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Etude sur la nature
des mouvements écologistes
et leurs véritables objectifs



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Tuez-les tous!

Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 18:31
   Relativisme culturel, racisme de dame patronesse, malthusianisme tiède mais obstiné, négation de la vérité et de la liberté, et pessimisme fondamental sur la nature humaine, voici les "valeurs" les mieux partagées des trois dernières générations d'étudiants en sciences humaines, des deux côtés de l'Atlantique. Pourquoi ?

   Car pourtant, après avoir vaincu l'alliance de la finance et du fascisme en 1945, et poursuivant leurs renaissances selon l'idéal volontariste de Franklin Roosevelt, les nations exprimaient alors un optimisme et une volonté humaniste rayonnants, qui se sont traduits par les libérations des colonies (souvent malgré leurs empires de tutelle), les révolutions vertes, les révolutions scientifiques du nucléaire et de la science médicale, pour culminer avec la promenade de Neil Armstrong sur la Lune, objectif de la mission d'Apollo 11.

   Depuis, il apparaît que nous avons, en tant que peuples, décidé que ce progrès était suffisant en l'état, et que les nations n'avaient pas toutes les mêmes besoins, les mêmes droits à la vie et au développement. Des intellectuels sinistres apparurent à chaque coin de rue, dans chaque colloque, dans les ministères et les intitutions internationales, persiflant toujours la même rengaine pessimiste.

   Et cela fait bientôt quarante ans que leurs pestilences percolent dans tous les domaines du savoir, dans tous les ouvrages culturels, et dans la pensée politique de droite comme de gauche. Il n'est que de regarder la substance du "verdissage" des partis, de la mort apparente de la créativité scientique et de la corruption nihiliste de la culture.

   D'où cela vient-il ? Qui a fait ça ? L'un des responsables de cette catastrophe universelle est Claude Lévi-Strauss, qui vient d'être rappelé par son Créateur après une longue, très longue vie à répandre un venin triste et stérile.

   Déjà, à l'occasion de son élection à l'Académie Française en 1973, lors d'un entretien avec un journaliste de l'ORTF, il déclarait ceci :
retrouver ce média sur www.ina.fr


   L'article qui suit, de Christine Bierre, chercheuse et cadre militant du parti Solidarité et Progrès, explique ce qu'a représenté Lévi-Strauss dans la destruction de la culture et du progrès des états-nations, et en quoi il représente la pensée "sauvage" de l'oligarchie.
   (L'on peut aussi consulter avec profit cet article : Lewis Henry Morgan, les racines racistes de l'anthropologie - Paul Glumaz, tiré du Fusion n°101.)

   Bonne lecture

 

   —  Christine Bierre, Paris, le 5 novembre 2009 (Nouvelle Solidarité) —


   Claude Lévi Strauss, l’un des intellectuels les plus néfastes du XXe siècle a quitté ce monde le 30 octobre dernier, après une longue et intense vie de 101 ans. De quoi accusons-nous Claude Lévi Strauss ? D’avoir porté des coups assassins contre la notion même de la vérité, au nom d’un relativisme culturel sorti tout droit des bas fonds de sophistes Grecs contre lesquels Socrate et Platon se battaient déjà à leur époque.

   C’est Claude Lévi-Strauss qui a rendu populaire auprès des millions d’étudiants et d’intellectuels à l’échelle internationale, l’idée qu’on ne peut pas comparer les bienfaits d’une culture par rapport à une autre ; que toutes les cultures se valent entre elles dès le moment où elles ont développé un système des règles logiques qui leur est propre.

   Questionné par swissinfo.ch sur l’apport essentiel de l’ethnologue français, Pierre Centlivres, un ethnologue suisse, confirme qu’en effet Lévi-Strauss « n’établissait pas de différence de nature entre « sauvages » et « civilisés » et « qu’il estimait que nous n’avons pas une position et les critères qui permettent de porter des jugements hiérarchiques sur les autres cultures ». A la question de savoir si Lévi-Strauss était le dernier de grands penseurs des Lumières, Centlivres répond sans détour qu’il « est très difficile de qualifier Lévi-Strauss d’homme des Lumières, car il était marqué par un désenchantement, un pessimisme profond. Il voyait dans le progrès, non pas la lumière justement, mais une menace » !


