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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 00:24

friedrich_schiller.jpg

Prenez le monde, s’écria Dieu du ciel en douceur,

Aux hommes, oui, prenez-le, ce sera pour vous,
Je vous le donne en héritage, avec bien du bonheur,
Divisez-le comme frères, et soyez doux.

Alors tous allèrent de leurs mains tout s’approprier,
Les jeunes gens et les vieux le sol partagèrent,
Les doux fruits des champs furent tous saisis par le fermier,
Les gais jeunes gens dans la vallée chassèrent.

Alors le marchand prit tout le bien qui lui convenait,
Le prêtre s’empara du bon vin, sans émoi,
Les ponts et les routes le roi pour lui-même barrait,
Disant : « La dixième part de tout est pour moi. »

Très tard, trop tard, quand le partage avait déjà cessé,
Le poète arriva. Il arrivait de loin.
Mais hélas ! pour lui aucun bien n’avait été laissé,
Tout avait un maître qui en prenait grand soin.

– « Hélas ! serai-je le seul de tous, ô grand bienfaiteur,
Oublié, moi, ton fils aimé le plus fidèle ? »
Il criait ainsi tout haut sa très profonde douleur,
Et se courbait au trône de Dieu, plein de zèle.

– « Puisque dans la terre des rêves tu as trop tardé »,
Lui dit Dieu, « tu n’as pas à te plaindre de Moi.
Où étais-tu donc lorsque le monde J’ai divisé ? »
– « J’étais bien près, dit le barde, tout près de Toi.

Mes yeux se tournaient vers Ton noble visage chéri,
Vers Tes harmonies célestes mes oreilles.
Pardonne à l’être par Ta belle lumière ébloui,
Oubliant les choses terrestres dans ses veilles. »

– « Qu’y a-t-il à faire ? » dit Dieu, « tout le monde est donné :
Moisson, chasse, marché, l’homme de Moi l’acquiert.
Veux-tu vivre au ciel avec Moi, poète bien-aimé ?
Viens quand tu le voudras, il te sera ouvert. »

Friedrich von SCHILLER

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Published by Kévin - dans Poésies
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