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Le monde, la presse, l'actu

Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 22:15
   Voici une excellente étude de la nature des tensions sociales actuelles, réalisée par Mme Sophie Wahnich, historienne, et parue dans Le Monde du 4 avril 2009.

   Comme son titre l'indique, Mme Wahnich s'intéresse à la dynamique pré-révolutionnaire qui commence à prendre de la vitesse en France, et y trouve beaucoup de points communs avec d'autres moments constitutifs de notre nation.

   J'ai trouvé particulièrement savoureux et significatif l'épisode de la visite à Science-Po, ayant fréquenté plus que nécessaire la bande de lobotomisés proto-fascistes que produit, bon an mal an, cette institution d'où est banni le principe de vérité. Combien de fois ai-je été saisi, frappé, par la stupidité abyssale de ces perroquets en Weston, de ces übermenschen boutonneux à la langue plus rapide que l'esprit, tous aspirant à se baisser plus que le voisin et à lécher du mieux possible le ... de leurs lâches professeurs, pour en être, pour faire partie de cette élite mondialisante méprisant le peuple et l'état-nation.

   Voilà, c'est fait. Maintenant, ça va mieux.
  
   Bonne lecture.




La Révolution française, vingt ans après le bicentenaire, affleure à nouveau dans les discours publics. Le président de la République de reconnaître que ce n'est pas facile de gouverner un "pays régicide". Alain Minc de mettre en garde ses "amis de la classe dirigeante" en rappelant que 1789 a commencé en 1788 et qu'il faut sans doute savoir renoncer à certains privilèges. Jean-François Copé de déplorer "la tentation naturelle de refaire en permanence 1793".

Ces énoncés témoignent pour le moins d'une inquiétude : le peuple français ne se laisse pas si facilement gouverner, il a su et saurait peut-être à nouveau devenir révolutionnaire, voire coupeur de têtes. Parler de la Révolution française vise soit à la congédier en affirmant qu'on ne laissera pas faire à nouveau, soit à en faire le lieu d'une expérience utile pour ne pas répéter les erreurs passées. La violence doit aujourd'hui pouvoir rester symbolique et ne pas atteindre les corps. Pour ce faire, il faut savoir d'un côté la retenir, et de l'autre tarir les sources de son surgissement.

Retenir la violence, c'est là l'exercice même du maintien de l'ordre. Or il n'appartient pas aux seules "forces de l'ordre". Les révolutionnaires conscients des dangers de la fureur cherchent constamment des procédures d'apaisement. Lorsque les Parisiens, le 17 juillet 1791, réclament le jugement du roi, ils sont venus pétitionner au Champ-de-Mars sans armes et sans bâtons. L'épreuve de force est un pique-nique, un symbole dans l'art de la politique démocratique.

Aujourd'hui, les mouvements sont non violents, ils inventent, comme de 1790 à 1792, des formes qui permettent de dire la colère tout en retenant la violence. Les manifestations et les grèves encadrées par les syndicats et les coordinations relèvent de cette tradition, mais on peut aussi voir des occupations avec pique-nique, un "printemps des colères" qui propose en même temps une guinguette. On lit La Princesse de Clève dans un vaste relais de voix devant un théâtre public.

Or ces outils de l'auto-retenue de la violence peuvent être mis à mal par les forces de l'ordre quand elles usent de la violence répressive sur les corps. Ici encore, ce n'est pas sans rappeler la violence exécutive qui surgit contre les corps désarmés de la foule. Le 17 juillet 1791, certains sont morts dans une fusillade sans sommation, aujourd'hui certains perdent un oeil dans un passage à tabac, des enfants rentrent chez eux traumatisés, des manifestants sont interpellés et jugés pour rébellion.

Enfin cette auto-retenue peut céder si ceux à qui est adressée la demande de nouvelles lois n'entendent pas ces émotions disruptives que sont la colère, l'indignation et même l'effroi lié à la crise. Le désir de lois protectrices est au fondement du désir de droit. Le gouvernement joue avec le feu en refusant de traduire dans les faits cette demande populaire. Elle incarne un mode spécifique de la souveraineté en France : la souveraineté en actes. La disqualifier au nom de la seule démocratie représentative, c'est fragiliser encore davantage un pacte social d'unité déjà exsangue.

En effet, plus on s'éloigne de l'élection présidentielle, et plus la nécessité pour un président de la République de représenter le pays tout entier, réuni après la division électorale, semble négligée, voire méprisée.

Loin de tenir compte des attentes du camp adverse, notre gouvernement n'a pas non plus tenu compte de son propre camp, à qui il avait promis un meilleur niveau de vie. Aujourd'hui, la crise s'installe. Les effets sociaux et politiques du bouclier fiscal sont devenus lisibles. On assiste à une volonté de réformer le système éducatif français sans concertation et les réformes sont vécues comme des démantèlements purs et simples. Une dette d'honneur et de vie pourrait opposer frontalement deux groupes sociaux antagonistes et diviser profondément la société.

Dette d'honneur, car l'électorat a été trompé par un usage sans vergogne du registre démagogique et que, maintenant, il le sait. Dette d'honneur, car le refus de concertation prend appui sur la valeur supposée des résultats électoraux en démocratie. Effectivement, Nicolas Sarkozy a été bien élu, et la valeur donnée au rituel se retourne contre ceux mêmes qui y ont cru, dans toutes les catégories sociales révoltées. Enfin, "dette de vie", car aujourd'hui le travail et l'éducation nationale sont vécus comme des "points de vie" qui semblent disparaître sans que les plus riches semblent s'en soucier, avouant une absence totale de solidarité dans la crise.

Le mot d'ordre qui circule "nous ne paierons pas votre crise" met en évidence cette division sociale entre un "nous", les opprimés, et un "vous", les oppresseurs. Mais elle a surgi également dans l'enceinte de Sciences Po Paris. Des étudiants de l'université étaient venus chercher des alliés dans cette maison. Ils ont été éconduits et parfois insultés, qualifiés de futurs chômeurs dont les étudiants de Sciences Po auraient à payer le RMI. Cette violence symbolique traverse déjà donc différents segments de la société et ne peut qu'attiser la rébellion de ceux qui se sentent ainsi bafoués par une nouvelle morgue aristocratique. Les étudiants venaient chercher des alliés, ils ont rencontré des ennemis.