   Pourtant, signe de l’idéologie pessimiste qui ronge la plupart des nos organes de presse, les principaux journaux de notre pays ont consacré des pages et des pages entières au panégyrique de Lévi-Strauss, quatre pages dans Libération et quatre pages dans Le Monde, pour n’évoquer que ceux-là ! Le Monde publie, sans aucun commentaire, cette phrase clé de ce « grand homme » qui refusait d’établir une différence de nature entre l’homme et l’animal : « On m’a souvent reproché d’être antihumaniste. Je ne crois pas que ce soit vrai. Ce contre quoi je me suis insurgé (…) c’est cette espèce d’humanisme dévergondé issu, d’une part, de la tradition judéo-chrétienne, et d’autre part, plus près de nous, de la Renaissance et du cartésianisme qui fait de l’homme, un maître, un seigneur absolu de la création. J’ai le sentiment que toutes les tragédies que nous avons vécues, d’abord avec le colonialisme, puis avec le fascisme, enfin les camps d’extermination, cela s’inscrit non en opposition ou en contradiction avec le prétendu humanisme sous la forme où nous le pratiquons depuis plusieurs siècles, mais, dirais je, presque dans son prolongement naturel. Puisque c‘est, (…) d’une seule et même foulée que l’homme a commencé par tracer la frontière de ses droits entre lui-même et les autres espèces vivantes, et s’est ensuite trouvé amené à reporter cette frontière au sein de l‘espèce humaine, séparant certaines catégories reconnues seules véritablement humaines, d’autres catégories qui subissent alors une dégradation conçue sur le même modèle qui servait à discriminer espèces vivantes humaines et non humaines. »


   Pourquoi ces idées sont-elles si dangereuses ? Le moindre livre d’histoire nous informe sur les civilisations dont les conceptions se sont traduites par une démographie croissante et un niveau de vie, de culture et de progrès grandissant par habitant et par km2, et celles qui ont, au contraire, périt car elles n’ont pas su faire face aux défis de leur temps. Ne pas intervenir alors pour donner le « feu » aux civilisations qui ne l’ont pas encore, tels des Prométhée modernes, est passible, tout comme dans la vie quotidienne, de non-assistance à des personnes en danger. Car si l’humanité est diverse en termes de langues, de culture et d’histoire, et c’est l’une de ses grandes richesses, les grands principes qui permettent d’assurer sa survie et son développement, en termes de connaissance des lois de la nature, relèvent, eux, de l’universel. Contrairement a ce que défend Lévi-Strauss, toute société qui ne développe pas les pouvoirs conceptuels de ses citoyens pour pouvoir fournir l’énergie suffisante et les technologies nécessaires à son développement, besoins dont l’approche est identique pour toutes les sociétés, périra. Ceci représente aussi la grande différence de nature qui existe entre nos amis les bêtes, et nous : notre capacité à réfléchir, à découvrir des principes physiques universaux qui régissent notre monde et de nous en servir pour le progrès de l’espèce.


   Au fond, il y a quelque chose de parfaitement oligarchique dans l’attitude de Lévi-Strauss qui apprécie les « sauvages », à partir de son existence bien confortable dans un pays développé du secteur avancé et du haut de sa position à la tête du Comité qui a dirigé la création du Musée des Arts Premiers de Jacques Chirac, sans pour autant vouloir adopter leur façon de vivre. Chacun est bien à sa place ! C’est pour cela, qu’il en soit conscient ou non, que les opinions de Claude Lévi-Strauss ont été bien utiles aux colonialistes, en France et ailleurs, pour justifier l’arriération des peuples dont on voulait assurer la domination.


