manière souvent complètement déconnectée de la réalité et systématiquement pessimiste n'est ni crédible ni enrichissante. Ca finit toujours en éco-catastrophisme et en principe de précaution à l'extrême et j'avoue ce genre de lieux communs très "tendance" qui a tout de la croyance et rien de la science ou du rationnel a le don de m'agacer très vite.
Commentaire n°19 posté par miniTAX le 27/01/2009 à 10h06
Bonjour à tous,

vous pourrez trouver ici, une lecture ma foi très intéressante et rédigée par un Luc abbadie (directeur du laboratoire de « Biogéochimie et Ecologie des systèmes continentaux ». Ce laboratoire est une unité mixte de recherche associant le CNRS, l’ENS et l’INRA. Luc Abbadie est aussi enseignant-chercheur en biologie des populations et écologie à l’Université Pierre et Marie Curie. Ses travaux portent sur l’analyse des cycles de matière à la lumière des concepts fondamentaux de l’écologie et plus particulièrement les réseaux d'interactions entre espèces, le couplage des cycles matériels, les couplages entre démographie et cycles biogéochimiques et la dimension spatiale du fonctionnement et de la dynamique des écosystèmes.)

il ne s'agit pas d'un idéologue, simplement un homme de science...

voici un lien vers cet article:

http://www.culturesfrance.com/adpf-publi/folio/biodiversite/pdf/chap4.pdf

cordialement,

Novak
Commentaire n°20 posté par Novak le 27/01/2009 à 13h22

Au fait, Minitax,

vous dites "Les multiples exemples de colonnies humaines isolées vivant en milieu extrême contredisent l'hypothèse de Novak."

je trouve la réponse de Christian très pertinente..."je ne crois pas que les hommes qui vivent dans un désert le pourraient sans l'existence du reste de la biosphère."

...si vous lisez le lien que je vous ai transmis, vous en prendrez d'autant plus conscience...

Cordialement,

Novak

Commentaire n°21 posté par Novak le 27/01/2009 à 17h33
Novak a écrit : "voici un lien vers cet article:
http://www.culturesfrance.com/adpf-publi/folio/biodiversite/pdf/chap4.pdf"
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Peut-être que votre auteur est homme de science mais il part sur des fausses hypothèses qu'il tient pour vraies parce que c'est à la mode et parce que c'est politiquement correct. Hypothèses fausses, conclusions fausses.

Notamment : "La crise actuelle de la biodiversité, c’est-à-dire la perte définitive d’espèces à un rythme accéléré, pose de nombreuses questions". FAUX. Rien ne permet d'avancer une telle affirmation à part des calculs basés sur la croyance. Et les données rélles montrent qu'il n'y a PAS accélération d'extinctions, il y a au contraire BAISSE du rythme des extinctions.

"La première, c’est la modification drastique de l’environnement physique de la Terre, la composition chimique de l’atmosphère et le climat. Drastique, car elle se produit avec une amplitude et un rythme inconnus depuis des centaines de milliers d’années" FAUX ! C'est absurde de sortir une telle énormité alors que n'importe quelle reconstruction de température montre que les changements climatiques actuels n'ont rien d'exceptionnel, ne serait ce qu'en remontant 10.000 ans en arrière. Et que n'importe quel biologiste débutant sait que l'enrichissement de l'atmosphère en CO2 est un changement grandement favorable à la productivité végétale observable directement par les mesures par satellite de NDVI, donc à la biodiversité.

Bref, l'éco-catastrophisme, d'où qu'il vienne et sur quel que thème que ce soit ne résiste pas aux faits. C'est peut-être à la mode de crier que le ciel est en train de tomber, surtout en France, mais n'empêche que c'est une mode vouée au rebut comme les modes similaires précédentes, le Malthusianisme, le Club de Rome, les pluies acides, le Printemps Silencieux, la bombe démographique, l'hiver nucléaire...

Je vous défie de pouvoir justifier scientifiquement,  rationnellement et factuellement un éco-catastrophisme, UN SEUL !


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Novak a écrit : "je trouve la réponse de Christian très pertinente..."je ne crois pas que les hommes qui vivent dans un désert le pourraient sans l'existence du reste de la biosphère."
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Et je vous répète que je n'ai jamais dit le contraire !
Avec tout le respect que je dois à Christian, ça revient à dire "sans l'eau, on meurt de soif". C'est pas vraiment un scoop.
Commentaire n°22 posté par miniTAX le 28/01/2009 à 00h14
Autre énormité avancée de l'auteur :
"Plus de 1 200 disparitions de plantes et d’animaux ont été enregistrées depuis le xviie siècle, dont la moitié au cours du xxe siècle, sans parler des milliers d’espèces fortement menacées de disparition à court ou moyen terme. Bien entendu, ces chiffres portent sur les espèces les plus visibles et, surtout, sur les espèces dûment enregistrées et décrites dans les banques de données internationales, soit 1 750 000 espèces sur un total probable à l’échelle de la planète de 13 500 000 espèces (Gaston & Spicer, 2004)."

C'est FAUX. Depuis qu'on a commencé à recenser les disparitions, soit le 15e siècle, il y a en tout et pour tout 782 extinctions, tous taxa confondus (et non "1200 depuis le 17e siècle seulement pour les espèces les plus visibles" comme le prétend l'auteur), cf le site de l'IUCN. 

Et le nombre d'extinctions au cours du 20e siècle ne dépasse pas le 1/3 des extinctions (et non "la moitié des extinctions" contrairement à ce que l'affirme l'auteur).
Plus encore, le rythme des extinctions a chuté au cours du 20e siècle, et très fortement ces dernières décennies, que ce soit pour les mammifères ou pour les oiseaux (pour les invertébrés, végétaux ou champignons, le taux d'extinction est tellement faible qu'on ne peut tirer aucune tendance statistique). Votre auteur, s'il était vraiment spécialiste de la question, AURAIT DU LE SAVOIR. Alors soit il ignore l'état de l'art de la question, soit il ment sciemment pour défendre la thèse intenable de "l'extinction de masse moderne".

Décidément, je ne sais pas ce qui reste de bon de son papier ! C'est vraiment à lire avec un gros grain de sel vu les énormités qu'on y trouve.

Commentaire n°23 posté par miniTAX le 28/01/2009 à 00h31
Cher Novak,

Vous voici vedette de ce blog, et c'est mérité.
Je me tiens pour l'instant à l'écart de cette intéressante conversation, car vous avez bien assez à mâcher avec Pascale, Christian et monsieur Minitax. C'est la rançon du succès, n'est-ce pas ?
Mais ne perdez pas courage ! Il est possible que sur les questions de méthodologies et d'hypothétisations, les lecteurs aient beaucoup à gagner, autant que les commentateurs.

Tout cela est passionnant.
Commentaire n°24 posté par Jean-Gabriel le 28/01/2009 à 00h34

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