Mais le "nous" des opprimés n'est pas constitué uniquement des précaires, chômeurs, ou futurs chômeurs, il est constitué des classes moyennes qui sont précarisées, des classes lettrées qui manifestent et se mettent en grève pour défendre une certaine conception de l'université et des savoirs. Il est constitué de tous ceux qui, finalement, se sentent floués et réclament "justice". A ce titre, les mouvements sociaux de cet hiver et de ce printemps sont déjà dans la tentation naturelle de refaire 1793. Ils veulent plus de justice et pour l'obtenir affirment que, malgré les résultats électoraux, ils incarnent le souverain légitime.

Cette tentation naturelle du point de vue du président de la République, c'est celle de "l'égalitarisme", terme disqualifiant le fondement même de la démocratie : l'égalité. Ce supposé égalitarisme viserait à empêcher ceux qui ont le mieux réussi en termes de gains de richesse, de pouvoir pleinement bénéficier de cette richesse. Le bouclier fiscal serait une loi protectrice contre l'égalitarisme. Ici, refaire 1793 supposerait de refuser ce faux débat. Pendant la Révolution française, l'épouvantail brandi par les riches s'appelle "loi agraire", une volonté supposée de redistribuer toutes les terres. Robespierre, le 24 avril 1793, en rejette l'idée : "Vous devez savoir que cette loi agraire dont vous avez tant parlé n'est qu'un fantôme créé par les fripons pour épouvanter les imbéciles ; il ne fallait pas une révolution pour apprendre à l'univers que l'extrême disproportion des fortunes est la source de bien des maux et de bien des crimes. Mais nous n'en sommes pas moins convaincus que l'égalité des biens est une chimère. Il s'agit bien plus de rendre la pauvreté honorable que de proscrire l'opulence".

Le 17 juin 1793, il s'oppose à l'idée que le peuple soit dispensé de contribuer aux dépenses publiques qui seraient supportées par les seuls riches : "Je suis éclairé par le bon sens du peuple qui sent que l'espèce de faveur qu'on veut lui faire n'est qu'une injure. Il s'établirait une classe de prolétaires, une classe d'ilotes, et l'égalité et la liberté périraient pour jamais."

Une loi, aujourd'hui, a été votée pour agrandir cette classe d'ilotes, mais le gouvernement refuse que l'impôt sur les immenses richesses puisse venir en aide aux "malheureux". Le pacte de la juste répartition des richesses prélevées par l'Etat semble avoir volé en éclats quand les montants des chèques donnés aux nouveaux bénéficiaires du paquet fiscal ont été connus : les 834 contribuables les plus riches (patrimoine de plus de 15,5 millions d'euros) ont touché chacun un chèque moyen de 368 261 euros du fisc, "soit l'équivalent de trente années de smic". Une dette de vies.

Lorsque Jérôme Cahuzac, député du Lot-et-Garonne, affirme qu'il est "regrettable que le gouvernement et sa majorité soient plus attentifs au sort de quelques centaines de Français plutôt qu'aux millions d'entre eux qui viennent de manifester pour une meilleure justice sociale", il retrouve en effet le langage révolutionnaire. Ainsi le cahier de doléances du Mesnil-Saint-Germain (actuellement en Essonne) affirme : "La vie des pauvres doit être plus sacrée qu'une partie de la propriété des riches."

Certains, même à droite, semblent en avoir une conscience claire quand ils réclament, effectivement, qu'on légifère contre les bonus, les stock-options et les parachutes dorés. Ils ressemblent à un Roederer qui, le 20 juin 1792, rappelle que le bon représentant doit savoir retenir la violence plutôt que l'attiser. Si le gouvernement est un "M. Veto" face à ces lois attendues, s'il poursuit des politiques publiques déstabilisatrices, alors la configuration sera celle d'une demande de justice dans une société divisée, la justice s'appelle alors vengeance publique "qui vise à épurer cette dette d'honneur et de vie. Malheureuse et terrible situation que celle où le caractère d'un peuple naturellement bon et généreux est contraint de se livrer à de pareilles vengeances".

Sophie Wahnich

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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 18:01
   Il est dorénavant manifeste que nos gouvernants, soit qu'ils aient été terrorisés, soit qu'ils soient tous des idiots, soit qu'ils soient incapables de se débarrasser des dogmes imbéciles que répand la "science économique" contemporaine, refusent de prendre les décisions correctes face à la crise financière.

   Bien au contraire, comme l'a montré le pauvre secrétaire au trésor US Geithner, ils restent convaincus qu'en payant les dettes des institutions financières avec la création monétaire des banques centrales - avec le pouvoir d'achat de chacun - celles-ci redeviendront vertueuses eut égard à
leurs responsabilités économiques.

   Ha ! A-t-on jamais vu qu'en renflouant
sans condition un parieur ruiné, celui-ci cesserait de parier ? A-t-on jamais vu qu'en offrant gratuitement sa dose de drogue à un toxicomane, celui-ci se désintoxiquerait de lui-même ? Un cambrioleur pris la main dans le sac, qu'on libérerait, à qui l'on rembourserait ses frais de déplacements et qui recevrait en sus une prime de risque, retournera-il à l'usine, bien sagement ?

   Tous les plans de renflouement des institutions financières, que le public international voit défiler sous ses yeux presque chaque jour, choquent tellement le sens commun, qu'il n'est pas étonnant de voir des gestes de rage et de désespoir de la part de la population. Ce qui est étonnant, c'est que les peuples semblent pour l'instant très indulgents. Ils grognent, de plus en plus fort, mais laissent encore quelques chances à leurs élites.

   En face, les financiers et les institutions supranationales (l'Europe, l'ONU et ses institutions, la couronne britannique) luttent chaque jour pied à pied contre le retour nécessaire au Système National d'Economie Politique, seul système efficace pour la liberté des états-nations et les peuples, mais cauchemard de l'oligarchie, quelle qu'elle soit.

   De tout les partis politiques français, les seuls qui sont intéressant à cet égard sont les souverainistes (mais ils sont malheureusement souvent soit nationalistes soit écologistes), et le PCF, qui doit s'i
l veut survivre reprendre le combat de ses ancêtres du CNR de 1945. Le NPA, lui, n'est qu'un produit de l'oligarchie, un agent de chaos social, qui ne poussera que sur la rage et le désespoir des abandonnés, sans leurs apporter de solution.