   Il n’est pas surprenant de ce point de vue d’apprendre que la carrière de Lévi-Strauss fut lancée au début par Célestin Bouglé, un proche de la synarchie anglaise d’avant-guerre à Paris, représentant aussi de la Fondation Rockefeller. Célestin Bouglé était le fondateur du Centre de Documentation Social où avant guerre l’on retrouvait des individus associés aux synarques anglo-américains tels Raymond Aron, Robert Marjolin et même Marcel Déat, d’abord Socialiste puis Pétainiste et collaborateur des Nazis. Charles Rist, économiste de renom international, sous-gouverneur de la Banque de France avant la guerre et fondateur de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES), faisait aussi parti des ces groupes. Expulsé de l’enseignement universitaire à cause des lois juives de Pétain, Claude Lévi-Strauss s’exila aux Etats-Unis où il travailla à la New School for Social Research de New York, autour de laquelle d’autres exilés se sont rassemblés tels Leo Strauss, qui allait ensuite fonder le courant des néoconservateurs américains que l’on vit sévir autour de George Bush Jr, ainsi que la philosophe Hannah Arendt, ancienne maitresse du philosophe Heidegger, y compris après qu’il eut pris sa carte au Parti Nazi.

 

 

   Comme pour appuyer le propos de l'article de Madame Bierre, l'auteur inconnu du blog putréfié Biosphère-lemonde, écologiste malthusien radical, offre cet In Memoriam extraordinaire à Claude Levi-Strauss, en citant un de ses persiflages, que l'on peut lire en entier ici :


Lévi-Strauss, in memoriam

Une source d’inspiration de ce blog, Arne Naess, est mort au début de cette année 2009.  Un autre de mes maîtres à penser, Claude Lévi-Strauss, vient de mourir. Plutôt que de vaines éloges, je lui laisse la parole, une parole qui à mon avis donnera une colonne vertébrale à notre XXIe siècle :

« J’ai connu une époque où l’identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les Etats. On sait quels désastres en résultèrent. (…) Puisque au cours du dernier siècle j’ai assisté à une catastrophe sans pareille dans l’histoire de l’humanité, on me permettra de l’évoquer sur un ton personnel. La population mondiale comptait à ma naissance un milliard et demi d’habitants. Quand j’entrai dans la vie active vers 1930, ce nombre s’élevait à deux milliards. Il est de six milliards aujourd’hui, et il atteindra neuf milliards dans quelques décennies à croire les prévisions des démographes. Ils nous disent certes que ce dernier chiffre représentera un pic et que la population déclinera ensuite, si rapidement, ajoutent certains, qu’à l’échelle de quelques siècles une menace pèsera sur la survie de notre espèce. De toute façon, elle aura exercé ses ravages sur la diversité, non pas seulement culturelle, mais aussi biologique en faisant disparaître quantité d’espèces animales et végétales.

De ces disparitions, l’homme est sans doute l’auteur, mais leurs effets se retournent contre lui. Il n’est aucun, peut-être, des grands drames contemporains qui ne trouve son origine directe ou indirecte dans la difficulté croissante de vivre ensemble, inconsciemment ressentie par une humanité en proie à l’explosion démographique et qui - tels ces vers de farine qui s’empoisonnent à distance dans le sac qui les enferme, bien avant que la nourriture commence à leur manquer - se mettrait à se haïr elle-même, parce qu’une prescience secrète l’avertit qu’elle devient trop nombreuse pour que chacun de ses membres puisse librement jouir de ces bien essentiels que sont l’espace libre, l’eau pure, l’air non pollué.

Aussi la seule chance offerte à l’humanité serait de reconnaître que devenue sa propre victime, cette condition la met sur un pied d’égalité avec toutes les autres formes de vie qu’elle s’est employée et continue de s’employer à détruire.

Mais si l’homme possède d’abord des droits au titre d’être vivant, il en résulte que ces droits, reconnus à l’humanité en tant qu’espèce, rencontrent leurs limites naturelles dans les droits des autres espèces. Les droits de l’humanité cessent au moment où leur exercice met en péril l’existence d’autres espèces.

Le droit à la vie et au libre développement des espèces vivantes encore représentées sur la terre peut seul être dit imprescriptible, pour la raison très simple que la disparition d’une espèce quelconque creuse un vide, irréparable, à notre échelle, dans le système de la création.

Seule cette façon de considérer l’homme pourrait recueillir l’assentiment de toutes les civilisations. La nôtre d’abord, car la conception que je viens d’esquisser fut celle des jurisconsultes romains, pénétrés d’influences stoïciennes, qui définissaient la loi naturelle comme l’ensemble des rapports généraux établis par la nature entre tous les êtres animés pour leur commune conservation ; celle aussi des grandes civilisations de l’Orient et de l’Extrême-Orient, inspirées par l’hindouisme et le bouddhisme; celle, enfin, des peuples dits sous-développés, et même des plus humbles d’entre eux, les sociétés sans écriture qu’étudient les ethnologues.

Par de sages coutumes que nous aurions tort de reléguer au rang de superstitions, elles limitent la consommation par l’homme des autres espèces vivantes et lui en imposent le respect moral, associé à des règles très strictes pour assurer leur conservation. Si différentes que ces dernières sociétés soient les unes des autres, elles concordent pour faire de l’homme une partie prenante, et non un maître de la création.

Telle est la leçon que l’ethnologie a apprise auprès d’elles, en souhaitant qu’au moment de rejoindre le concert des nations ces sociétés la conservent intacte et que, par leur exemple, nous sachions nous en inspirer.
»

Source : L’ETHNOLOGUE DEVANT LES IDENTITES NATIONALES

Discours de Claude Lévi-Strauss à l’occasion de la remise du XVIIe Premi Internacional Catalunya, 2005.


 

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Par Jean-Gabriel - Voir les 2 commentaires
Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 23:45

   Chose promise, chose due : j'ai le plaisir de porter à votre connaissance l'étude réalisée en 1999 par monsieur Emmanuel Grenier, journaliste spécialisé dans les questions environnementales, et dont le nom est :

"Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables objectifs"

   Si vous êtes écologiste, la découverte des racines de vos convictions risque de vous faire trembler, car vous allez lire comment et pourquoi les "terreurs écologiques" ont été créées, de toutes pièces.
   Si vous n'êtes pas écologiste, vous trouverez ici une méthodologie et des outils très efficaces pour faire reculer la "peste verte".

   Cette étude parlant d'elle-même, je n'ajouterai rien, sauf ceci : vous pouvez laisser un message à l'auteur à cette adresse :
emmanuel.grenier@larecherchedubonheur.com

Bonne lecture.

 

PS : L'ami Berthod a reconstruit en seul dossier PDF exploitable la série d'articles de cette étude. Vous pouvez la télécharger en cliquant sur ce lien.

 

 


ETUDE sur la NATURE DES MOUVEMENTS ECOLOGISTES et LEURS VERITABLES OBJECTIFS




Table des matières - PDF


Introduction


I. Origines et fondements idéologiques des mouvements écologistes


1. Les racines malthusiennes des mouvements écologistes
États souverains ou empires
Les précurseurs de L'écologisme : Russell et de Rougemont
Campagnolo et la SEC
Sir Julian Huxley et le lancement du WWF
L'Institut Aspen et la société postindustrielle
Naissance du Club de Rome
Le choc culturel et la crise pétrolière
L'influence des naturalistes
Vers le mouvement antinucléaire


2. Propagation du mouvement
Les Amis de la Terre entrent en scène
États-Unis : la marche vers le pouvoir
Jimmy Carter : de l'Unfinished Agenda à Global 2000
L’internationale verte
De la bombe au projet de loi, un partage du travail
Vers une religion écologiste
James Lovelock et le culte de Gaïa
Les églises, courroies de transmission
Une réponse oecuménique à la CNUED


3. L'environnement global, un substitut a la Guerre froide pour parvenir à un gouvernement mondial
Des "modifications institutionnelles " pour sauver l'atmosphère
Vers une dictature écologiste mondiale
Le protocole de Montréal : un précédent


4. L'écologisme en France

Le naturalisme conservateur : Bertrand de Jouvenel et Robert Hainard,
Les précurseurs cachés
Le naturalisme subversif de Serge Moscovici et Brice Lalonde
Naissance et développement des Verts



II. Profil et mode d'opérer des principaux acteurs écologistes

1. Le WWF
2. Greenpeace
3. L'écoterrorisme
4. Maurice Strong
5. Teddy Goldsmith
6. Albert Gore
7. La CRII-RAD
8. WISE
9. France-Nature-Environnement
10. Réseau «Sortir du nucléaire »


III. L'attitude des industriels face aux écologistes :

Quelle attitude adopter ?