   Mais il en a un tout particulièrement qui est toujours devant, toujours sur la ligne de front avant même que le grand nombre sache qu'il y aura une bataille, et qui défend la doctrine du Système National d'Economie Politique sans aucun compromis. Les documents que ce parti propage sont très affûtés, voire choquants, mais visent toujours le coeur du problème sans jamais dévier.

   Il s'agit du parti politique Solidarité & Progrès, dirigé par Jacques Cheminade.
   Le parti Solidarité & Progrès a lancé depuis quelques jours une campagne nationale de distribution, à 500 000 exemplaires, d'un tract appelant à constituer sans délai une commission d’enquête sur la crise financière, s'inspirant de la fameuse commission Pécora, du nom de son responsable, crée en 1932 par l'état de New-York (dont Franklin Delano Roosevelt, candidat présidentiel démocrate, était le gouverneur). Cette commission fit tomber le système J.P. Morgan et jeta l'opprobre sur les financiers en dévoilant leur turpitudes, leurs escroqueries, leurs complots et
leur rapacité débridée.

   Ce tract se trouve ici, mais j'en reproduis le contenu intégral ci-dessous. Ce qui y est proposé est le seul chemin qui nous permettra d'éviter le chaos, la guerre et le fascisme "universel" (le gouvernement mondial) qu'annonce Jacques Attali du haut de sa montagne.

   Bonne Lecture.



Appel à constituer sans délai une Commission d’enquête sur la crise financière

 

    Une commission mixte composée de représentants de l’Assemblée nationale et du Sénat (Migaud- Arthuis), chargée d’examiner la crise financière et bancaire, a entendu les principaux banquiers français.

    Cependant, cette commission s’est bornée à un échange courtois, à huis clos, sans véritable enquête touchant au fond du problème. Ce que nous proposons ici est une véritable « Commission Pecora », avec des pouvoirs d’in
struction comportant un droit d’accès à tous les documents afférents aux opérations financières, et une réquisition temporaire des établissements financiers, mesure normale et légitime lorsque l’Etat doit intervenir pour les aider.

    Il s’agit de tirer les choses au clair en s’en donnant les moyens, cet effort étant situé dans la perspective d’un Nouveau Bretton Woods à l’échelle internationale. L’objectif est de remplacer l’ordre monétariste actuel par un système de crédit productif public qui redonne priorité à l’équipement de l’homme et de la nature contre les spéculations à court terme. Il faut d’abord balayer devant notre porte, en public et devant le peuple, pour pouvoir inspirer les autres.

    C’est la démarche que nous vous demandons de soutenir, sans laquelle personne ne nous prendra au sérieux.

    Ce tract est distribué à 500 000 exemplaires par nos militants, nos sympathisants et tous ceux qui sont préoccupés par l’opacité des débats sur la crise financière. Quand il se produit une catastrophe, on crée une commission d’enquête. Ici il s’agit d’une catastrophe humaine sans précédent, il est donc scandaleux qu’on procède pour l’instant dans le secret.

    La France et le monde se trouvent face à une crise sans précédent dans l’histoire moderne. Il faut relancer l’économie avec des injections rapides et massives de crédit là où sont les besoins et les potentiels de développement : énergie, transports à grande vitesse, ferroutage, recherche, hôpitaux, éducation et consommation
des biens indispensables. Les établissements financiers, dont le comportement a conduit à la situation actuelle, s’avèrent cependant incapables de transmettre à l’économie, sous forme de crédits, les avantages que leur procure l’Etat.

    Dans ces conditions, nous demandons de toute urgence :

• la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur les agissements de ces établissements financiers et l’état de leurs comptes. Le moment est en effet venu de faire comparaître devant les représentants du peuple ceux qui ont abusé de leurs pouvoirs et de déterminer comment ils ont pu procéder et avec qui, en France ou ailleurs dans le monde. Cet examen a pour objet de déterminer ce qui est viable et nécessaire à un fonctionnement légitime du système bancaire, qui doit être maintenu et aidé, et ce qui relève de l’imprudence irresponsable ou d’opérations exotiques, qui doit être soumis à des procédures de banqueroute organisée. L’Etat ne doit pas faire payer les citoyens en absorbant les créances douteuses de ceux qui se sont égarés, mais faire constater leur absence de valeur et les éliminer dans l’intérêt général.

• La réquisition temporaire des banques afin d’assurer qu’elles alimentent réellement l’économie en faisant leur métier légitime et qu’elles donnent accès en toute transparence à leurs comptes, parallèlement aux travaux de la commission d’enquête et dans la logique de son fonctionnement.
La raison d’être d’
un pays, qui est de faire prévaloir le bien commun, prime sur tout. Nous sommes conscients que nos exigences sont exceptionnelles, mais elles sont rendues nécessaires par des circonstances exceptionnelles.

    Des précédents existent. La Commission Pecora (photo), la Commission bancaire et monétaire du Sénat des Etats-Unis dans les années 1933-1934, en faisant connaître au peuple américain les pratiques de ses banquiers et l’étendue de leurs pouvoirs, créa la base politique pour les mesures de redressement et de relance de l’Administration Roosevelt.

    Les réquisitions, dans notre pays, découlent de l’état d’esprit du Programme du conseil national de la Résistance du 15 mars 1944 et du Préambule de notre Constitution, et ont été appliquées par l’ordonnance de 1945 en matière de logement et dans diverses entreprises à la Libération.
Il y a urgence. Les Françaises et les Français ont le droit de savoir et d’exiger que les droits économiques et sociaux inscrits dans nos textes fondateurs soient protégés.

    Nous autres soussignés le demandons, en suggérant que Jacques Cheminade, qui a prévu les conséquences de cette crise et se bat aujourd’hui pour un Nouveau Bretton Woods, puisse être amené à conseiller la Commission et aider avec nous à faire connaître
partout ses travaux.


Solidarité & Progrès
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Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 22:41
   Dans la rue, à l'usine, dans les ateliers ou les bureaux, pour l'entrepreneur comme pour le salarié et l'artisan, il n'y a qu'une seule discussion aujourd'hui : comment échapper à la destruction extraordinairement rapide des structures de l'économie physique ? On assiste en ce moment même à une désintégration en cascade de petites et moyennes entreprises, non seulement en France, mais en Europe et dans toutes les zones dites "industrialisées" du monde, accompagnée d'un tsunami de licenciements.

   A cette panique s'ajoute une immense colère : les banques, dont on a prétendu qu'il fallait les sauver sur les deniers du peuples, car elles continueraient ainsi à remplir leur fonction de prêts, non seulement ne débloquent rien, mais volent les fonds qui auraient du servir à assainir leurs comptes pour payer les contreparties de paris financiers internationaux. Le scandale de AIG, autant sur le détournement des 180 milliards du fond de sauvetage que sur la question des bonus aux traders - qui a enragé le président Obama - n'est qu'un tout petit bout de l'iceberg des escroqueries de la finance internationale.

   L'intérêt de la crise financière actuelle est que, par la grâce de notre époque hypermédiatique, tout se sait vite, et que grâce à l'internet, l'information qu'obtient la population est de plus en plus hors des capacités de contrôle des "médias de masse" et de la "presse" : le peuple s'instruit très vite, discute, décide.

   Sur RMC, le 12 mars dernier, dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin, un certain Christophe, entrepreneur immobilier, a donné un aperçu de la situation, du fond du coeur. L'animateur, troublé, l'a laissé parler jusqu'au bout.


Ecoutez :



Si certains souhaitent éviter l'incendie, il n'y a que peu de solutions :
- mise en règlement judiciaire des banques faillies
- assainissement du système financier
- régulation financière et relance du crédit sous l'autorité d'une banque nationale
- protection nationale, pour les entreprises, les équipements, les compétences et l'accès au marché national
- de grands programmes de relance, selon les exemples de Franklin Delano Roosevelt et Charles De Gaulle

Sans ça, il est bien possible que les "Christophe" laissent leur légitime colère les emporter vers la sauvagerie suicidaire.
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 17:46
   Sur le Réseau Voltaire, aujourd'hui, un article choc sur le 11 septembre 2001. Car ceux qui croient encore à la fable des terroristes islamistes et du méchant Oussama vont être choqués, s'ils ont le courage de le lire.

   Voici l'article, sans plus de discours :




Vu de Russie
par Général Leonid Ivashov*

    Politologue russe influent, issu des milieux nationalistes, le général Léonid Ivashov était chef d’état-major des armées le 11 septembre 2001. Ce jour-là, il avait placé ses satellites en alerte pour observer les manœuvres militaires aériennes annoncées aux USA, mais c’est un tout autre spectacle auquel il fut confronté. Au vu des analyses de cet événements par ses experts, il a écarté l’hypothèse Al-Qaïda et conclu à une provocation de l’élite financière anglo-saxonne. Sur cette base, il développé la vision stratégique russe du monde post-11-Septembre. Nous reproduisons ici un de ses articles, représentatif de sa pensée et de celle des officiers supérieurs russes. Le lecteur sera surpris de constater que ce qui est considéré comme un délire dans les pays de l’OTAN est une vérité d’évidence en Russie, comme d’ailleurs dans de nombreux autres régions du monde. Au-delà de la question d’établir la vérité, l’honnêteté intellectuelle exige de comprendre et d’accepter la relativité des points de vue. Cet article sera particulièrement précieux pour les militaires français au moment où le ministre de la Défense a engagé une chasse aux sorcières contre les enseignants de l’École de guerre qui ont osé rendre compte de la diversité des interprétations du 11-Septembre.




    L’expérience de l’humanité montre que le terrorisme apparaît partout où se produit à un moment donné une aggravation des contradictions, où les relations commencent à se dégrader au sein de la société et où l’ordre social change, où surgit l’instabilité politique, économique et sociale, où se libèrent des potentiels d’agressivité, où les valeurs morales périclitent, où triomphent le cynisme et le nihilisme, et où la criminalité explose.

    Les processus liés à la mondialisation créent des conditions favorables à ces phénomènes extrêmement dangereux. Ils entraînent un redécoupage de la carte géopolitique du monde, une redistribution des ressources planétaires, violent la souveraineté et effacent les frontières des États, démantèlent le droit international, anéantissent la diversité culturelle, appauvrissent la vie spirituelle et morale.

    Je pense que nous sommes en droit aujourd’hui de parler de crise systémique de la civilisation humaine. Elle se manifeste de manière particulièrement aiguë au niveau de l’interprétation philosophique de la vie. Ses manifestations les plus spectaculaires concernent le sens donné à la vie, l’économie et le domaine de la sécurité internationale.

    L’absence de nouvelles idées philosophiques, la crise morale et spirituelle, la déformation de la perception du monde, la diffusion de phénomènes amoraux contraires à la tradition, la course à l’enrichissement illimité et au pouvoir, la cruauté, conduisent l’humanité à la décadence et peut-être à la catastrophe.

    L’inquiétude, ainsi que le manque de perspectives de vie et de développement de nombreux peuples et états constituent un important facteur d’instabilité mondiale.
    L’essence de la crise économique se manifeste dans la lutte sans merci pour les ressources naturelles, dans les efforts déployés par les grandes puissances du monde, avant tout par les États-Unis d’Amérique, mais aussi par des entreprises multinationales pour soumettre à leurs intérêts les systèmes économiques d’autres États, prendre le contrôle des ressources de la planète et surtout des sources d’approvisionnement en hydrocarbures.

    La destruction du modèle multipolaire qui assurait l’équilibre des forces dans le monde a entraîné également la destruction du système de sécurité internationale, des normes et des principes qui régissaient les relations entre États, ainsi que du rôle de l’ONU et de son Conseil de sécurité.
    Aujourd’hui les États-Unis d’Amérique et l’OTAN se sont arrogés le droit de décider du destin d’autres États, de commettre des actes d’agression, de soumettre les principes de la Charte des Nations Unies à leur propre législation.

    Ce sont précisément les pays occidentaux qui, par leurs actions et agressions contre la République fédérale de Yougoslavie et l’Irak, ainsi qu’en permettant de toute évidence l’agression israélienne contre le Liban et en menaçant la Syrie, l’Iran et d’autres pays, ont libéré une énorme énergie de résistance, de vengeance et d’extrémisme, énergie qui a renforcé le potentiel de la terreur avant de se retourner, comme un boomerang, contre l’Occident.

    L’analyse de la substance des processus de mondialisation, ainsi que des doctrines politiques et militaires des États-Unis d’Amérique et d’autres États, permet de se convaincre que le terrorisme favorise la réalisation des objectifs de domination du monde et la soumission des États aux intérêts de l’oligarchie mondiale. Cela signifie qu’il ne constitue pas un sujet en tant que tel de la politique mondiale mais un simple instrument, le moyen d’instaurer un nouvel ordre unipolaire ayant un centre de commandement mondial unique, d’effacer les frontières nationales et d’assurer la domination d’une nouvelle élite mondiale. C’est elle qui constitue le sujet principal du terrorisme international, son idéologue et son « parrain ». C’est elle aussi qui s’efforce de diriger le terrorisme contre d’autres États, y compris contre la Russie.