IV. Annexes

1. La galaxie du prince Philip
2. EarthFirst! vue de l'intérieur
3. L'interdiction du DDT a tué des millions d'hommes
4. Il n'y a pas d'influence discernable de l'homme sur le climat


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Par Jean-Gabriel - Voir les 36 commentaires
Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 15:23

Un très bon article, trop rare, contre le grand gavage écolo du jour.

«Home» ou l’opportunisme vu du ciel

Par IEGOR GRAN écrivain


Demain va déferler sur les écrans un film de propagande aux dimensions inouïes. Véritable char d’assaut écolo, Home sera projeté simultanément dans 130 pays, sur les écrans géants du Champ-de-Mars et de Central Park, sur YouTube, France 2, Al-Jezira, etc. Gratuitement bien sûr, comme tout bon lavage de cerveau. Avant même sa sortie, le film se paie le luxe d’être adoubé par les puissants, à commencer par ces nouveaux phares intellectuels que sont devenus Al Gore et le prince Charles. Notre bon Président s’y collera aussi, à pousser le dithyrambe obligatoire, sans trop se forcer d’ailleurs, puisqu’on apprend déjà, officieusement, que ce serait son «film préféré».

Demain, il sera impossible d’échapper aux images forcément «sublimes», pas plus que l’on ne pourra ignorer le message du film, aussi lourdingue que les poches de Pinault, sponsor du projet : l’homme serait une blatte nocive pour la planète. Perché sur l’hélico, observant son monde avec bonté et paternalisme, Yann-Dieu assène prophéties glaçantes et déclarations dégoulinantes de sensiblerie. «Tout ce que tu vois n’est pas seulement un paysage, c’est le visage aimé de notre Terre.» Le tutoiement de la voix off cloue le bec et impose sa liturgie. On communie ad nauseam devant la beauté bio, écolo-guimauve d’un atoll en forme de cœur. La transe est accentuée par la musique, onirique à souhait, toute en trémolos vocaux et arrangements planants.

Yann-Dieu égrène sa vision binaire : homme - mauvais, Terre - jolie. Homme - parasite, Terre - richesse. Terre - notre maman adorée, homme - blatte. Pire que blatte - une blatte Sapiens sapiens. Vu d’en haut, c’est imparable : la blatte se démène dans les villes surchargées, aux fumées nauséabondes, accumulant les déchets, suçant l’eau, cultivant intensivement le sol. 200 000 ans que la blatte détruit ce que dame Nature a patiemment tissé en 4 milliards d’années. Cela ne peut plus continuer. Encore veut-on bien tolérer la blatte africaine ou inuite quand on la voit ramper dans le désert mauritanien ou polaire, traînant péniblement son barda. Brave petite blatte, économe de ses besoins, si belle dans son dénuement ! Touchantes images du making of où l’on voit Yann-Dieu, littéralement descendu du ciel, telle la bouteille de Coca-Cola dans Les Dieux sont tombés sur la tête, prendre un bain de foule parmi les indigènes. Blattes des pays pauvres, votre mode de vie est tellement tendance ! Il en va autrement de la blatte occidentale. Franchement, on a envie de l’écraser, cette blatte-là ! Lui faire bouffer les stations de pompage, les plates-formes off-shore, les usines qui puent, les aérodromes !

Quand il entend le mot culture, Yann sort son hélicoptère. Produit par Luc Besson, grand pourvoyeur de finesse devant l’Eternel, il nous assène quelques vérités grosses comme Las Vegas. Imagine-t-on combien il a fallu gaspiller de ressources fossiles pour construire cette ville inutile ? Terrifiantes images de mégalopoles : la bande-son devient angoissante, tendue. Los Angeles - quelle horreur ! New York, Dubaï - monstrueux ! Ne dirait-on pas des monolithes extraterrestres, de vilaines colonies venues de l’espace ? Et l’île de Pâques ? Ses habitants auraient mieux fait de s’occuper de leur forêt en péril plutôt que de perdre du temps avec de stupides statues. Regardez comme leur caillou est invivable maintenant !