    La principale cible de la nouvelle élite mondiale est la réalité naturelle, traditionnelle, historique et culturelle qui a jeté les bases du système de relations entre les États, de l’organisation de la civilisation humaine en États nationaux, de l’identité nationale.

    Le terrorisme international actuel est un phénomène qui consiste, pour des structures gouvernementales ou non gouvernementales, à utiliser la terreur comme moyen d’atteindre des objectifs politiques en terrorisant, déstabilisant les populations sur le plan socio-psychologique, en démotivant les structures du pouvoir d’État et en créant les conditions permettant de manipuler la politique de l’État et le comportement des citoyens.

    Le terrorisme est un moyen de faire la guerre de manière différente, non conventionnelle. Simultanément, le terrorisme, allié aux médias, se comporte comme un système de contrôle des processus mondiaux.
    C’est précisément la symbiose des médias et de la terreur qui crée les conditions favorables à des bouleversements dans la politique mondiale et dans la réalité existante.
    Si l’on examine dans ce contexte les événements du 11 septembre 2001 aux États-Unis d’Amérique, on peut en tirer les conclusions suivantes :

    - l’attentat terroriste contre les tours jumelles du World Trade Center a modifié le cours de l’histoire du monde en détruisant définitivement l’ordre mondial issu des accords de Yalta-Potsdam ;

    - il a délié les mains des États-Unis d’Amérique, de la Grande-Bretagne et d’Israël, leur permettant de mener des actions contre d’autres pays en faisant fi des règles de l’ONU et des accords internationaux ;

    - il a stimulé l’amplification du terrorisme international.

    D’autre part, le terrorisme se présente comme un instrument radical de résistance aux processus de mondialisation, comme un moyen de lutte de libération nationale, de séparatisme, un moyen de résoudre les conflits entre les nations et entre les religions, ainsi que comme in instrument de lutte économique et politique.

    En Afghanistan, au Kosovo, en Asie centrale, au Proche Orient et dans le Caucase nous constatons que la terreur sert aussi à protéger des narcotrafiquants en déstabilisant leurs zones de passage.
    On peut constater que dans un contexte de crise systémique mondiale la terreur est devenue une sorte de culture de la mort, la culture de notre quotidien. Il a fait irruption dans la prospère Europe, tourmente la Russie, secoue le Proche-Orient et l’Extrême-Orient. Il favorise l’accoutumance de la communauté internationale à des ingérences violentes et illégales dans les affaires intérieures des États et à la destruction du système de sécurité internationale.

    La terreur engendre le culte de la force et lui soumet la politique, le comportement des gouvernements et de la population. Le plus effrayant est que le terrorisme a un grand avenir en raison de la nouvelle spirale de guerre qui s’annonce pour la redistribution des ressources mondiales et pour le contrôle des zones clé de la planète.
    Dans la stratégie de sécurité nationale des États-Unis d’Amérique, approuvée cette année par le Congrès états-unien, l’objectif avoué de la politique de Washington est « de s’assurer l’accès aux régions clé du monde, aux communications stratégiques et aux ressources mondiales », avec comme moyen pour y parvenir de procéder à des frappes préventives contre n’importe quel pays. Du point de vue du Congrès, les États-Unis d’Amérique peuvent donc adopter une doctrine de frappes nucléaires préventives qui s’apparente à du terrorisme nucléaire.
    Cela implique l’utilisation à grande échelle de substances nocives et d’armes de destruction massive. On ne s’embarrassera pas de scrupules pour choisir les moyens de répondre à une attaque. Pour se défendre les parties n’auront que le choix des moyens.

    La provocation par un acte terroriste devient un moyen d’atteindre des objectifs politiques d’ampleur globale, régionale et locale. Ainsi, une provocation organisée dans la localité de Rachic (Kosovo, Serbie) a fini par entraîner le changement de régime politique en Serbie et l’effondrement de la République fédérée de Yougoslavie, tout en servant de prétexte à l’agression de l’OTAN et à la séparation du Kosovo de la Serbie. Il s’agit d’une provocation d’ampleur régionale.

    Les explosions dans le métro de Londres, les désordres à Paris en 2005-2006 sont des provocations locales qui ont eu des répercussions sur la politique et l’opinion publique en Grande Bretagne et en France.
    Pratiquement chaque acte terroriste dissimule des forces politiques puissantes, des entreprises transnationales ou des structures criminelles ayant des objectifs précis. Et presque tous les actes terroristes, (à l’exception des activités de libération nationale) sont en réalité des provocations.

    Même en Irak, les explosions dans les mosquées sunnites et shiites ne sont rien d’autre que des provocations organisées en vertu du principe « diviser pour régner ». Il en va de même de la prise en otage et de l’assassinat de membres de la mission diplomatique russe à Bagdad.
    L’acte terroriste commis à des fins de provocation est aussi ancien que l’humanité elle-même. Ce sont précisément des provocations terroristes qui ont servi de prétextes au déclenchement des deux guerres mondiales. Les événements du 11 septembre 2001 constituent une provocation mondiale. On peut parler d’opération d’ampleur mondiale. De telles opérations permettent en général de résoudre plusieurs problèmes mondiaux à la fois. On peut les définir comme suit :

    - 1. L’oligarchie financière mondiale et les États-Unis d’Amérique ont obtenu le droit non formel de recourir à la force contre n’importe quel État.

    - 2. Le rôle du Conseil de sécurité s’est trouvé dévalué. Il fait de plus en plus figure d’organisation criminelle complice de l’agresseur et alliée à la nouvelle dictature fasciste mondiale.

    - 3. Grâce à la provocation du 11 septembre, les États-Unis d’Amérique ont consolidé leur monopole mondial et ont obtenu l’accès à n’importe quelle région du monde et à ses ressources.

    Dans le déroulement d’une opération-provocation il y a toujours trois éléments obligatoires : le commanditaire, l’organisateur et l’exécutant. En ce qui concerne la provocation du 11 septembre et contrairement à l’opinion dominante, « Al-Qaida » ne pouvait être ni le commanditaire, ni l’organisateur, ne disposant pas des moyens financiers suffisants (et ils sont énormes) pour commander une action d’une telle ampleur.

    Toutes les opérations menées par cette organisation ne sont que des actions locales et assez primitives. Elle ne dispose pas des ressources humaines, d’un réseau d’agents suffisamment développé sur le territoire des États-Unis d’Amérique, pour réussir à pénétrer les dizaines de structures publiques et privées qui assurent le fonctionnement des transports aériens et veillent à sa sécurité. Al-Qaida ne saurait donc avoir été l’organisateur de cette opération (sinon à quoi peuvent bien servir le FBI et la CIA ?). Ces gens pourraient en revanche fort bien avoir été de simples exécutants de cet acte terroriste.

    À mon avis, le commanditaire de cette provocation pourrait avoir été l’oligarchie financière mondiale, dans le but d’installer une fois pour toutes « la dictature fasciste mondiale des banques » (l’expression appartient à l’économiste états-unien bien connu Lyndon LaRouche) et d’assurer le contrôle de ressources mondiales en hydrocarbures limitées. Il se serait agi par la même de s’assurer la domination mondiale pour longtemps.

    L’invasion de l’Afghanistan, riche en ressources gazières, de l’Irak et peut-être aussi de l’Iran, qui possèdent des réserves mondiales de pétrole, mais aussi l’instauration d’un contrôle militaire sur les communications pétrolières stratégiques et l’augmentation radicale du prix du pétrole sont des conséquences des événements du 11 septembre 2001.

    L’organisateur de l’opération pourrait avoir été un consortium bien organisé et abondamment financé formé de représentants (anciens et actuels) des services secrets, d’organisations maçonniques et d’employés des transports aériens.

    La couverture médiatique et juridique a été assurée par des organes de presse, des juristes et des politiciens stipendiés. Les exécutants ont été choisis sur la base de leur appartenance ethnique à la région qui possède les ressources naturelles d’importance mondiale.

    L’opération a réussi, les objectifs sont atteints.

    L’expression « terrorisme international » en tant que principale menace pour l’humanité a fait irruption dans le quotidien politique et social.
    Cette menace a été identifiée en la personne d’un islamiste, ressortissant d’un pays disposant d’énormes ressources en hydrocarbures.
    Le système international mis sur pied à l’époque où le monde était bipolaire a été détruit et les notions d’agression, de terrorisme d’État et de droit a la défense ont été altérées.

    Le droit des peuples de résister aux agressions et aux activités subversives des services secrets étrangers ainsi que de défendre leurs intérêts nationaux est foulé aux pieds.
    Toutes les garanties sont assurées en revanche aux forces qui cherchent à instaurer une dictature mondiale et à dominer le monde.
    Mais la guerre mondiale n’est pas encore finie. Elle a été provoquée le 11 septembre 2001 et elle n’est que le prélude à de grands événements à venir.


Général Leonid Ivashov


    Le général Leonid Ivashov est vice-président de l’Académie des problèmes géopolitiques. Il fut chef du département des Affaires générales du ministère de la Défense de l’Union soviétique, secrétaire du Conseil des ministres de la Défense de la Communauté des États indépendants (CEI), chef du Département de coopération militaire du ministère de la Défense de la Fédération de Russie. Il était chef d’état-major des armées russes, le 11 septembre 2001.

Traduit du russe par Réseau Voltaire.
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Par Jean-Gabriel - Voir les 1 commentaires
Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 13:55
   Si ça continue, ce sont de drôles de décorations que l'on verra pendues aux lampadaires de Paris au printemps prochain...

   Les banquiers internationaux sont pourtant des gens rusés. Pervers, malhonnêtes, mais rusés.
   Mais ils semble que les conséquences de la crise financière internationale aient porté atteinte à leurs capacités intellectuelles : outre ce que rapporte Paul Jorion sur son site, les voici faisant étalage de suffisance et d'arrogance devant les représentants du parlement français, alors que leurs établissements dépendent pour leur survie immédiate des injections journalières de liquidités des nième plans de sauvetages des gouvernements et des banques centrales.
   Sans ces fonds pourtant, les banques de ces messieurs auraient disparu depuis un moment déjà, leurs véritables comptes présentant des déficits abyssaux pour cause d'alchimie dérivative délirante.
   Il est vrai que dans les chaudrons de sorcières de l'empire britannique que l'on nomme les "paradis fiscaux", ils ont accès à d'autres sources de liquidités : le trafic international de drogue par exemple représente, selon certains, plus de 1000 milliards de dollars par an, et toutes les grandes banques ont des officines sur les îles britanniques, où contre (grosse) rémunération ils offrent des certificats de propreté à l'argent des grands seigneurs internationaux de la drogue. Voyez le cas de George Soros, par exemple.


   Petite rétrospective depuis le G20 du 20 novembre 2008 :

- Le concept de Nouveau Bretton Woods et de réforme du système monétaire international n'est plus à l'ordre du jour, et a disparu de la presse.

- Les chefs d'état se sont vu expliquer fermement que leur travail est de maîtriser leur peuple et de ne pas gêner les manoeuvres de l'empire financier britannique, sinon...

- Conséquemment, le petit Nicolas, homme du peuple avant le 20 novembre, ne pipe plus mot, ne se déplace plus que comme un homme menacé, et laisse le premier trou-du-cul (le Fillon) continuer le démantèlement du préambule de la constitution de 1948 et de l'héritage du Conseil National de la Résistance. Car que sont les 1000 propositions de relance, sinon le moyen de rendre illisible la privatisation et le pillage du pays ?

- Les banques centrales, sous contrôle de fait de l'empire, se sont lancées dans une politique "weimarienne" ou "zimbabwéenne" d'émission monétaire. Le choléra se transmet manifestement aussi aux banques centrales, qui souffrent aujourd'hui de coliques monétaires incontrôlées.

- Les titres de dettes "complexes", qui ne valent pourtant plus rien (zéro, ni plus ni moins), sont automatiquement rachetés par les banques centrales et par les gouvernements.