Tous les Homère, Newton, Brunelleschi du monde ne sont rien à côté de la beauté sauvage d’une chute d’eau. La civilisation peut aller se rhabiller devant un éléphant gabonais galopant dans la brousse. «Les jeunes sont en quête de sens», dit le réalisateur, émerveillé par tant de cerveaux vierges à conquérir. «Il faut donner du sens à nos affaires», précise sans ciller François-Henri Pinault. Quel meilleur choix que de surfer sur l’hystérie collective du réchauffement climatique ? Judicieux marketing ! L’investissement dans la bonne conscience est rentable. Regardez les retombées presse ! La motivation des 88 000 salariés de Pinault grimpe en flèche. Les marques du groupe (Gucci, Sergio Rossi, Conforama, etc. - longuement énumérées au générique) récoltent leur onction écolo. La gabegie consumériste des hommes, ô combien vomie dans le film, se refait une santé dans un sympathique tour de passe-passe. Chez Sergio Rossi, on trouvera un «escarpin écologique» à 370 euros. Chez Gucci, un tee-shirt en coton bio, estampillé Home, 140 euros. Comme tout est simple, finalement. Après-demain, le char d’assaut sera dans les écoles. On va l’y envoyer «accompagné d’une fiche pédagogique». La rééducation forcée a commencé. Nature contre culture… L’opportunisme contre le génie humain. Je frémis et je me sens un peu seul.

 

Source: Libération

P.S. : Lisez cette "Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables objectifs", c'est édifiant.

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Par Kévin - Voir les 32 commentaires
Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 22:24
   Vous le savez peut-être, Vaclav Klaus est le président en exercice de la République Tchèque.

   Vous le savez peut-être moins, Vaclav Klaus tient, pour la République Tchèque, la présidence du conseil des ministres de l'Union Européenne jusqu'en Juin 2009. Il a succédé à ce poste à Nicolas Sarkozy.

   Vous l'aurez peut-être remarqué, on n'entend pas parler de lui. Nulle part. Sous Sarkoléon, c'était matin, midi et soir des nouvelles des merveilleuses initiatives de la présidence du conseil (ça fait très IVème république), mais sous Vaclav Klaus, rien ! Pas un bruit.

   C'est que Vaclav Klaus déplaît très fortement aux experts et autres élites malthusiennes, financiaristes et mondialisantes. Son crime principal est de dénoncer depuis plusieurs années déjà la fraude du réchauffement global. Nous avons déjà parlé de lui sur ce blog.

   Apparemment victime d'un black-out médiatique de la part de la presse européenne, c'est dans la presse asiatique qu'il exprime son opinion sur la mise en place des politiques de "relance verte" promues par Gordon Brown, Barack Obama et notre président de la République, dont les commissaires et députés européens veulent faire l'armature de la renaissance économique nécessaire.

   Quoiqu'on pense de l'Europe actuelle, que la voix de son président ne puisse s'y exprimer si elle s'oppose aux dogmes malthusiens de Londres est en soit choquant. De plus, qui veut vivre dans l'économie de rationnement, qu'il dénonce, qu'implique cette "relance verte" ?

   C'est pourquoi je suis allé chercher dans le Japan Times la tribune de Vaclav Klaus et que je vous l'ai traduite.

   Bonne lecture.


Seule la pauvreté sortira victorieuse de la guerre contre le réchauffement global

Par Vaclav Klaus -
Mercredi 20 mai 2009

PRAGUE
– Je suis surpris par la manière dont, de nos jours, tant de gens en Europe, aux Etats-Unis et ailleurs, en sont venus à soutenir des politiques s'appuyant sur l’hystérie généré par le réchauffement global, en particulier la législation « cap-and-trade » (limiter-et-échanger, NdT) de limitation des émissions de gaz à effet de serre et les subventions offertes aux sources d’énergie « vertes ». Je suis convaincu qu’il s’agit d’une stratégie erronée – non seulement à cause de l’incertitude autour des dangers que pourrait poser le réchauffement global, mais aussi à cause de la certitude des dommages que ces politiques visant à la réduction imposeront.