- Les réseaux internationaux de trafic d'opium, d'héroïne, de cocaïne, de marijuana et de hashish ont la bride sur le cou, et sont au centre de guerres de basse intensité dans différentes régions du monde, dont en particulier la région autour de l'Afghanistan et son "hub" international du trafic de drogue, la vallée de la Ferghana, La région européenne albanie-kosovo (véritable furoncle mafieux), l'Amérique centrale avec le conflit mexicain (par exemple), l'Amérique du Sud avec son pôle paraguayen et la guérilla urbaine dans les grandes métropoles brésiliennes, l'axe Equateur-Colombie-Venezuela où les frontières forestières favorisent la mobilité des armées privées de l'empire, et j'en passe.
   Quant au producteur de haschish officiel de la république française, le Maroc, le trafic est tellement institutionnalisé qu'on ne voit plus de différence entre les officiels et les trafiquants, sans parler des honorables correspondants français.

- Le génocide biologico-économico-militaire des populations sub-sahariennes accélère. Si vous voulez voir les Quatres Cavaliers de l'Apocalypse en action, visitez n'importe quel pays sub-saharien. Les épidémies sont partout, se régalent et prennent des forces en regardant avec convoitise les contrées développées du Nord; les systèmes gouvernementaux sont tous en faillite (exception faite de l'Afrique du Sud), le génocide du protocole de Kyoto est lancé, les économies physiques nationales se sont désintégrées et sont pillées, et les guerres de basse intensité sont partout, appuyées sur l'infrastructure des "Réserves naturelles" du WWF du Prince Philip d'Angleterre et des ONG internationales.
   Entre l'interdiction du DDT, le SIDA, l'apartheid technologique, les conflits de basse intensité pour le contrôle des ressources minérales financés par des puissances occidentales, les gouvernements fantoches et assassins, les conditionalités infâmes et criminelles du FMI et de la Banque Mondiale, les problèmes graves sanitaires et d'approvisionnements alimentaires, que reste-t-il à l'africain, sinon l'espoir ?

- les grandes structures industrielles des pays développés sont en cours de désintégration, à commencer par les réseaux de sous-traitance nationaux et internationaux. Dans l'automobile, on parle d'une fenêtre de survie de six mois maximum, après laquelle les réseaux industriels seront détruits.

- La sécurité alimentaire des populations "occidentales" n'est plus garantie, sans parler des autres. En Angleterre par exemple, le pourcentage annuel de produits alimentaires importés dépasse les 60%, alors que les systèmes maritimes de transports mondiaux sont à l'arrêt.
Etc, etc, etc.

Bienvenu au Moyen Âge !

    Pour résumer, nous voici tous sujets de la reine d'Angleterre, par défaut de souveraineté nationale, par défaut d'homme de caractère, par défaut de peuple généreux.
   Car la faute à qui, quand des banquiers peuvent venir impunément se moquer du peuple devant ses représentants ?

   Je vous laisse lire l'article à l'origine de ce mouvement d'humeur, écrit par le journaliste Nicolas Cori de Libération, et intitulé :



Les banquiers ne manquent pas d'air. Et les députés ont perdu leur combativité. C'est le sentiment qui ressort de l'audition à l'Assemblée nationale, hier en fin d'après midi, des six dirigeants de banque qui ont reçu de l'aide du gouvernement (un plan de 360 milliards d'euros, faut-il le rappeler). Convoqués la semaine dernière par Didier Migaud, le président socialiste de la commission, ils ont répondu présent avec une rapidité étonnante. Mais ce n'était pas l'occasion pour eux de se remettre en cause. La plupart ont affirmé avec un aplomb qui ne finit pas de m'étonner à quel point ils étaient de bons professionnels qui gagnaient plein d'argent, et qu'ils allaient donc le redistribuer à leurs actionnaires, mais qu'il était tout aussi normal que l'Etat leur en donne plein, de l'argent, sans trop chercher à contrôler leurs pratiques.

Les six banquiers sont (de gauche à droite sur la photo): Frédéric Oudéa, directeur général de la Société générale, Etienne Pflimlin, Président du Crédit Mutuel, Baudoin Prot, directeur général de BNP Paribas, Philippe Dupont, PDG des Banques populaires, Bernard Comolet, PDG des Caisses d'Epargne, et Georges Pauget, directeur général du Crédit agricole.

Au départ, cela commence bien avec l'introduction de Didier Migaud. Il évoque la somme de 300 milliards d'euros, et indique que "ces sommes sont considérables", qu'il y a "l’existence d’un risque d’appel en garantie pour l’État", que "la charge des emprunts" pèse "sur la dette publique". Et il poursuit:

    "Au-delà de ces considérations «budgétaires» – qui sont tout à fait essentielles –, je crois nécessaire d’insister sur les interrogations, voire l’incompréhension que ce plan suscite chez beaucoup de nos concitoyens. Particuliers et entreprises n'en perçoivent toujours pas les effets sur les conditions de crédit. Chacun ici, quelle que soit sa sensibilité politique, a pu le constater dans sa circonscription.

    L’impression peut dominer que l’on récompense indûment la gestion désastreuse de certains groupes bancaires, en particulier les errements des activités de financement et d'investissement adossées à vos groupes. Sans être à l’origine de la crise, les banques françaises ont participé, dans leur activité d’investissement, à la recherche d’un profit très élevé à court terme ; pour cela, elles ont cautionné un système et un volume de rémunération en faveur des traders qui laisse sans voix le commun des mortels. Elles ont investi dans des produits sans bien en comprendre le risque et qui se sont révélés toxiques. Elles ont donc bien, pour nos concitoyens, une part de responsabilité.

    Enfin, ce plan interroge parce qu'il semble accorder un soutien sans condition, ou à des conditions bien légères, qu’il s’agisse de la production de crédit, de la rémunération des dirigeants, de la distribution de dividendes. Et je rappelle que, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays, l’État n’entre pas au capital des banques aidées, ce qui, vous le savez, ne fait pas l’unanimité."

Et de terminer son introduction par deux questions -à mon avis- essentielles dans le débat actuel:

    "Allez-vous proposer une distribution de dividendes ou des rachats d’actions au titre de l’exercice 2008 ? Si oui, dans quelles proportions?"

    Le Gouvernement vous a-t-il fixé, parmi les contreparties à l’aide de l’Etat, des conditions particulières concernant vos activités dans les paradis fiscaux?"


Un à un, les banquiers prennent la parole. Ils parlent du plan d'aide qui est parfait, de la progression de leurs encours de crédit qui est très importante (on reviendra sur les chiffres avancés), de leur solidité financière. Et la plupart évoquent la question des dividendes. Chacun le fait avec son style.

Pour Pauget, c'est le silence radio. Il n'en parle pas. Pour les patrons de banques mutualistes, on se retranche derrière le fait qu'il n'y pas d'actionnaires mais des "sociétaires". "Le Crédit Mutuel est une banque coopérative", affirme Pflimlin. "La question des dividendes ne se pose pas pour nous".

Enfin, c'est un peu plus compliqué que cela. Il y a bien de l'argent qui est redistribué aux propriétaires de ces établissements. Comolet reconnaît que deux tiers des résultats de l'ensemble du groupe seront destinés à "renforcer les fonds propres", un tiers sera redistribué. Dupont explique que les "sociétaires reçoivent 15% des résultats du groupe".

Mais la vraie interrogation concerne BNP Paribas et Société générale, qui ont réalisé, pour l'une, 3 milliards d'euros de bénéfices, pour l'autre, 2 milliards. Et là, Oudéa et Prot ne se démontent pas. "La question sera réglée par le conseil d'administration, le 17 février, avance Oudéa. Je peux seulement dire que la majorité viendra renforcer nos fonds propres." Et d'ajouter: "les actionnaires sont des fonds de pension, mais aussi des actionnaires individuels qui ont eu à souffrir de la baisse des cours. Il nous paraît raisonnable de leur offrir un dividende, même si nous donnerons la priorité au renforcement des fonds propres".

Pour Prot, les distributions de dividendes "prendront en compte les caractéristiques de ces plans de soutien pour distribuer des dividendes", mais il "faut en distribuer" car "il est essentiel que les banques continuent à bénéficier de la confiance des actionnaires privés" étant donné que le "système d'aide de l'Etat doit être transitoire".

En clair, les deux banquiers annoncent qu'ils vont grosso modo continuer à distribuer, en proportion, les mêmes sommes que précédemment.

Quant à la question des paradis fiscaux (qui est considérée par  Sarkozy comme importante, puisqu'il n'arrête pas de déclarer qu'il faut "oeuvrer pour éliminer les zones d'ombre qui compromettent nos efforts de coordination, en l'occurrence les centres off-shore"), ils n'en parlent même pas. Et cela pose-t-il un problème aux députés qui prennent la parole ensuite pour poser des questions? A ceux de droite, du moins, pas du tout.

Gilles Carrez (UMP), rapporteur de la Commission, réussit à caser, dans sa question, une remarque louant le plan gouvernemental. "Le dispositif tourne. Il permet aux banques de fonctionner sur le mode de leur mécanisme habituel." Michel Bouvard (UMP), qui préside la commission de surveillance de la Caisse des dépôts (CDC), se perd dans des considérations sur Oseo, la banque publique qui finance l'activité, en coopération avec la CDC. Nicolas Perruchot (UMP) se pose des questions totalement hors sujet sur les publicités que les banques ont fait paraître dans la presse à la fin 2008. "Nous ne sommes pas des spécialistes, déclare-t-il. Il y a un sentiment partagé. Il est utile que vous puissiez vous expliquer de manière pédagogique sur le sujet".

Heureusement, il y a Jérôme Cahuzac. Enfin... Le député socialiste du Lot-et-Garonne n'est pas dans une grande forme (il y a des jours, comme face à Tapie, où il peut attaquer les auditionnés avec une grande violence), mais, sans hausser le ton, il pose quand même de bonnes questions. Sur les dividendes: "Si je suis votre propos, il faut verser un dividende car les actionnaires ont souffert. Mais cela ne concerne pas ceux qui ont vendu (ils ne sont plus actionnaires). Ni ceux qui restent. Ils ne souffrent pas encore, leur perte est encore latente." Et: "Vous dites que la majorité des résultats sera affectée aux fonds propres, mais c'est toujours le cas. D'habitude, le taux versement tourne de 40 à 50%. Il n'y aurait donc pas grand changement". Une remarque qui ne sera pas démentie par les banquiers.

Et sur les paradis fiscaux, Cahuzacl se contente de reposer la question de Migaud, et d'ajouter, ironiquement: "Est-ce le côté paradis ou le côté fiscal qui fait que vous n'en avez pas parlé?".

Cette fois-ci, les banquiers ne se dérobent pas. Prot indique ainsi: "Quand à la question des paradis fiscaux, elle n'a jamais été abordée par les pouvoirs publics", en échange du plan d'aide. Et de justifier la présence de BNP Paribas dans ces centres offshores: "Nous  n'avons aucune activité dans des pays qui sont sur la liste noire du GAFI. Nous sommes dans des pays qui appliquent les dispositions en matière de blanchiment. De plus, BNP Paribas applique les règles éthiques qui sont les dispositions françaises. Nous sommes conformes aux obligations. Et il n'y a aucune incompatibilité entre les activités que nous menons et la présence dans les paradis fiscaux".

Pauget ajoute même: "Nous appliquons la liste du GAFI. C'est aux pouvoirs publics de nous faire des demandes et d'étendre la liste du GAFI. Ce n'est pas de la responsabilité des banques".

Pour ceux qui connaissent la question, les banquiers se foutent de la gueule du monde. Le GAFI (pour Groupe d'Action financière), est un organisme intergouvernemental qui ne lutte pas spécifiquement contre l'évasion fiscale et la possibilité pour les entreprises de cacher leurs opérations (deux caractéristiques qui ont contribué à la crise financière actuelle). Le GAFI a deux objectifs: la lutte contre le blanchiment de capitaux et la lutte contre le financement du terrorisme. Et, surtout, depuis 2006, la liste noire du GAFI est... vide.

Il existe d'autres organismes internationaux qui ont produit d'autres listes noires. Ainsi, l'OCDE continue à mettre à l'index trois pays "qui n'ont pas encore pris d'engagement en matière de transparence et d'échange effectif de renseignement". Il s'agît d'Andorre, de Monaco, et du Liechtenstein. Et, d'après vous, y trouve-t-on des banques françaises?

La réponse se trouve ici, et , ou aussi ...

Mais, bon, aucun député n'a relevé.

Finalement, les banquiers ont bien fait de se déplacer. Que ce soit sur la question des dividendes ou des paradis fiscaux, ils ont constaté que la représentation nationale était aussi coulante que le gouvernement.

Nicolas Cori
(photo: Reuters)

   A défaut de jeter toutes ces crapules en prison, il est plus que temps de leur mettre la bride au cou et de tenir ferment les rênes, en réquisitionnant les banques et en les mettant en redressement judiciaire, afin d'y faire le tri entre titres toxiques et dettes productives et de redémarrer l'économie physique, comme c'est proposé ici.
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