   J’étais invité récemment à m’exprimer sur cette question lors d’une conférence à Santa-Barbara, Californie. Mon audience était composée de dirigeant du monde des affaires qui espéraient tirer profit des politiques cap-and-trade et des subventions aux énergies renouvelables et aux emplois « verts ». Mon conseil à leur attention fut de ne pas se laisser emporter par l’hystérie.

   L’Europe a plusieurs années d’avance sur les Etats-Unis en ce qui concerne la mise en œuvre de politiques visant à atténuer le réchauffement global. Tout les pays membres de l’Union Européenne ont ratifié le protocole de Kyoto et adopté une grande variété de politiques visant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à atteindre leurs objectifs prévus dans le protocole.

   Ces politiques comprennent une initiative cap-and-trade connue sous le nom d’Emissions Trading Scheme (système d’échange des droits à émettre, NdT), l’augmentation des taxes sur les carburants, et d’ambitieux programmes de construction d’éoliennes et autres projets d’énergies renouvelables. Ces politiques furent lancées à une époque où l’économie de l’UE fonctionnait bien et – espérons-le – en parfaite connaissance du fait qu’elles auraient des coûts significatifs.

   La crise financière mondiale et la récession économique soudaine qui nous frappent rendent clair deux choses. Premièrement, il sera difficile de s’offrir ces coûteuses nouvelles sources d’énergie. Deuxièmement, les politiques de rationnement énergétique tels les systèmes cap-and-trade seront un frein permanent à l’activité économique. Il y a une ironie dans le fait que ces politiques n’ont pas produit de réduction d’émissions, mais que celles-ci sont en chute depuis que l’économie mondiale est entrée en récession.

   Pour moi, ayant été activement impliqué dans la transition de mon pays du communisme à la société libre et à l’économie de marché, ceci n’est pas une surprise. Les vieilles industries lourdes et obsolètes qui faisaient la fierté de nos régimes communistes furent fermées – pratiquement du jour au lendemain -, ne pouvant survivre à l’ouverture de l’économie. Le résultat en fut un déclin drastique des émissions de CO2.

   Le secret de ces réductions d’émissions est le déclin économique. Dès que les économies de la République Tchèque et des autres pays d’Europe centrale et de l’Est furent reconstruites et recommencèrent à croître, les émissions recommencèrent naturellement à augmenter. Il devrait être clair pour tout le monde qu’il y a une très solide relation entre la croissance économique et l’utilisation d’énergie.

   C’est pourquoi je suis stupéfait de voir des personnes avaler les arguments politiques très à la mode selon lesquels les politiques tels les cap-and-trade, les obligations gouvernementales et les subventions aux énergies renouvelables peuvent réellement être profitable à l’économie. Il est proclamé que les gouvernements, travaillant ensemble avec le monde des affaires, créeront une « économie des nouvelles énergies », que les milieux d’affaires qui s’y intéresseront en profiteront, et que tout le monde ne s’en portera que mieux.

   Tout ceci n’est que fantaisie. Les cap-and-trades ne fonctionnent qu’en augmentant les prix énergétiques. Les consommateurs qui seront forcés de payer des prix élevés pour leur énergie, auront moins d’argent à dépenser pour d’autres choses. Si les compagnies particulières qui fourniront la très chère énergie « verte » pourront tirer leur épingle du jeu, l’effet économique net sera lui négatif.

   Il est nécessaire de prendre du recul et de regarder l’ensemble. L’on peut faire des profits lorsque l’énergie est rationnée ou subventionnée, mais seulement au sein d’une économie à un niveau de croissance bas, voire négatif. Ce qui signifie que sur le long terme, tout le monde se battra pour une part de gâteau de plus en plus petite, bien plus petite en tous cas qu’elle n’aurait été sans le rationnement énergétique.

   Tout cela n’augure rien de bon pour la croissance, ou pour nous sortir de la crise actuelle.


Vaclav Klaus est le président de la République Tchèque, qui tient la présidence du conseil des ministres de l’Union Européenne jusqu’en Juin 2009. Il est l’auteur de « La planète bleue dans des chaînes vertes – Est-ce le climat ou la liberté qui est en danger ? » © 2009 Project Syndicate


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Par Jean-Gabriel - Voir les 7 commentaires
Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 15:53
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Par Jean-Gabriel - Voir les 5 commentaires

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